MaPrimeAdapt' : ce que l'Anah prend en charge en 2026, quels travaux, et ce qui reste à payer

Vous cherchez ce que MaPrimeAdapt' finance vraiment : le taux qui s'applique à vos revenus, les travaux couverts, et la somme qui restera à sortir. Cette page donne le barème 2026 des plafonds de ressources, quatre calculs de reste à charge, et ce qui fait refuser ou retarder un dossier — dont un point que presque personne n'annonce : le compte en ligne se crée par le demandeur lui-même, et non par un proche.

Mis à jour le

MaPrimeAdapt' est la subvention de l'Anah pour adapter un logement au vieillissement ou au handicap. Elle couvre 70 % des travaux pour un ménage aux revenus très modestes et 50 % pour un ménage aux revenus modestes, dans la limite d'un plafond de 22 000 € HT de travaux, soit une aide maximale de 15 400 €. Elle est ouverte aux propriétaires occupants et aux locataires du parc privé, quand une personne du foyer a 70 ans ou plus, a de 60 à 69 ans avec un GIR de 1 à 6, ou justifie d'un taux d'incapacité de 50 % et plus ou de la PCH. L'accompagnement par un assistant à maîtrise d'ouvrage est obligatoire et le dossier se dépose sur france-renov.gouv.fr. Les conseillers France Rénov' répondent au 0 808 800 700 (service gratuit + prix d'un appel).

Une chute, une sortie d'hôpital, un handicap qui s'installe : le besoin d'adapter le logement arrive rarement au bon moment, et six mois d'instruction peuvent être six mois de trop. Ne restez pas seul avec l'échéance. Le CCAS de votre mairie et le service social du département peuvent débloquer une aide d'urgence ou financer une solution provisoire, gratuitement. Le fonds de solidarité pour le logement intervient sur une dette de loyer ou d'énergie : voir le FSL. Pour le maintien à domicile immédiat, l'aide ménagère, les soins infirmiers à domicile et l'aide au retour à domicile après hospitalisation s'obtiennent bien plus vite.

Avant une sortie d'hospitalisation, le service social de l'hôpital est l'interlocuteur le plus efficace : demandez-le pendant le séjour, pas après.

Enfin, accompagner un parent qui perd son autonomie épuise, et cela se dit mal. Si tout devient trop lourd à porter, le 3114, gratuit et ouvert 24 h/24, est le numéro national de la souffrance psychique : on peut l'appeler pour soi comme pour un proche. Votre médecin traitant reste l'interlocuteur gratuit, pour vous comme pour la personne que vous aidez.

Que faire, dans l'ordre

MaPrimeAdapt' ne se demande pas seul : le passage par un assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) est obligatoire, et c'est lui qui prépare et dépose le dossier. Mais le parcours commence avant lui, et deux étapes se jouent avant tout devis. Voici l'ordre réel, tel que l'Anah le décrit dans son guide des aides financières de septembre 2026 et dans le mode d'emploi MaPrimeAdapt'.

