Plafonds de ressources MaPrimeAdapt' : de quelle tranche relevez-vous en 2026 ?

Cette page ne traite qu'une chose : le barème de ressources de MaPrimeAdapt'. Les deux tableaux de l'Anah au 1er janvier 2026, ligne par ligne et zone par zone ; l'année de revenus qui sera regardée, qui dépend de la date de votre dépôt et non du calendrier ; la définition du « ménage », qui n'est pas votre foyer fiscal ; et le moyen de vérifier vous-même qu'un barème lu ailleurs est celui de l'année en cours. Le taux d'aide, le plafond de travaux de 22 000 € HT, le reste à charge et le parcours du dossier sont traités sur notre page MaPrimeAdapt' : ils ne sont pas repris ici.

Mis à jour le

Hors Île-de-France et en outre-mer, MaPrimeAdapt' n'est plus due au-dessus de 22 259 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule, et le taux de 70 % s'applique jusqu'à 17 363 €. En Île-de-France, les deux mêmes bornes sont 29 253 € et 24 031 €. Ces plafonds montent avec le nombre de personnes qui occuperont le logement, se comparent à la somme des revenus fiscaux de référence du ménage, et sont révisés chaque 1er janvier : en 2026, ils ont augmenté de 1,105 %. Un montant égal au plafond reste dans la tranche ; c'est au-dessus qu'on en sort.

Un total de revenus qui dépasse le plafond de quelques centaines d'euros ne ferme pas tout, et il n'y a aucune urgence à signer un devis pour le savoir. Trois vérifications gratuites valent la peine d'être faites avant de renoncer : l'année de revenus qui sera retenue, car un avis plus récent peut changer la tranche ; le nombre de personnes à compter dans le ménage, souvent sous-estimé ; et les cofinanceurs que l'Anah cite elle-même pour le reste à charge — collectivités territoriales, caisses de retraite, acteurs de l'assurance, acteurs bancaires, associations. Interrogez votre caisse de retraite : ses critères lui sont propres. Le CCAS de votre mairie et le service social du département reprennent le calcul avec vous sans frais, et l'APA comme la PCH financent des aménagements selon d'autres règles ; le guide de l'Anah les présente comme cumulables avec MaPrimeAdapt'. Si l'adaptation est liée à une sortie d'hospitalisation, le service social de l'hôpital est l'interlocuteur le plus rapide, et il se demande pendant le séjour. Votre médecin traitant reste l'interlocuteur gratuit pour tout ce qui touche à la santé.

Que faire, dans l'ordre

Deux tableaux, trois plafonds dont deux seulement ouvrent un droit, et une question que les fiches ne posent presque jamais : quelle année de revenus. Voici comment situer votre foyer, dans l'ordre où l'Anah le fait, et avec les textes qui le disent.

