L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est le revenu de remplacement versé par France Travail après une perte d'emploi involontaire. Elle vaut 40,4 % de votre salaire journalier de référence plus 13,18 €, ou 57 % de ce salaire, sans dépasser 75 % ni descendre sous 32,13 € nets par jour. Condition principale : 6 mois travaillés dans les 24 derniers mois.
Vérifié le 31 juillet 2026 — source : Unédic
| Élément du calcul | Valeur au 1er juillet 2026 | Ce que cela change pour vous |
|---|---|---|
| Formule de l'allocation journalière | 40,4 % du salaire journalier de référence (SJR) + 13,18 €, ou 57 % du SJR | France Travail retient le résultat le plus élevé des deux |
| Allocation minimale | 32,13 € nets par jour (16,05 € à Mayotte) | Plancher, sauf si 75 % de votre SJR est inférieur à ce montant |
| Plafond de l'allocation | 75 % du SJR | L'allocation journalière ne peut jamais le dépasser |
| Salaire mensuel retenu dans le calcul | Plafonné à quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale ; la fiche de l'Unédic affiche 15 700 € | La part de salaire au-delà n'entre pas dans le SJR ; la valeur retenue pour votre dossier figure sur votre notification de droits |
| Seuil de la dégressivité (moins de 55 ans) | Salaire journalier moyen brut de référence supérieur à 162,40 €, soit 4 939,67 € par mois | Réduction pouvant atteindre 30 % à partir du 183e jour indemnisé |
| Plancher après dégressivité | 92,57 € bruts par jour, soit 2 777,10 € bruts par mois | La baisse s'arrête à ce niveau |
| Allocation pendant une formation (AREF) | Plancher de 22,99 € nets par jour (11,51 € à Mayotte) | Montant brut égal à celui de l'ARE, sans CSG ni CRDS |
| Versement mensuel | Allocation journalière multipliée par le nombre de jours indemnisables, dans la limite de 30 jours | Mensualisation sur 30 jours depuis le 1er avril 2025 |
| Retenues sur l'allocation | Retraite complémentaire 3 % du SJR ; CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % de l'allocation | Ni CSG ni CRDS en dessous de 61 € par jour ; la retenue retraite ne peut pas faire descendre sous 32,13 € |
L'ARE s'adresse aux personnes privées d'emploi de façon involontaire. Elle n'est pas soumise à condition de ressources : le droit dépend de votre temps de travail passé et de votre ancien salaire, pas des revenus de votre foyer. Les motifs de fin de contrat retenus sont le licenciement pour motif personnel ou économique, la révocation, la rupture conventionnelle, la fin ou le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée, et la démission reconnue comme légitime.
La condition centrale est la durée d'affiliation, c'est-à-dire le temps travaillé avant la fin du contrat :
S'y ajoutent quatre conditions : résider en France de façon stable et régulière, être physiquement apte au travail, être inscrit comme demandeur d'emploi et rechercher effectivement un emploi. Enfin, l'inscription doit intervenir dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat de travail : c'est une condition d'ouverture du droit, pas une simple formalité.
Aucune de ces conditions ne garantit à elle seule un versement. Vous pouvez avoir droit à l'ARE si elles sont réunies, mais c'est France Travail qui décide, au vu de l'attestation transmise par votre employeur. Pour une estimation gratuite avant toute démarche, utilisez mesdroitssociaux.gouv.fr.
Tout part du salaire journalier de référence (SJR). France Travail additionne les rémunérations brutes soumises à contributions perçues pendant la période de référence — les 24 derniers mois, ou 36 mois à partir de 55 ans — puis divise ce total par le nombre de jours de cette période, jours non travaillés compris. C'est ce diviseur qui explique qu'un emploi entrecoupé de périodes sans contrat donne un SJR plus faible qu'un emploi continu au même salaire.
Deux calculs sont ensuite comparés, et le plus favorable est retenu :
Le résultat est encadré par le haut et par le bas. Il ne peut pas dépasser 75 % du SJR (article 16 du règlement général annexé à la convention du 15 novembre 2024) et, dans la plupart des cas, il ne descend pas sous 32,13 € nets par jour. Attention à la logique du plancher : si 75 % de votre SJR est inférieur à 32,13 €, c'est ce pourcentage qui est versé, et non le plancher. Les hauts salaires sont eux aussi bornés : seule la part inférieure à quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale entre dans le calcul ; la fiche de l'Unédic affiche 15 700 € par mois. Le plafond retenu pour votre dossier figure sur votre notification de droits.