  1. Vérifiez d'abord le critère de personne, puis celui de revenus : les deux doivent tenir ensemble. Côté personne : 70 ans ou plus, sans condition de GIR ; ou 60 à 69 ans avec un GIR de 1 à 6 (groupe iso-ressources, évalué sur la grille AGGIR ; l'attestation peut venir d'un organisme de sécurité sociale, du conseil départemental — notamment par la décision d'octroi de l'APA — ou d'un médecin) ; ou, à tout âge, un taux d'incapacité de 50 % et plus justifié par une décision de la CDAPH ou du service départemental de l'ONaCVG, ou le bénéfice de la prestation de compensation du handicap. Souvent ignoré : il suffit qu'une personne du foyer remplisse l'un de ces critères. Côté revenus : seuls les ménages « modestes » et « très modestes » au barème de l'Anah sont éligibles. Le respect de ces conditions s'apprécie à la date du dépôt de la demande : un anniversaire ou une notification qui arrive après ne rattrape rien.
  2. Additionnez les revenus fiscaux de référence de tout le foyer. C'est le revenu fiscal de référence de votre avis d'imposition qui compte, et non le revenu imposable ni la pension nette. Si plusieurs personnes du logement ont des avis distincts, l'Anah retient la somme. Conséquence rarement dite, et écrite noir sur blanc dans le mode d'emploi de l'Anah : si vous hébergez votre père, ses revenus et les vôtres s'additionnent, ce qui peut faire sortir le foyer du barème.
  3. Prenez rendez-vous avec un conseiller France Rénov' avant de faire chiffrer quoi que ce soit. Le conseil est gratuit et neutre : 0 808 800 700 (service gratuit + prix d'un appel), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, ou un espace conseil près de chez vous. C'est lui qui vous oriente vers un AMO habilité ; si vous en connaissez déjà un, vous pouvez le désigner. Munissez-vous de votre dernier avis d'imposition, l'Anah le demande expressément.
  4. Créez le compte en ligne vous-même. Depuis le 17 août 2026, tous les ménages qui sollicitent une aide de l'Anah — MaPrimeRénov', MaPrimeAdapt' ou Ma Prime Logement Décent — créent leur compte personnel directement sur france-renov.gouv.fr (les dossiers se déposaient jusque-là sur monprojet.anah.gouv.fr) ; le dépôt au format papier reste possible. Le guide des aides de l'Anah écrit, à propos de ce compte, que la démarche de création « ne peut être accomplie que par le particulier demandant la prime », même en cas de désignation d'un mandataire. L'identité se vérifie par FranceConnect+ ou par un code envoyé par courrier à votre adresse fiscale. C'est ici que beaucoup de parcours se bloquent : un enfant n'ouvre pas le compte de son parent à sa place. À savoir toutefois — et c'est la sortie que personne n'indique : un enfant qui assure la charge effective des travaux chez son parent propriétaire occupant est lui-même un bénéficiaire éligible (article R. 321-12, I, 3° du code de la construction et de l'habitation) ; il demande alors l'aide en son nom. Si le numérique est un obstacle, les agents France services peuvent vous assister, gratuitement : le guide de l'Anah les désigne expressément.
  5. Faites établir le diagnostic logement autonomie. L'AMO vient chez vous, passe toutes les pièces en revue, repère les difficultés du quotidien et écrit les travaux à faire ; un ergothérapeute l'accompagne dans certaines situations. Ce document commande tout le reste : l'Anah exige que les travaux figurent au diagnostic autonomie. Faites-y inscrire les travaux induits — remplacer une baignoire par une douche de plain-pied oblige souvent à refaire le carrelage, pris en charge s'il est écrit au diagnostic. À défaut de diagnostic, la nécessité des travaux peut aussi être justifiée par l'évaluation faite pour une demande de PCH, par l'évaluation multidimensionnelle de l'APA ou par un rapport d'ergothérapeute.
  6. Ne laissez rien commencer avant le dépôt. C'est la règle générale des aides de l'Anah, et elle est dans le code : « aucune aide ne peut être accordée si les travaux ont commencé avant le dépôt de la demande de subvention » (code de la construction et de l'habitation, article R. 321-18). L'Anah recommande même d'attendre la décision d'octroi, « la subvention n'étant pas de droit ». Un chantier lancé « en attendant » fait perdre le droit. Faites comparer plusieurs devis : l'AMO a précisément pour mission de les gérer et de réduire votre reste à charge.
  7. Laissez l'AMO déposer, puis vérifiez ce qui a été déposé. Demandez-lui une copie de ce qui part et le récépissé de dépôt : c'est votre seule preuve de date, et cette date fait courir le délai de quatre mois au terme duquel l'absence de décision vaut rejet (voir plus bas).
  8. Si la trésorerie est le problème, demandez l'avance — avant le début des travaux. Propriétaires occupants et locataires peuvent obtenir une avance qui ne peut excéder 30 % du montant de l'aide, à trois conditions : la demander avant le démarrage du chantier, fournir un devis signé d'une entreprise qui exige un acompte, et ne pas avoir désigné de mandataire financier — ces dossiers-là n'y ont pas droit.
  9. Faites réaliser les travaux, puis demandez le solde. La subvention est versée sur présentation des factures des entrepreneurs, et l'AMO vous accompagne pour cette demande. Gardez toutes les factures acquittées. Le montant payé ne peut dépasser celui engagé à l'attribution : si la dépense finale est plus faible, la subvention est recalculée à la baisse.
  10. Si le dossier est refusé, obtenez la décision écrite avant tout. Elle porte le motif, le délai de recours et l'autorité compétente ; sans elle, il n'y a rien à contester. Vient ensuite le recours gracieux auprès de l'Anah, puis, en cas de désaccord persistant avec l'administration, le Défenseur des droits. Un travailleur social du CCAS peut monter ce recours avec vous, gratuitement.