  1. Repérez la zone du logement, pas la vôtre. L'arrêté du 24 mai 2013 fixe les plafonds « en tenant compte du nombre de personnes composant le ménage et de la localisation du logement » (article 1er). C'est donc l'adresse des travaux qui décide, et rien d'autre. D'un côté l'Île-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise) ; de l'autre toutes les autres régions et l'outre-mer — le guide de l'Anah intitule d'ailleurs son second tableau « Plafonds de ressources hors Île-de-France et en outre-mer au 1er janvier 2026 ». Si vous financez des travaux chez un parent qui vit dans une autre région que vous, c'est la région du parent qui s'applique. Réserve à connaître si vous êtes en outre-mer : ce même guide précise en tête qu'il « ne concerne que les dispositifs qui s'appliquent en France métropolitaine » et qu'un « guide spécifique » est édité pour les territoires ultra-marins. Les plafonds ci-dessous y sont bien donnés comme applicables, mais faites confirmer les autres modalités du dispositif par ce guide dédié.
  2. Comptez les personnes qui occuperont le logement. Le mot « ménage » n'a pas ici son sens fiscal, et c'est écrit noir sur blanc à l'article 1er de l'arrêté : « L'ensemble des personnes destinées à occuper le bien constitue un ménage au sens du présent arrêté. » Ce n'est donc ni votre foyer fiscal, ni votre nombre de parts, ni le nombre de personnes à charge. Conséquence à double tranchant quand un parent vient vivre chez vous : il compte pour une personne de plus, ce qui relève votre plafond, et son revenu fiscal de référence s'ajoute au vôtre. Les deux effets jouent ensemble ; seul le calcul de l'étape 5 dit lequel l'emporte.
  3. Additionnez les revenus fiscaux de référence, un avis à la fois. L'article 3 de l'arrêté retient « la somme des revenus fiscaux de référence de chaque personne composant le ménage au sens du 1° du IV de l'article 1417 du code général des impôts », et le guide de l'Anah ne laisse pas de marge non plus : « Les montants ci-dessous correspondent aux “revenus fiscaux de référence” des personnes composant le ménage. Si ces dernières ont des avis d'imposition distincts, le montant à prendre en compte est la somme de leurs “revenus fiscaux de référence”. » Le chiffre à relever est celui de la ligne intitulée revenu fiscal de référence sur l'avis — pas le revenu imposable, pas le net encaissé, pas le total des pensions. Deux personnes qui vivront sous le même toit avec deux avis séparés font un seul ménage et un seul total.
  4. Sachez quelle année sera regardée : c'est la date du dépôt qui tranche, pas le 1er janvier. Le même article 3 retient les revenus « de la dernière année précédant celle de la demande de subvention si les documents ou informations prévus à l'article 4 du présent arrêté sont disponibles, pour l'ensemble du ménage, à la date de la demande », et, à défaut, ceux de l'avant-dernière année. En clair, pour une demande déposée en 2026 : les revenus 2025 si l'avis correspondant a été délivré à toutes les personnes du ménage, sinon les revenus 2024. Il suffit qu'un seul membre du ménage n'ait pas encore son avis pour que l'ensemble bascule sur l'année d'avant. La conséquence est très concrète : si vos revenus ont baissé — départ à la retraite, décès du conjoint, fin d'activité —, déposer après la délivrance du nouvel avis peut faire passer le dossier de 50 % à 70 %. S'ils ont augmenté une seule année, c'est l'inverse. Cette bascule suit la mise à disposition de l'avis : vérifiez sa date sur votre espace particulier plutôt que de la supposer.
  5. Comparez votre total aux deux plafonds, dans cet ordre. D'abord la colonne « très modestes » : jusqu'à ce plafond inclus, le taux est de 70 %. Sinon la colonne « modestes » : jusqu'à ce plafond inclus, 50 %. Au-dessus, il n'y a pas d'aide, et l'Anah l'écrit sans détour : « Seuls les ménages aux revenus modestes et très modestes sont éligibles à MaPrimeAdapt'. » Un euro au-dessus du plafond « modestes » ferme le dispositif ; il n'existe pas de taux réduit de consolation.
  6. Au-delà de cinq personnes, ajoutez le montant « par personne supplémentaire » — et seulement là. Les tableaux s'arrêtent à cinq personnes puis donnent un incrément. Cet incrément ne sert qu'au-delà de la cinquième personne : il ne permet pas de reconstituer les lignes 2 à 5, comme le montre le contrôle de la note sous les tableaux. Pour six personnes et plus, partez de la ligne 5 publiée et ajoutez l'incrément autant de fois que nécessaire.
  7. Si vous n'avez pas d'avis d'imposition, demandez un avis de situation déclarative. L'article 4 de l'arrêté justifie les ressources « sur la base de l'avis d'impôt sur le revenu ou de l'avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu », et prévoit que les personnes non imposables produisent un avis de situation déclarative pour l'année considérée. Ce document — l'ASDIR — se télécharge gratuitement depuis l'espace particulier d'impots.gouv.fr. Point de blocage fréquent chez les personnes âgées non imposables : qui ne dépose aucune déclaration n'a ni avis ni ASDIR, et doit donc déclarer avant de pouvoir justifier ses ressources.
  8. Faites confirmer la tranche avant de faire chiffrer quoi que ce soit. Un conseiller France Rénov' vérifie votre ligne gratuitement au 0 808 800 700 (service gratuit + coût d'un appel). Ensuite, l'accompagnement par un assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) est obligatoire pour un dossier MaPrimeAdapt' : il revérifie la tranche pièces en main, et son forfait — 600 € TTC, ou 800 € avec rapport d'ergothérapie — est pris en charge par l'Anah en secteur diffus, et à 100 % par la collectivité territoriale lorsque le logement est dans le périmètre d'une opération programmée. Aucune de ces deux vérifications ne sort de votre poche, et elles précèdent utilement tout devis : le taux change le budget du simple au double.

Si vous préférez qu'on vous explique votre cas avant d'entamer les démarches, une ligne d'information est ouverte au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). Ce n'est jamais obligatoire et jamais un raccourci : le conseil de France Rénov' est gratuit, l'accompagnement de l'AMO est financé, et aucun appel ne modifie une tranche de barème. Ce site est édité par une société privée, sans lien avec l'Anah, France Rénov' ni aucune administration.

