Congé de paternité et d'accueil de l'enfant : 25 jours, le montant, le délai

Depuis le 1er juillet 2026, un second congé indemnisé existe après la naissance, et il brouille tout : beaucoup de parents croient que le congé de paternité a changé. Il n'a pas changé. Cette page traite le congé de paternité seul : ses 25 jours, ce qu'ils rapportent selon votre salaire, le délai de six mois qui les enferme, et le fractionnement — plus étroit qu'on ne le croit. Le nouveau congé, lui, a sa propre page.

Mis à jour le

Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant dure 25 jours calendaires (32 pour des naissances multiples), auxquels s'ajoutent 3 jours ouvrables de congé de naissance payés par l'employeur : 28 jours de congé au total. Il se compose de 4 jours calendaires obligatoires collés au congé de naissance, puis de 21 jours à prendre dans les 6 mois suivant la naissance, en une fois ou en deux périodes de 5 jours minimum. L'Assurance Maladie indemnise les 25 jours : au maximum 104,02 € par jour au 1er janvier 2026. Prévenez votre employeur un mois avant chaque période.

Il n'y a pas d'urgence à appeler, mais deux dates ne se laissent pas passer. La première : un mois avant la date prévue de l'accouchement, c'est le délai de prévenance, et c'est lui qui rend le congé opposable à l'employeur. La seconde : six mois après la naissance, au-delà desquels les jours non pris sont perdus, sans décision et sans lettre. Si les premières semaines sont difficiles financièrement, d'autres appuis ne dépendent pas du congé : le CCAS de votre commune peut instruire une aide d'urgence, l'assistante sociale de votre secteur peut débloquer un secours, et les points France Services aident gratuitement à monter les dossiers, sans intermédiaire.