Si vous préférez qu'on vous explique votre situation avant d'entamer les démarches, une ligne d'information est ouverte au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). Ce n'est jamais obligatoire : le conseil de France Rénov' est gratuit au 0 808 800 700, l'accompagnement de l'AMO est financé par l'Anah, et aucun appel n'ouvre ni n'accélère un dossier. Ce site est édité par une société privée, sans lien avec l'Anah, France Rénov' ni aucune administration.

Pourquoi c'est bloqué

Tout part du barème de ressources. Les montants ci-dessous sont les plafonds de revenu fiscal de référence au 1er janvier 2026, relevés dans le guide des aides financières de l'Anah, édition de septembre 2026, et repris à l'identique par le mode d'emploi MaPrimeAdapt'. Au-dessus du second plafond, MaPrimeAdapt' n'est pas due.

Personnes dans le ménageTrès modestes — aide de 70 %Modestes — aide de 50 %
1 personne17 363 €22 259 €
2 personnes25 393 €32 553 €
3 personnes30 540 €39 148 €
4 personnes35 676 €45 735 €
5 personnes40 835 €52 348 €
par personne en plus+ 5 151 €+ 6 598 €

Ce tableau est celui que l'Anah intitule « hors Île-de-France et en outre-mer ». En Île-de-France, les plafonds sont plus élevés : très modestes, de 24 031 € pour une personne à 56 580 € pour cinq (+ 7 116 € par personne en plus) ; modestes, de 29 253 € à 68 877 € (+ 8 663 €). Ce barème est refixé chaque année : vérifiez votre ligne sur le guide de l'Anah plutôt que sur un chiffre recopié.

Vient la vraie question : ce qui reste à payer. L'aide se calcule sur un plafond de travaux subventionnables de 22 000 € HT — au-delà, chaque euro est à votre charge. Les restes à charge ci-dessous sont donc eux aussi hors taxes.

Devis de travauxTrès modestes (70 %)Modestes (50 %)
6 000 € HT — douche de plain-piedaide 4 200 € · reste 1 800 €aide 3 000 € · reste 3 000 €
12 000 € HT — salle de bain et monte-escalieraide 8 400 € · reste 3 600 €aide 6 000 € · reste 6 000 €
22 000 € HT — le plafond exactaide 15 400 € · reste 6 600 €aide 11 000 € · reste 11 000 €
30 000 € HT — au-delà du plafondaide 15 400 € · reste 14 600 €aide 11 000 € · reste 19 000 €

Ces calculs appliquent les taux publiés par l'Anah ; ils ne valent pas estimation de votre dossier. Deux corrections. Le plafond étant exprimé hors taxes, la TVA n'entre pas dans le calcul de l'aide et reste à votre charge — 10 % sur les travaux d'amélioration d'un logement d'habitation achevé depuis plus de deux ans (article 279-0 bis du code général des impôts), 5,5 % sur les équipements spéciaux dits aides techniques conçus exclusivement pour les personnes handicapées et figurant sur la liste fixée par arrêté (article 278-0 bis) : 1 210 à 2 200 € de plus sur un chantier au plafond. Demandez à l'artisan quel taux il applique, ligne par ligne. Et l'aide réellement versée reste loin du plafond : au 1er semestre 2026, la subvention moyenne engagée par logement était de 6 242 € pour un propriétaire occupant et de 5 131 € pour un locataire (Anah, bilan au 30/06/2026).