Sur le montant brut, France Travail prélève 3 % du SJR au titre de la retraite complémentaire, sans pouvoir faire descendre l'allocation sous 32,13 €. La CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %), calculées sur 98,25 % de l'allocation, ne sont prélevées qu'au-delà de 61 € par jour. Un taux réduit de CSG de 3,8 % existe pour les revenus modestes. L'ARE est enfin soumise au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Le versement est mensuel : allocation journalière multipliée par le nombre de jours indemnisables du mois, dans la limite de 30 jours depuis le 1er avril 2025. Cette mensualisation sur 30 jours a supprimé les écarts d'un mois sur l'autre selon le calendrier. Le seul chiffre opposable reste celui de votre notification de droits : c'est lui qu'il faut lire, et lui que vous pouvez contester.
La durée est calculée à partir du nombre de jours travaillés pendant la période de référence, auquel est appliqué un coefficient de 0,75 : c'est le coefficient dit contracyclique, en vigueur pour les fins de contrat intervenues depuis le 1er février 2023. Il retire un quart de la durée qui aurait été notifiée auparavant. Les demandeurs d'emploi résidant dans les départements et collectivités d'outre-mer, les marins-pêcheurs, les ouvriers dockers occasionnels, les intermittents du spectacle, certains expatriés et les bénéficiaires d'un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) n'y sont pas soumis. Les saisonniers, en revanche, y sont soumis : seule leur durée minimale d'indemnisation est abaissée, à 152 jours.
La durée obtenue ne peut jamais être inférieure à 182 jours calendaires, soit 6 mois, ni supérieure aux plafonds suivants :
| Âge à la fin du contrat | Période de référence | Durée maximale d'indemnisation |
|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 24 derniers mois | 548 jours, soit 18 mois |
| 55 et 56 ans | 36 derniers mois | 685 jours, soit 22,5 mois ; jusqu'à 822 jours (27 mois) en cas de formation indemnisée |
| 57 ans et plus | 36 derniers mois | 822 jours, soit 27 mois ; jusqu'à 959 jours (31,5 mois) en cas de formation indemnisée |
Le second volet du mécanisme joue en sens inverse. Si le taux de chômage en France atteint ou dépasse 9 %, ou augmente de 0,8 point ou plus sur un trimestre, l'Unédic publie une circulaire et un complément de fin de droits est accordé aux allocataires qui arrivent au bout de leur droit : 182 jours de plus avant 55 ans, 228 jours à 55 et 56 ans, 273 jours à partir de 57 ans. Ce complément n'est pas permanent : il suppose que la condition de conjoncture soit remplie et il exclut notamment les droits ouverts pour 6 mois seulement.
Changement daté au 1er septembre 2026 pour les ruptures conventionnelles. La loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 réduit la durée d'indemnisation qui suit une rupture conventionnelle individuelle. Pour les contrats rompus à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale passe, en métropole, de 18 à 15 mois avant 55 ans, et de 22,5 ou 27 mois à 20,5 mois à partir de 55 ans. Outre-mer hors Mayotte, elle passe de 24 à 20 mois avant 55 ans, et de 30 ou 36 mois à 30 mois à partir de 55 ans. Si vous signez une rupture conventionnelle cet été, c'est la date de rupture effective du contrat qui détermine le régime applicable, pas celle de la signature. À partir de 55 ans, l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 ouvre par ailleurs la possibilité de demander un allongement de cette durée, au vu des démarches effectives menées pour votre projet professionnel. France Travail doit vous informer de cette possibilité 60 jours avant que vous n'atteigniez le plafond, et la demande doit être formulée au plus tard 30 jours après l'atteinte de ce plafond. Passé ce délai, l'allongement ne peut plus être demandé.
La réglementation d'assurance chômage évolue par avenants successifs — convention du 15 novembre 2024, puis avenant n° 2 du 10 avril 2026 agréé par arrêté du 19 juin 2026. Les durées ci-dessus décrivent le barème général : la durée qui vous concerne est celle inscrite sur votre notification de droits, et elle seule.