Que faire, dans l'ordre

  1. Vérifiez que le congé vous est ouvert — et distinguez le droit au congé du droit à l'indemnité. Le bénéficiaire est le père de l'enfant, quel que soit son lien avec la mère, ou, s'il ne le prend pas, le conjoint, le partenaire de Pacs ou le concubin qui vit en couple avec elle — et, dans un couple de femmes ayant procédé à une reconnaissance conjointe anticipée, la mère qui n'a pas accouché. Aucune ancienneté n'est exigée et tous les contrats ouvrent le droit. Ce qui conditionne l'indemnisation, en revanche, ce sont vos droits aux indemnités journalières : six mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé et, au choix, 150 heures de travail salarié au cours des trois mois précédents, ou des cotisations assises sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur les six mois précédents (600 heures ou 2 030 fois le SMIC horaire sur douze mois en cas d'activité saisonnière ou discontinue). Les deux droits sont distincts : on peut avoir le congé sans avoir l'indemnité.
  2. Posez le calendrier dans le bon ordre : il n'est pas libre. Trois blocs se suivent. D'abord le congé de naissance : 3 jours ouvrables, qui démarrent, au choix du salarié, le jour de la naissance ou le premier jour ouvrable suivant, payés par l'employeur comme s'ils avaient été travaillés — une convention ou un accord collectif peut en prévoir davantage. Ensuite, immédiatement collés, les 4 jours calendaires obligatoires. Enfin les 21 jours calendaires restants (28 pour des naissances multiples), qui peuvent être posés plus tard. Total : 25 jours indemnisés, 28 jours de congé.
  3. Écrivez la date limite avant de choisir vos dates. Le congé doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. Ce délai ne se reporte que dans deux cas, fixés par l'article D1225-8 du code du travail : l'hospitalisation de l'enfant — le congé est alors pris dans les six mois qui suivent la fin de l'hospitalisation — et le décès de la mère, où les six mois courent à compter de la fin du congé postnatal dont le père ou le conjoint bénéficie. Ailleurs, les jours non pris à l'échéance sont perdus, et aucune notification ne vous le dira. Ne confondez pas cette échéance avec les neuf mois du congé supplémentaire de naissance, qui est un congé différent et qui, lui, doit seulement débuter dans son délai.
  4. Prévenez votre employeur un mois avant, et deux fois. La première information porte sur la date prévisionnelle de l'accouchement, au moins un mois avant ; la seconde sur les dates et la durée du congé, au moins un mois avant le début de chaque période. Si l'enfant naît prématurément et que vous souhaitez débuter le congé dans le mois qui suit la naissance, informez sans délai. Votre employeur ne peut ni refuser ni reporter le congé, qui est de droit. Écrivez : lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, et conservez la preuve de la date.
  5. Décidez du fractionnement avant d'écrire, pas en cours de route. Les 21 jours (ou 28) se prennent en une fois, ou en deux périodes au plus, chacune de 5 jours calendaires minimum : enchaîner trois week-ends prolongés est impossible. Annoncez le fractionnement dès votre première lettre, avec les deux séquences de dates : le code du travail exige un préavis d'un mois avant le début de chaque période, et chaque période doit rester dans les six mois.
  6. Calculez votre indemnité avant de partir : elle ne se lit pas sur votre bulletin de paie. L'Assurance Maladie reconstitue un salaire journalier de base à partir de vos trois derniers mois de salaire brut, chacun retenu dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026), divise le total par 91,25, puis retranche un forfait de 21 % de cotisations. Le résultat est versé pour chacun des 25 jours, week-ends et jours fériés compris : au maximum 104,02 €, au minimum 11,12 € par jour au 1er janvier 2026. Le tableau plus bas le fait pour plusieurs niveaux de salaire.
  7. Posez deux questions écrites à votre service du personnel. Ma convention collective prévoit-elle un maintien de salaire pendant ce congé ? Rien n'y oblige un employeur : seul un accord peut prévoir mieux que l'indemnité de la caisse. Et : pratiquez-vous la subrogation ? Si oui, l'entreprise continue de vous payer et se fait rembourser ; si non, vous attendez le virement de la caisse. Par courriel, pour disposer de la réponse écrite.
  8. Envoyez vos pièces, et sachez qui déclare quoi. C'est l'employeur qui signale le congé, par le signalement d'arrêt de travail en DSN — à émettre dans les cinq jours suivant le début du congé — ou, à défaut, par une attestation de salaire sur net-entreprises.fr. Côté assuré, adressez à votre caisse la copie intégrale de l'acte de naissance de l'enfant, du livret de famille mis à jour ou de l'acte de reconnaissance. Si vous n'êtes pas le père mais le conjoint, le partenaire de Pacs ou le concubin de la mère, ajoutez un extrait d'acte de mariage, une copie du Pacs ou un certificat de vie commune ou de concubinage datant de moins d'un an — à défaut, une déclaration sur l'honneur de vie commune cosignée par vous deux. Les indemnités sont versées tous les 14 jours, sans délai de carence.
  9. Si l'enfant est hospitalisé, un droit supplémentaire s'ouvre — et il ne se rattrape pas. Lorsque l'hospitalisation suit immédiatement la naissance et se fait dans une ou plusieurs unités de soins spécialisés, un congé de 30 jours calendaires consécutifs au maximum s'ajoute, pendant la durée de l'hospitalisation. Il débute le lendemain des 4 jours obligatoires : passé ce moment, il n'est plus mobilisable. Prévenez l'employeur sans délai, justificatif d'hospitalisation à l'appui, et transmettez le même document à votre caisse.

Toutes ces démarches sont gratuites : l'information auprès de l'Assurance Maladie, de la Caf et de votre employeur ne se paie pas, et les formulaires n'ont aucun coût. Si vous voulez seulement qu'on vous aide à situer votre cas — ce que votre salaire donnera, la date limite qui vous concerne, l'ordre dans lequel poser vos congés —, notre service d'assistance répond au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). C'est une aide facultative : nous ne sommes ni l'Assurance Maladie ni la Caf, nous n'instruisons aucun dossier et nous ne versons aucune indemnité.