En revanche, un poste que les pages commerciales présentent souvent comme un coût n'en est pas un : le forfait de l'AMO est pris en charge — par l'Anah en secteur diffus, 600 € TTC pour l'accompagnement complet, 800 € TTC avec rapport d'ergothérapie, et à 100 % par la collectivité territoriale si le logement est dans le périmètre d'une opération programmée.

Reste les situations qui décident : celles où le droit change de nature, ou n'existe pas là où on l'attend.

Votre situationCe qui s'appliqueQuoi faire
Vous êtes locataire du parc privéVous êtes éligible : c'est vous qui payez les travaux et bénéficiez de l'aide. France Rénov' demande que vous ayez informé votre bailleur de votre volonté de faire les travaux ; les fiches du mode d'emploi de l'Anah, elles, parlent d'une autorisation à demanderÉcrivez au bailleur en recommandé, travaux détaillés, et gardez la preuve d'envoi avant tout dépôt : elle couvre les deux formulations
Vous êtes propriétaire et vous louez le logement à adapterCe n'est pas MaPrimeAdapt' mais l'aide de l'Anah à l'adaptation pour les propriétaires bailleurs : 35 % d'un plafond de travaux de 750 € HT par m² limité à 80 m², soit jusqu'à 21 000 € par logement, avec l'obligation de conventionner le logement avec l'Anah pour au moins six ansUne dérogation à cette obligation peut être accordée si les travaux sont faits pour le locataire en place et que celui-ci a un GIR, un taux d'incapacité de 50 % et plus, ou la PCH : faites-le vérifier par le service instructeur avant de signer
Les travaux portent sur le hall ou l'ascenseur de l'immeubleC'est le volet copropriété : 50 % des travaux, plafond de dépenses subventionnables de 20 000 € par hall rendu accessible, soit 10 000 € d'aide au maximumVote en assemblée générale, dépense répartie entre tous les copropriétaires selon leur quote-part, et demande déposée par le syndicat des copropriétaires, pas par vous
Vous hébergez gratuitement un parent en perte d'autonomieUn propriétaire modeste ou très modeste qui héberge une personne ou un ménage à titre gratuit est éligible. Mais les revenus de la personne hébergée s'ajoutent aux vôtres dans le barèmeFaites le calcul avant de déposer : l'Anah prend l'exemple du père hébergé dont les revenus s'additionnent à ceux du foyer, et c'est ce qui fait basculer de catégorie
Vous voulez aussi isoler ou changer le chauffageLe cumul avec les autres aides de l'Anah est prévu, et les plafonds de travaux sont dissociés ; le cumul reste interdit pour des travaux identiquesAnnoncez les deux projets au même conseiller France Rénov' : mutualiser un chantier coûte moins cher que d'en faire deux
Vous touchez déjà l'APA ou la PCHLe cumul est explicitement prévu : l'Anah cite l'APA, la PCH, l'AEEH et l'AAH comme cumulables avec MaPrimeAdapt'. En revanche, le cumul est interdit avec le crédit d'impôt « Autonomie » de l'article 200 quater A du code général des impôts pour des travaux identiquesVoir l'APA et la PCH ; ces volets s'instruisent au département et à la MDPH
Votre premier chantier n'a pas consommé les 22 000 €Une deuxième demande est possible dans les cinq années suivantes, dans la limite du montant restant disponible sur le plafondNotez le solde disponible à la clôture du premier dossier : c'est ce chiffre qu'il faudra rappeler
Un démarcheur promet « des travaux financés à 100 % » ou réclame vos identifiantsC'est une fraude : aucun taux d'aide sur les travaux n'atteint 100 % — le maximum est 70 % — et le compte ne se crée que par le demandeur lui-mêmeNe signez rien, ne donnez aucun identifiant, vérifiez au 0 808 800 700

Délais à ne pas laisser passer

Les délais qui comptent sont celui de l'instruction, celui au terme duquel un silence vaut refus, et l'engagement que vous prenez en acceptant l'aide.