Pourquoi c'est bloqué

Les deux tableaux ci-dessous sont ceux du guide des aides financières de l'Anah, édition de septembre 2026, et leurs chiffres sont ceux de l'annexe de la circulaire NOR VLOL2534404C du 1er décembre 2025, qui les fixe. Ce sont des revenus fiscaux de référence annuels, applicables au 1er janvier 2026.

Personnes dans le ménageTrès modestes — aide de 70 %Modestes — aide de 50 %Intermédiaires — aucun droit à MaPrimeAdapt'
1 personne17 363 €22 259 €31 185 €
2 personnes25 393 €32 553 €45 842 €
3 personnes30 540 €39 148 €55 196 €
4 personnes35 676 €45 735 €64 550 €
5 personnes40 835 €52 348 €73 907 €
par personne en plus+ 5 151 €+ 6 598 €+ 9 357 €

Tableau intitulé par l'Anah « Plafonds de ressources hors Île-de-France et en outre-mer au 1er janvier 2026 ». La circulaire, elle, l'intitule « Autres collectivités ».

Personnes dans le ménage — Île-de-FranceTrès modestes — aide de 70 %Modestes — aide de 50 %Intermédiaires — aucun droit à MaPrimeAdapt'
1 personne24 031 €29 253 €40 851 €
2 personnes35 270 €42 933 €60 051 €
3 personnes42 357 €51 564 €71 846 €
4 personnes49 455 €60 208 €84 562 €
5 personnes56 580 €68 877 €96 817 €
par personne en plus+ 7 116 €+ 8 663 €+ 12 257 €

Le piège de la troisième colonne. Le barème publié par l'Anah aligne trois plafonds — et une quatrième colonne « supérieurs » —, et une lecture rapide fait croire à autant de niveaux d'aide. Il n'y en a que deux pour MaPrimeAdapt' : la circulaire précise elle-même qu'elle « intègre les plafonds des ressources “intermédiaires” applicables uniquement à l'aide MaPrimeRénov' ». La colonne « intermédiaires » — et, au-dessus d'elle, la catégorie « supérieurs » — concerne la rénovation énergétique, pas l'adaptation. Un ménage « intermédiaire » n'a aucun droit à MaPrimeAdapt' ; il peut en revanche relever de MaPrimeRénov', dont les conditions se vérifient sur france-renov.gouv.fr, ou de l'éco-prêt à taux zéro, que le guide de l'Anah présente comme « ouvert sans conditions de ressources ». Voir aussi les aides à l'amélioration de l'habitat.

Six personnes et plus. Les tableaux publiés s'arrêtent à cinq. Les valeurs ci-dessous appliquent simplement l'incrément publié à la ligne 5 ; elles ne figurent pas telles quelles dans le guide, et se font confirmer par le service instructeur.

PersonnesHors ÎdF — très modestesHors ÎdF — modestesÎle-de-France — très modestesÎle-de-France — modestes
6 personnes45 986 €58 946 €63 696 €77 540 €
7 personnes51 137 €65 544 €70 812 €86 203 €

N'essayez pas de recalculer les lignes 2 à 5 avec l'incrément. L'échelle n'est pas régulière : hors Île-de-France, partir de 40 835 € (5 personnes) et retirer trois fois 5 151 € donne 25 382 €, quand le barème publie 25 393 € pour deux personnes. Onze euros d'écart suffisent à classer un dossier dans la mauvaise tranche. L'incrément ne vaut qu'au-delà de la cinquième personne ; entre 1 et 5, on lit la ligne, on ne la calcule pas.

Ce que la révision annuelle a changé, en euros. Les plafonds sont relevés chaque 1er janvier. Voici l'écart réel entre le barème 2025 et le barème 2026, pris dans les annexes des deux circulaires successives de l'Anah.

Ligne du barèmeAu 1er janvier 2025Au 1er janvier 2026Écart
1 personne, très modestes, hors ÎdF17 173 €17 363 €+ 190 €
1 personne, modestes, hors ÎdF22 015 €22 259 €+ 244 €
2 personnes, très modestes, hors ÎdF25 115 €25 393 €+ 278 €
4 personnes, modestes, hors ÎdF45 234 €45 735 €+ 501 €
1 personne, très modestes, Île-de-France23 768 €24 031 €+ 263 €
5 personnes, modestes, Île-de-France68 123 €68 877 €+ 754 €

Un foyer refusé de peu en 2025 peut donc être éligible en 2026 sans que ses revenus aient bougé : quelques centaines d'euros de plafond en plus, et une année de revenus différente. C'est la raison la plus banale de redéposer un dossier, et personne ne la signale.