Pourquoi c'est bloqué

Salaire brut mensuel des 3 derniers moisIndemnité journalièrePour les 25 jours indemnisés
1 500 €38,96 € par jourenviron 974 €
1 800 €46,75 € par jourenviron 1 169 €
2 000 €51,95 € par jourenviron 1 299 €
2 500 €64,93 € par jourenviron 1 623 €
3 000 €77,92 € par jourenviron 1 948 €
4 005 € et au-delà (plafond de la Sécurité sociale)104,02 € par jour — c'est le maximumenviron 2 601 €

Seuls les montants extrêmes sont des chiffres publiés : 104,02 € de maximum et 11,12 € de minimum par jour au 1er janvier 2026, sur ameli.fr. Les autres lignes sont des exemples, calculés avec la formule officielle : salaire brut mensuel plafonné à 4 005 €, multiplié par 3, divisé par 91,25, diminué du forfait de 21 % — forfait qui représente, selon l'Assurance Maladie, la part salariale des cotisations sociales et la CSG-CRDS. Ils supposent trois mois de salaire complets, sans interruption ni absence non payée. Le décompte de votre caisse est le seul qui fasse foi. Vérifié le 9 septembre 2026 sur ameli.fr et service-public.gouv.fr.

Congé de paternité ou congé supplémentaire de naissance ? Ce ne sont pas les mêmes règles

Le pointCongé de paternité et d'accueil de l'enfantCongé supplémentaire de naissance
Durée25 jours calendaires (32 pour des naissances multiples)1 ou 2 mois, au choix
Taux d'indemnisationLe salaire journalier de base, forfait de 21 % déduit — pas de dégressivité70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e
Maximum par jour en 2026104,02 €72,81 € puis 62,41 €
DélaiLe congé doit être pris dans les 6 moisLe congé doit débuter dans les 9 mois
Fractionnement2 périodes au plus, 5 jours calendaires minimum chacune, sur les 21 jours2 périodes d'un mois
Jours obligatoiresOui : 4 jours, collés au congé de naissanceNon : entièrement facultatif
Délai de prévenance1 mois avant le début de chaque période (et 1 mois avant la date prévue de l'accouchement)1 mois, ou 15 jours s'il suit immédiatement le congé de paternité et débute dans le mois suivant la naissance
OrdreVient en premier, et doit être pris intégralementNe peut démarrer qu'après
Cumul avec le complément de mode de gardeSans objet à ce stadeExclu pour le même enfant, sauf enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026

Votre situation, et ce qui s'y applique

Votre situationCe qui s'appliqueLe point à ne pas manquer
Vous êtes en CDD, en intérim ou en apprentissageMême droit au congé, même durée ; même indemnisation dès lors que les conditions de l'étape 1 sont rempliesC'est là que le droit se perd le plus : parmi les pères éligibles, 51 % de recours en contrat court ou discontinu contre 82 % en CDI privé (DREES, 2021). Le congé ne se refuse pas, il se laisse passer : posez vos dates par écrit
Vous êtes travailleur indépendantIndemnité journalière forfaitaire de 65,84 € par jour en 2026Six mois d'affiliation exigés, cotisations à jour, et interruption effective de l'activité déclarée sur l'honneur. Si votre revenu annuel moyen est inférieur à 4 582 €, l'indemnité est réduite à 10 % de ce montant, soit 6,58 € par jour. C'est à vous de faire la demande
Vous êtes fonctionnaire ou agent contractuelMême durée de 25 jours, avec maintien de la totalité du traitement indiciaireLa demande écrite se fait auprès de votre administration au moins un mois avant la date prévue de l'accouchement, et le congé ne peut pas être refusé. Le supplément familial de traitement et l'indemnité de résidence sont maintenus ; les pièces justifiant la naissance sont à fournir dans les 8 jours
Vous êtes demandeur d'emploi indemniséLe droit reste ouvert : ce sont vos périodes d'activité antérieures qui déterminent l'indemnisationLe versement des indemnités journalières suspend votre allocation chômage et reporte d'autant la durée de vos droits (Assurance Maladie). Prévoyez certificat de travail, bulletins des 3 mois antérieurs au chômage, avis d'admission et dernière attestation de versement. Seuls 13 % des pères au chômage indemnisé y avaient recours en 2021 (DREES)
Votre enfant est hospitalisé après la naissanceJusqu'à 30 jours calendaires consécutifs en plus des 25 joursIl débute le lendemain des 4 jours obligatoires. Passé ce moment, il n'est plus mobilisable : c'est le cas où l'urgence médicale et le formalisme se télescopent. L'hospitalisation reporte aussi le délai de six mois, qui repart de la fin de l'hospitalisation
La mère est décédéeLe délai de six mois est reportéLes six mois repartent de la fin du congé postnatal dont le père ou le conjoint peut bénéficier à sa place. Faites acter ce report par écrit auprès de l'employeur et de la caisse
Vous enchaînez avec le nouveau congéLe congé de paternité doit avoir été pris en entier avant le congé supplémentaire de naissanceLe délai de prévenance tombe à 15 jours si le second suit immédiatement le premier et débute dans le mois suivant la naissance. Poser vos 21 jours tard, c'est retarder l'autre congé