  • Six mois d'instruction en moyenne. C'est l'Anah elle-même qui le publie dans son bilan du 1er semestre 2026, pour l'ensemble de ses dispositifs et non pour MaPrimeAdapt' seule, en précisant que les délais « sont contrastés selon les territoires et la nature des projets ». Comptez en semestres, pas en semaines, et n'organisez pas une sortie d'hospitalisation autour d'une date d'accord. Le début de 2026 a été plus lent encore, pour une raison étrangère à votre dossier : le vote tardif de la loi de finances 2026 a conduit l'agence à retarder le dépôt et l'engagement des nouveaux dossiers.
  • Quatre mois de silence valent refus — et c'est un point d'appui, pas une catastrophe. « Toute demande qui n'a pas donné lieu à la notification d'une décision […] dans un délai de quatre mois à compter du récépissé est réputée rejetée » (code de la construction et de l'habitation, article R. 321-18). Ce rejet implicite est une décision : il ouvre les mêmes voies de contestation qu'un refus écrit. D'où l'intérêt de conserver le récépissé de dépôt.
  • Trois ans d'occupation. L'Anah exige que les logements dont les travaux ont été subventionnés « soient occupés pendant une durée d'au moins trois ans » (délibération n° 2023-45 du conseil d'administration, article 4.1.1, prise en application de l'article 15-D du règlement général de l'agence). Le point de départ exact de ces trois ans et les conséquences d'un départ anticipé ne figurent pas dans ce texte : faites-les écrire noir sur blanc par votre AMO et lisez la décision d'octroi. À peser si une entrée en établissement est envisagée : voir l'entrée en maison de retraite.
  • Le délai de recours est celui écrit sur la décision. C'est elle qui porte les voies et délais applicables, et tant que rien ne vous a été notifié par écrit — ou que les quatre mois ne sont pas écoulés — il n'y a rien à contester. La saisine du Défenseur des droits est gratuite, suppose une démarche amiable préalable auprès de l'organisme, et selon service-public.gouv.fr elle n'interrompt ni ne suspend les délais de recours contentieux.

Ce que la fiche officielle ne met pas côte à côte

L'Anah décrit très bien sa prestation : les taux, le plafond, la liste des travaux. Ce qu'aucune page ne rassemble, c'est ce qui fait dérailler un dossier. Sept points, tous vérifiables à la source.

  • Le compte ne se crée pas à la place de la personne, et c'est le premier point de blocage. Depuis le 17 août 2026, toutes les demandes d'aide de l'Anah passent par un compte unique sur france-renov.gouv.fr, et le guide des aides précise que la création de compte « ne peut être accomplie que par le particulier demandant la prime », même quand un mandataire est désigné. L'identité se vérifie par FranceConnect+ ou par un code envoyé par courrier à l'adresse fiscale. Pour une personne de 85 ans sans identité numérique, c'est une étape à faire avec elle, et un courrier à attendre. Deux issues existent : le dépôt au format papier, et la demande faite en son nom propre par l'enfant qui assure la charge effective des travaux.
  • Le forfait AMO « socle » à 350 € n'existe plus. Le guide des aides de l'Anah, édition de septembre 2026, est formel : « À partir du 1er janvier 2026, il n'est plus possible pour une AMO de proposer un accompagnement “socle”. » Ce forfait de 350 € était le premier des trois niveaux fixés par la délibération n° 2023-50 du conseil d'administration ; il n'en reste que deux, 600 € TTC et 800 € TTC avec rapport d'ergothérapie. Si un intervenant vous propose un « socle », la conversation mérite d'être reprise.
  • Le plafond est hors taxes, et personne ne le traduit en euros. « 22 000 € HT » signifie que la TVA sort du calcul de l'aide et entre entièrement dans votre reste à charge : 1 210 à 2 200 € sur un chantier au plafond, selon le taux applicable. Un devis présenté TTC et une aide calculée HT ne se comparent pas ligne à ligne.
  • Le diagnostic autonomie est la vraie décision, et il se passe chez vous. L'Anah exige que les travaux figurent au diagnostic ; à l'inverse, les travaux induits — le carrelage qu'impose la dépose d'une baignoire — sont pris en charge à condition d'y être clairement affichés, et une dérogation à la liste officielle des travaux recevables est possible pour les besoins identifiés au diagnostic, l'intégration étant analysée à l'instruction. Le moment de tout dire à l'AMO, c'est sa visite : après, chaque ajout coûte un délai.
  • Plus de 9 000 dossiers ont été rejetés au premier semestre 2026, tous dispositifs de l'Anah confondus, « en raison de leur caractère incomplets ou en l'absence de réponse ». Ce n'est pas une sévérité sur le fond, mais une pièce manquante ou un courrier resté sans réponse : répondre vite à une demande de complément vaut mieux que répondre bien six semaines plus tard.
  • Le droit se perd en commençant les travaux. L'article R. 321-18 du code de la construction et de l'habitation est sans nuance : aucune aide si les travaux ont commencé avant le dépôt de la demande. Un artisan qui propose de démarrer « pour ne pas perdre le créneau » vous fait perdre la subvention, pas gagner du temps.
  • L'écart entre le plafond affiché et l'aide reçue est considérable. 15 400 € est le maximum théorique ; la subvention moyenne engagée au premier semestre 2026 est de 6 242 € par logement pour un propriétaire occupant. Le dispositif va d'abord aux ménages les plus modestes et aux plus âgés : sur les dossiers engagés en 2026, 68 % relèvent de la catégorie « très modestes », 87 % concernent une personne âgée plutôt qu'une personne en situation de handicap, et la répartition par âge donne 40 % de 70-79 ans, 32 % de 80-89 ans et 10 % de 90-99 ans. Bâtir un budget sur le plafond prépare une mauvaise surprise ; le bâtir sur l'ordre de grandeur réel évite d'engager un chantier qu'on ne pourra pas finir.