La démarche est gratuite et se fait auprès de France Travail, par trois canaux au choix : en ligne sur francetravail.fr, rubrique « S'inscrire, se réinscrire » ; par téléphone au 3949, service gratuit + prix d'un appel, qui assure aussi l'assistance à l'inscription ; ou en agence. Depuis l'étranger : +33 1 77 86 39 49.
Point souvent manqué : l'inscription et la demande d'allocation forment un seul parcours. Le formulaire en ligne enchaîne les deux étapes, puis France Travail examine vos droits. Vérifiez tout de même dans votre espace personnel que la demande d'allocation est bien enregistrée : s'inscrire comme demandeur d'emploi ne déclenche à lui seul aucun versement. Dans certaines situations, la demande en ligne n'est pas accessible et il faut contacter directement l'agence.
Préparez votre pièce d'identité, votre numéro de sécurité sociale, un justificatif de domicile, votre parcours professionnel et vos coordonnées bancaires. L'attestation destinée à France Travail est transmise par votre employeur à la fin du contrat. Ne communiquez ces informations qu'à France Travail, sur francetravail.fr ou en agence : aucun autre interlocuteur n'a besoin de votre RIB pour cette démarche.
Le premier paiement n'est jamais immédiat. Trois délais s'additionnent avant le premier jour indemnisé :
Un premier entretien avec un conseiller France Travail est ensuite programmé : la convocation est déposée dans votre espace personnel, et c'est à cette occasion qu'est élaboré votre contrat d'engagement. La date figure sur la convocation. Enfin, l'actualisation mensuelle conditionne chaque versement : elle ouvre vers le 28 du mois et se clôture le 15 du mois suivant.
Une démission ne prive pas définitivement de droits, mais elle ne les ouvre pas d'office. Trois voies existent, et elles ne se valent pas.
La démission légitime. Le règlement d'assurance chômage fixe une liste limitative de 17 cas dans lesquels la démission est traitée comme une perte involontaire d'emploi. On y trouve notamment : suivre la personne avec qui vous vivez en couple lorsqu'elle change de résidence pour un motif professionnel, un mariage ou un Pacs entraînant un déménagement, une démission consécutive à des violences conjugales, à un acte délictueux subi au travail ou au non-paiement des salaires constaté par décision de justice, l'échec d'une création ou reprise d'entreprise, ou encore la démission rapide d'un emploi repris après un licenciement, une rupture conventionnelle ou une fin de CDD. Si votre situation figure dans la liste, votre droit est examiné comme après un licenciement.
Le réexamen après 121 jours. Si votre démission n'est pas légitime, vous pouvez, après 121 jours de chômage — environ 4 mois sans allocation — demander à l'instance paritaire régionale (IPR) de France Travail de réexaminer votre dossier. Composée de représentants syndicaux et patronaux, elle vérifie vos recherches d'emploi, vos éventuelles reprises d'activité et vos démarches de formation. En cas d'accord, l'allocation peut être attribuée à compter du 122e jour. Ce n'est pas un droit : c'est une décision, et elle peut être négative.
La démission pour reconversion. Un projet de reconversion professionnelle ou de création d'entreprise peut ouvrir droit à l'ARE, à la condition impérative d'avoir fait valider le projet avant de démissionner. Les conditions et les étapes sont décrites sur le site public demission-reconversion.gouv.fr. Démissionner d'abord et se renseigner ensuite fait perdre le bénéfice du dispositif : c'est l'erreur la plus coûteuse de cette page.
Trois situations reviennent constamment, et elles n'appellent pas les mêmes gestes.
Votre allocation baisse d'un coup de 30 %. C'est la dégressivité. Elle ne concerne que les allocataires de moins de 55 ans à la date de fin de leur contrat de travail — ou de moins de 57 ans si ce contrat a pris fin avant le 1er avril 2025 — dont le salaire journalier moyen brut de référence dépassait 162,40 €, soit 4 939,67 € par mois, et elle s'applique à partir du 7e mois d'indemnisation, c'est-à-dire du 183e jour indemnisé. La réduction est plafonnée : l'allocation ne peut pas descendre sous 92,57 € bruts par jour, soit 2 777,10 € bruts par mois. Si votre ancien salaire brut approchait 4 900 € par mois, demandez gratuitement au 3949 si cette réduction vous concerne.
