La pension de veuf ou veuve invalide existe toujours sous ce nom en juillet 2026 : elle est versée par l'Assurance maladie au conjoint survivant de moins de 55 ans dont la capacité de travail est réduite d'au moins deux tiers, et son ouverture n'est soumise à aucune condition de ressources.
Deux règles pèsent lourd sur la suite : la pension est supprimée en cas de remariage, et à 55 ans elle est transformée en pension de vieillesse de veuve ou de veuf d'un montant égal, versée par l'Assurance retraite. Elle n'est pas cumulable avec la pension de réversion : seule la plus élevée des deux est payée.
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Cette pension s'adresse au conjoint survivant, c'est-à-dire à une personne qui était mariée avec l'assuré décédé. Le Pacs et le concubinage n'ouvrent pas ce droit.
Trois conditions sont examinées :
Aucune condition de ressources n'est posée pour ouvrir ce droit : la fiche officielle ne fixe aucun plafond de revenus, et vos revenus n'ont pas à être comparés à un barème pour savoir si vous êtes éligible. Les plafonds dont on entend souvent parler concernent la pension de réversion et l'allocation supplémentaire d'invalidité, qui sont des dispositifs distincts.
Une fois la pension attribuée, la question du travail se pose différemment : l'Assurance maladie indique que cette pension peut se cumuler avec des avantages personnels et avec la reprise d'une activité professionnelle « sous certaines limites », sans publier ces limites. Si vous travaillez ou reprenez un emploi, signalez-le à votre caisse et demandez-lui par écrit quelles limites de cumul s'appliquent à votre dossier : elle seule peut vous répondre.
La demande se fait avec le formulaire cerfa n°11791*03 (« Demande de pension d'invalidité de veuf(ve) », référence R1436), à adresser à la CPAM du dernier lieu de travail du conjoint décédé. Si le défunt relevait du régime agricole, adressez-vous à votre caisse de MSA.
La date de dépôt détermine le point de départ du versement :
L'Assurance maladie indique de joindre un certificat médical attestant votre incapacité, un justificatif d'identité, un avis de non-imposition, la notification de votre propre pension d'invalidité ou de retraite si vous en avez une, et la carte Vitale ou l'attestation de droits du conjoint décédé. La notice jointe au formulaire reste la référence pour votre dossier : relisez-la avant l'envoi.
La démarche est gratuite et vous n'avez rien à avancer. Personne ne vous demandera vos coordonnées bancaires ou une pièce d'identité par téléphone pour déposer ce dossier : les justificatifs se transmettent avec le formulaire, à votre caisse. Si vous voulez de l'aide pour le remplir, le service social de votre CPAM, un accueil France Services ou le CCAS de votre commune le font gratuitement avec vous.
La pension est versée par votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), ou par la MSA si le conjoint décédé relevait du régime agricole. C'est elle qui instruit le dossier et qui décide, après avis de son médecin-conseil. À vos 55 ans, le relais est pris par l'Assurance retraite (Carsat) sous forme de pension de réversion.
Pour poser vos questions sans payer autre chose que votre communication :
Un accueil France Services, le CCAS de votre mairie ou le service social de votre département vous reçoivent gratuitement, y compris pour rédiger un courrier ou suivre un dossier déjà déposé.
Le montant n'est pas forfaitaire : il se calcule à partir de la pension du conjoint décédé.
Pour situer l'assiette du calcul : une pension d'invalidité de 2e catégorie est comprise entre 338,31 € et 2 002,50 € par mois. Nous ne convertissons pas ces bornes en montant de pension de veuf ou veuve invalide : aucune fourchette de ce genre n'est publiée, le plancher légal ci-dessus s'applique, et l'assiette peut aussi être une pension de retraite d'un montant supérieur. Seule la notification de votre caisse indique le montant qui vous est dû.
Sur la durée, trois règles décident de la suite :
3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel
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