Délais à ne pas laisser passer

Ce que les pages officielles n'affichent pas côte à côte : 25 jours de congé de paternité, ce n'est pas 25 jours d'absence. Le congé de naissance de 3 jours ouvrables est un dispositif distinct, payé par l'employeur, et il précède obligatoirement le congé de paternité. Le total est donc de 28 jours de congé pour une naissance simple. L'erreur inverse coûte cher : croire les 3 jours compris dans les 25 et n'en poser que 25, c'est renoncer à trois jours payés plein salaire. Deux payeurs, deux régimes, deux lignes.

Le « net » du calcul n'est pas le net de votre bulletin de paie. C'est l'écart qui provoque le plus de déceptions. La caisse part de vos trois derniers salaires bruts, plafonne chacun à 4 005 €, divise par 91,25, puis retranche un forfait de 21 % — un forfait, pas vos cotisations réelles. Deux conséquences rarement expliquées : une prime versée dans les trois mois précédents peut faire monter la base, dans la limite du plafond mensuel, et un mois d'absence non payé la fait chuter. Sur une naissance, ce décalage est prévisible des mois à l'avance : regardez vos trois derniers bulletins avant de choisir vos dates.

Rien n'oblige votre employeur à maintenir votre salaire, et c'est là que se joue la trésorerie. Les indemnités sont versées tous les 14 jours et sans délai de carence ; mais seule une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un complément. Avec la subrogation, l'entreprise vous paie et se fait rembourser : vous ne voyez rien passer. Sans elle, vous attendez le premier virement de la caisse. Réclamez aussi la copie du signalement transmis par l'employeur : si le versement tarde, elle seule dira si le retard vient de l'entreprise ou de la caisse.

Les six mois sont un couperet, et il ne notifie rien. Le congé doit être pris dans les six mois suivant la naissance — pas seulement commencé. Différence de rédaction avec le congé supplémentaire de naissance, dont les neuf mois portent sur la seule date de début : confondre les deux fait perdre des jours. Le report n'existe que pour l'hospitalisation de l'enfant et le décès de la mère, et l'article D1225-8 du code du travail dit dans chaque cas à partir de quand les six mois repartent. Et personne ne vous écrira : le droit s'éteint sans décision, donc sans rien à contester.

Le fractionnement est plus étroit que sa réputation. « Fractionnable » se lit souvent comme « à la carte ». En réalité, seuls les 21 derniers jours se divisent, en deux périodes au maximum, chacune d'au moins cinq jours calendaires, et chaque période demande son propre préavis d'un mois. Et calendaires veut dire week-ends compris : une période posée du samedi au mercredi consomme cinq jours de congé pour trois jours de travail évités. Après la réforme de 2021, 80 % des pères concernés déclaraient avoir posé leurs jours en un seul bloc, et 65 % des bénéficiaires avaient déjà pris la totalité des 25 jours à la date de l'enquête, fin 2021 (DREES, Études et Résultats n° 1275, juillet 2023 ; la DREES invite à lire ces premiers résultats avec prudence, le dispositif venant alors d'entrer en vigueur).