L'organisme est joignable gratuitement

Tout ce qui suit est gratuit : le conseil, l'orientation vers un AMO, l'accompagnement lui-même, le dépôt du dossier et l'aide aux démarches numériques.

  • France Rénov' : 0 808 800 700 (service gratuit + prix d'un appel), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, heure métropolitaine. C'est le point d'entrée officiel : les conseillers renseignent gratuitement, donnent un avis neutre et orientent vers un AMO habilité. Ayez votre dernier avis d'imposition sous la main, l'Anah le demande.
  • france-renov.gouv.fr — le site officiel, et depuis le 17 août 2026 le guichet unique de dépôt pour MaPrimeRénov', MaPrimeAdapt' et Ma Prime Logement Décent. On y trouve l'annuaire des espaces conseil et le compte personnel : c'est le seul endroit où déposer en ligne, aucun intermédiaire payant n'est nécessaire. Un tchat gratuit y répond aussi du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.
  • anah.gouv.fr — l'Agence nationale de l'habitat publie en téléchargement libre le guide des aides financières et le mode d'emploi de MaPrimeAdapt' : barème de ressources en vigueur et liste des travaux, pièce par pièce.
  • France services — accompagnement gratuit pour créer un compte, scanner des pièces ou suivre un dossier ; le guide de l'Anah les désigne expressément pour les difficultés numériques ou administratives. Carte sur france-services.gouv.fr ; voir France services.
  • 3939 Allô Service Public (« service gratuit, coût de l'appel selon opérateur ») — renseignement administratif général, dont le logement et l'urbanisme. Il n'a pas accès aux dossiers personnels et ne peut pas dire où en est votre demande.
  • CCAS de votre mairie et service social du département — un travailleur social monte le dossier avec vous, cherche les cofinancements et rédige un recours, gratuitement ; voir joindre le CCAS.
  • Conseil départemental et MDPH — pour l'aide à domicile et l'aménagement financé au titre du handicap : APA côté département, PCH côté MDPH. Le conseil départemental est aussi l'un des organismes qui peuvent attester votre GIR. Voir joindre la MDPH.
  • Caisse de retraite, collectivités territoriales, acteurs de l'assurance et de la banque, associations — l'Anah cite elle-même ces cofinanceurs possibles du reste à charge : posez la question à votre caisse.
  • mesdroitssociaux.gouv.fr — le simulateur public et gratuit, pour faire le tour des autres droits ; notre page à quelles aides ai-je droit explique la méthode.
  • Défenseur des droits : 09 69 39 00 00 — coût d'un appel local, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h 30. Ses services sont gratuits et ses délégués reçoivent sans frais ; saisine gratuite sur defenseurdesdroits.fr, après une tentative de règlement amiable auprès de l'organisme.