Votre versement s'arrête. Vérifiez d'abord votre actualisation mensuelle : sans elle, le paiement est interrompu. S'il s'agit d'une suspension ou d'une suppression du revenu de remplacement, la notification indique le motif, la durée et les voies de recours : c'est le document à lire avant tout autre. Notre page radiation France Travail détaille la procédure contradictoire, les délais et le rôle du médiateur régional, dont la saisine est obligatoire avant le tribunal administratif pour ces décisions.
Votre droit est refusé ou épuisé. Selon votre situation, d'autres dispositifs peuvent prendre le relais, chacun avec ses propres conditions et sa propre demande : l'allocation de solidarité spécifique (ASS) après épuisement des droits à l'ARE, le RSA, la prime d'activité si vous reprenez un emploi peu rémunéré, et la rémunération de fin de formation si vos droits s'achèvent avant le terme d'une formation validée. Retrouvez l'ensemble des aides de la rubrique Travail. Aucun de ces droits n'est automatique : seul l'organisme compétent décide.
Tout ce qui concerne votre dossier se traite gratuitement, et seul France Travail peut ouvrir, calculer, suspendre ou rétablir un droit à l'ARE.
Si, après cela, vous souhaitez encore de l'aide pour comprendre une notification et préparer votre démarche, monportailsocial.fr propose un service d'information téléphonique au 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel. C'est un service privé, édité par AVANTAGE PROD, sans aucun lien avec France Travail, l'Unédic, la Caf, la MSA, la MDPH ni aucune administration. Il est assuré par des agents conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle. Il n'instruit aucun dossier, ne dépose aucune demande, ne donne pas de conseil juridique et ne promet aucun résultat. Cet appel est facultatif : l'inscription, la demande d'allocation et tout recours s'effectuent gratuitement auprès de France Travail.
L'allocation minimale est de 32,13 € nets par jour, soit 16,05 € à Mayotte. Ce montant, fixé au 1er juillet 2025, a été maintenu au 1er juillet 2026 : le conseil d'administration de l'Unédic du 30 juin 2026 n'a pas réuni de majorité pour revaloriser les allocations. Attention : si 75 % de votre salaire journalier de référence est inférieur à 32,13 €, c'est ce pourcentage qui vous est versé.
6 mois, soit 130 jours travaillés ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois — 36 derniers mois si vous avez 55 ans ou plus à la fin de votre contrat. Depuis le 1er avril 2026, 5 mois (108 jours ou 758 heures) suffisent si vous n'avez jamais bénéficié de l'assurance chômage, ou plus depuis plus de 20 ans. L'inscription doit intervenir dans les 12 mois suivant la fin du contrat.
Parce que trois délais s'ajoutent : un différé lié à votre indemnité compensatrice de congés payés, un différé lié à la part supralégale de vos indemnités de rupture (plafonné à 150 jours, 75 jours en cas de licenciement économique), puis un délai d'attente de 7 jours calendaires. Ce dernier n'est pas appliqué s'il l'a déjà été dans les 12 mois précédents. Votre notification indique la date exacte du premier jour indemnisé.
Oui, la rupture conventionnelle est traitée comme une perte involontaire d'emploi. Mais pour les contrats rompus à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation est réduite : 15 mois avant 55 ans et 20,5 mois à partir de 55 ans en métropole (loi n° 2026-470 du 11 juin 2026). C'est la date de rupture effective du contrat qui compte, pas celle de la signature de la convention.
Seulement dans trois cas : si votre démission entre dans l'un des 17 cas de démission légitime prévus par le règlement d'assurance chômage ; si vous avez fait valider un projet de reconversion avant de démissionner ; ou si l'instance paritaire régionale de France Travail accepte de réexaminer votre dossier après 121 jours de chômage, l'allocation pouvant alors être attribuée à compter du 122e jour. Rien n'est automatique.
Non. Le 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel — est un service privé d'information édité par AVANTAGE PROD, sans lien avec France Travail, la Caf, la MSA, la MDPH ni aucune administration, et assuré par des agents conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle. Il aide à comprendre une notification et à préparer une démarche ; il n'instruit aucun dossier et ne dépose aucune demande. Pour agir sur votre dossier, appelez gratuitement le 3949.
3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel
Service privé d'information et d'accompagnement, indépendant : nous ne sommes ni la CAF, ni France Travail, ni l'Assurance Maladie, ni aucune administration. Les organismes sociaux restent joignables gratuitement.