Il existe une période pendant laquelle votre employeur n'a pas le droit de vous employer. L'interdiction figure noir sur blanc à l'article L1225-35-1 du code du travail : elle couvre le congé de naissance et les 4 jours obligatoires de congé de paternité. Ce n'est pas une faculté qu'on négocie, ni un droit auquel on renonce pour rendre service pendant une période chargée : si l'entreprise vous demande de venir « juste une journée » sur ces jours-là, elle est en tort, et l'inspection du travail se saisit gratuitement. La date de votre lettre recommandée est ce qui rend la démonstration possible.

Le vrai risque n'est pas le refus, c'est le renoncement. En 2021, 71 % des pères éligibles avaient pris au moins un jour de congé de paternité. Le taux de recours atteignait 91 % chez les fonctionnaires et les salariés en CDI du secteur public et 82 % en CDI privé, mais 51 % en contrat court ou discontinu et 46 % chez les indépendants ; chez les pères au chômage indemnisé, il tombait à 13 % (DREES, Études et Résultats n° 1275, juillet 2023). Plus le lien à l'emploi est fragile, moins le congé est pris — non parce qu'il est refusé, mais parce qu'il n'est pas demandé. Dans ces trois cas, ce qu'il faut sécuriser n'est pas juridique mais calendaire : écrivez tôt.

Si l'indemnisation est refusée ou mal calculée, la décision se conteste. Un refus, ou un décompte qui ne correspond pas à vos salaires, est une décision de votre caisse : le recours se forme d'abord devant sa commission de recours amiable, dans les deux mois suivant la notification de la décision (article R. 142-1 du code de la sécurité sociale). La commission dispose de deux mois pour répondre ; son silence vaut rejet et ouvre le recours devant le pôle social du tribunal judiciaire, dans les deux mois. Conservez la notification avec la preuve de sa date de réception. Si l'obstacle vient de votre employeur, c'est l'inspection du travail puis le conseil de prud'hommes, et non la caisse.

Ces règles sont celles en vigueur au 9 septembre 2026. Le congé de paternité n'a pas été modifié par la création du congé supplémentaire de naissance : sa durée et son indemnisation sont celles fixées depuis le 1er juillet 2021, seuls les montants plafonds étant revalorisés chaque année au 1er janvier. Vérifiez la version en ligne d'ameli.fr avant de vous engager sur une date.

L'organisme est joignable gratuitement

Tout se demande gratuitement, auprès de votre employeur et de l'Assurance Maladie.

  • Assurance Maladie : 3646 (service gratuit + prix d'un appel), du lundi au vendredi, en règle générale au minimum de 8 h 30 à 17 h 30. C'est elle qui verse les indemnités du congé de paternité — pas la Caf, contrairement à ce que beaucoup de parents supposent. Voir notre page joindre la CPAM.
  • Votre compte sur ameli.fr : c'est là que se suivent le dossier, les paiements et le détail du décompte. Si vous n'y accédez plus, notre page compte ameli bloqué reprend les solutions.
  • Les fiches officielles du dispositif : service-public.gouv.fr pour les règles du congé côté salarié, et la page ameli.fr des indemnités journalières pour les montants. L'interdiction d'emploi pendant les jours obligatoires est à l'article L1225-35-1 du code du travail, et le délai de six mois avec ses deux cas de report à l'article D1225-8.
  • Votre employeur et votre convention collective : le seul endroit où se lisent un maintien de salaire éventuel, la subrogation et un congé de naissance plus long que trois jours. Demandez-les par écrit. En cas de refus ou de report imposé, l'inspection du travail est compétente, et sa saisine est gratuite.
  • Caf : 3230 (service gratuit + prix d'un appel) pour ce qui relève des prestations familiales et non du congé : prime de naissance, allocation de base de la Paje, complément de mode de garde. Les téléconseillers répondent généralement du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30 ; certaines caisses annoncent une plage plus courte. Votre espace sur caf.fr reste ouvert en permanence.
  • MSA si vous relevez du régime agricole : msa.fr et notre page joindre la MSA. Elle gère à la fois vos indemnités et vos prestations familiales.
  • Allô Service Public : 3939 (service gratuit + prix d'un appel, selon l'annuaire de l'administration) si vous ne savez pas à quel organisme vous adresser, et les points France Services pour être accompagné gratuitement sur place.