Questions fréquentes

Quel est le montant de MaPrimeAdapt' en 2026 ?

L'aide couvre 70 % du montant des travaux pour un ménage aux revenus très modestes et 50 % pour un ménage aux revenus modestes, dans la limite d'un plafond de travaux subventionnables de 22 000 € HT : l'aide maximale atteint donc 15 400 € à 70 % et 11 000 € à 50 %. En pratique, la subvention moyenne engagée au premier semestre 2026 était de 6 242 € par logement pour un propriétaire occupant et de 5 131 € pour un locataire. Le forfait de l'assistant à maîtrise d'ouvrage, 600 € ou 800 € TTC, est pris en charge en plus par l'Anah en secteur diffus.

Quels sont les plafonds de revenus pour y avoir droit ?

Hors Île-de-France et en outre-mer, au 1er janvier 2026, le plafond « très modestes » est de 17 363 € pour une personne seule et de 40 835 € pour cinq personnes ; le plafond « modestes » va de 22 259 € à 52 348 €, avec + 5 151 € et + 6 598 € par personne supplémentaire. En Île-de-France, les mêmes bornes sont de 24 031 € à 56 580 € et de 29 253 € à 68 877 €. Ce sont des revenus fiscaux de référence, additionnés pour toutes les personnes du foyer. Au-dessus du plafond « modestes », MaPrimeAdapt' n'est pas due.

Qui peut en bénéficier : quel âge, quel GIR, quel taux d'incapacité ?

MaPrimeAdapt' est ouverte aux propriétaires occupants et aux locataires du parc privé (d'autres statuts d'occupation, comme l'usufruit ou le viager, peuvent aussi ouvrir des droits). Il suffit qu'une personne du foyer ait 70 ans ou plus, ou de 60 à 69 ans avec un GIR de 1 à 6, ou un taux d'incapacité de 50 % et plus justifié par une décision de la CDAPH ou du service départemental de l'ONaCVG, ou la prestation de compensation du handicap. Ces conditions s'apprécient à la date du dépôt de la demande.

Puis-je faire la demande à la place de mon parent âgé ?

Le compte en ligne, non : le guide de l'Anah précise que la création de compte sur france-renov.gouv.fr « ne peut être accomplie que par le particulier demandant la prime », même si un mandataire est désigné ensuite. Deux voies existent tout de même : le dépôt au format papier, et surtout la demande faite en votre propre nom si vous assurez la charge effective des travaux dans le logement occupé par votre ascendant propriétaire — c'est prévu à l'article R. 321-12, I, 3° du code de la construction et de l'habitation. Les agents France services peuvent par ailleurs vous assister gratuitement dans les démarches numériques.

Combien de temps l'Anah met-elle à répondre, et si elle ne répond pas ?

L'Anah publie, dans son bilan du premier semestre 2026 et pour l'ensemble de ses dispositifs, un délai d'instruction moyen de six mois, « contrasté selon les territoires et la nature des projets ». Le code de la construction et de l'habitation ajoute une borne utile : toute demande sans décision notifiée dans un délai de quatre mois à compter du récépissé est réputée rejetée (article R. 321-18). Ce rejet implicite se conteste comme un refus écrit : conservez donc le récépissé de dépôt remis à votre AMO.

Faut-il attendre l'accord de l'Anah avant de commencer les travaux ?

Oui, et sur ce point la règle est stricte : « aucune aide ne peut être accordée si les travaux ont commencé avant le dépôt de la demande de subvention » (article R. 321-18 du code de la construction et de l'habitation). L'Anah recommande en outre d'attendre la décision d'octroi avant de lancer le chantier, la subvention n'étant pas de droit. Si la trésorerie bloque, demandez l'avance : elle ne peut excéder 30 % du montant de l'aide, doit être demandée avant le début des travaux et suppose un devis signé d'une entreprise qui exige un acompte.

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

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