Ce site est un service d'assistance privé et indépendant : il n'est ni l'Assurance Maladie, ni la Caf, ni un service public. Il n'instruit aucun dossier et ne verse aucune prestation. Toutes les démarches décrites ici peuvent être accomplies seul et gratuitement auprès des organismes cités.

Questions fréquentes

Combien de jours dure le congé de paternité, et faut-il y ajouter les 3 jours de naissance ?

Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant dure 25 jours calendaires, ou 32 en cas de naissances multiples. Il se compose de 4 jours calendaires obligatoires, immédiatement collés au congé de naissance, puis de 21 jours (28 pour des naissances multiples). Les 3 jours ouvrables de congé de naissance sont un dispositif distinct, payé par l'employeur : ils s'ajoutent, ils ne sont pas compris dedans. Le total est donc de 28 jours de congé pour une naissance simple, dont 25 indemnisés par l'Assurance Maladie.

Combien touche-t-on pendant le congé de paternité en 2026 ?

L'Assurance Maladie verse une indemnité journalière calculée sur vos trois derniers salaires bruts, chacun plafonné à 4 005 € en 2026, additionnés puis divisés par 91,25 et diminués d'un forfait de 21 % de cotisations. Le maximum est de 104,02 € par jour au 1er janvier 2026, soit environ 2 601 € pour les 25 jours ; le minimum est de 11,12 € par jour. Les indemnités sont versées tous les 14 jours, sans délai de carence, pour chaque jour de la semaine, week-ends et jours fériés compris. Un travailleur indépendant perçoit une indemnité forfaitaire de 65,84 € par jour.

Jusqu'à quand peut-on prendre les 21 jours restants ?

Le congé doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer — pris, et pas seulement commencé. Passé ce délai, les jours non posés sont perdus, sans qu'aucune décision ne vous soit notifiée. Le report n'est prévu que dans deux cas par l'article D1225-8 du code du travail : l'hospitalisation de l'enfant, les six mois repartant alors de la fin de l'hospitalisation, et le décès de la mère, où ils repartent de la fin du congé postnatal. Ne confondez pas avec le congé supplémentaire de naissance, qui doit seulement débuter dans les 9 mois.

Peut-on fractionner le congé de paternité comme on veut ?

Non. Les 4 jours obligatoires ne se déplacent pas : ils suivent immédiatement le congé de naissance. Seuls les 21 jours restants (28 pour des naissances multiples) se fractionnent, en 2 périodes au maximum, chacune d'au moins 5 jours calendaires. Vous devez prévenir votre employeur au moins un mois avant le début de chaque période, et chaque période doit tenir dans le délai de six mois. Comme les jours sont calendaires, une période posée du samedi au mercredi consomme bien cinq jours de congé.

L'employeur peut-il refuser ou reporter le congé de paternité ?

Non : c'est un congé de droit, quelle que soit l'ancienneté et quel que soit le contrat. Vous devez informer votre employeur au moins un mois avant la date prévisionnelle de l'accouchement, puis au moins un mois avant le début de chaque période de congé, de préférence par lettre recommandée avec avis de réception. L'article L1225-35-1 du code du travail interdit même à l'employeur de vous employer pendant le congé de naissance et les 4 jours obligatoires. En cas de refus ou de report imposé, l'inspection du travail est compétente et sa saisine est gratuite.

A-t-on droit au congé de paternité en CDD, en tant qu'indépendant ou au chômage ?

Oui, le droit au congé existe dans tous ces cas, mais l'indemnisation obéit à ses propres conditions : six mois d'affiliation à la Sécurité sociale et, au choix, 150 heures travaillées sur les trois mois précédents ou des cotisations assises sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur six mois. Un indépendant perçoit 65,84 € par jour, réduits à 6,58 € si son revenu annuel moyen est inférieur à 4 582 €. Pour un demandeur d'emploi indemnisé, le versement des indemnités journalières suspend l'allocation chômage et reporte d'autant la durée des droits. En 2021, le recours n'était que de 51 % en contrat court, 46 % chez les indépendants et 13 % chez les pères au chômage indemnisé (DREES).

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

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