Comment vérifier qu'un barème lu ailleurs est bien celui de l'année en cours. L'article 5 de l'arrêté du 24 mai 2013 pose le principe : les plafonds sont révisés « chaque année par l'Agence nationale de l'habitat pour application au 1er janvier de l'année n, en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation hors tabac ». La circulaire restitue la mécanique : cette évolution « est calculée sur la base de la variation entre les années n-2 et n-1 de l'indice des prix à la consommation publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) au titre du mois de septembre », et « le plafond est arrondi au nombre entier supérieur ». Pour 2026, elle annonce + 1,105 %, à partir des indices de septembre 2024 (118,50) et septembre 2025 (119,81), publiés au Journal officiel le 17 octobre 2025. Détail qui a son importance si vous refaites le calcul : le taux annoncé est arrondi, et appliqué tel quel il rend 35 675 € là où le barème publie 35 676 € pour quatre personnes hors Île-de-France. C'est le rapport exact des deux indices, 119,81 / 118,50, qui reproduit les vingt-quatre valeurs « très modestes » et « modestes » des deux tableaux à partir de celles de 2025, sans une seule exception. Un barème qui ne se reconstitue pas ainsi depuis l'année précédente n'est pas celui de l'année en cours.

Délais à ne pas laisser passer

Sur cette page, les dates qui comptent ne sont pas celles de l'instruction — elles sont traitées sur MaPrimeAdapt' — mais celles qui déterminent quel barème et quels revenus s'appliqueront à votre dossier.

  • 1er janvier : le barème change. L'article 5 de l'arrêté du 24 mai 2013, modifié par l'arrêté du 22 novembre 2023, prévoit la révision des plafonds « chaque année par l'Agence nationale de l'habitat pour application au 1er janvier de l'année n ». Il n'y a donc pas de barème « de printemps » ni de rattrapage en cours d'année.
  • Mi-octobre : la hausse de l'année suivante devient calculable. Elle dépend de l'indice INSEE des prix à la consommation hors tabac du mois de septembre. Celui de septembre 2025 a été publié au Journal officiel le 17 octobre 2025 ; c'est de cette publication que sortent les plafonds 2026.
  • Fin d'année : la circulaire officialise les chiffres. Celle qui fixe les plafonds 2026 est signée du 1er décembre 2025 (NOR VLOL2534404C) par la directrice générale de l'Anah, et adressée aux préfets de région et de département délégués de l'agence ainsi qu'aux présidents des collectivités délégataires. Elle porte la mention « texte non paru au Journal officiel » : sa publication a eu lieu au Bulletin officiel du ministère chargé de la transition écologique, le 25 décembre 2025. À partir de là, le barème de l'année qui vient est public : si votre dossier n'est pas déposé et que le passage de l'année vous est favorable, l'information est disponible avant la fin de l'année.
  • La date de votre demande fixe l'année de revenus. C'est le point le plus souvent ignoré. Les ressources s'apprécient « à la date de la demande » selon l'article 3 : année n-1 si tous les avis du ménage sont disponibles, année n-2 sinon. Un dossier déposé quelques semaines plus tôt ou plus tard ne se juge donc pas sur les mêmes revenus. Demandez à votre AMO un écrit attestant la date de dépôt et conservez-le : c'est ce qui vous permettra de discuter l'année retenue.
  • Si la tranche retenue vous paraît fausse, demandez d'abord l'écrit. Réclamez la décision et faites-vous préciser deux choses : quelle année de revenus a été retenue, et quels avis ont été additionnés. La plupart des désaccords tiennent à l'une des deux — un avis manquant qui a fait basculer sur l'année d'avant, ou une personne comptée à tort dans le ménage. Fournissez la pièce absente (avis d'impôt ou avis de situation déclarative) et demandez le réexamen. Le recours gracieux auprès de l'Anah et la suite des voies de recours, avec leurs délais, sont détaillés sur MaPrimeAdapt' ; un travailleur social du CCAS peut monter cette demande avec vous, gratuitement.
  • Prochaine échéance connue : le barème au 1er janvier 2027, qui se calculera sur la variation de l'indice de septembre 2026 par rapport à septembre 2025. Tant qu'il n'est pas publié, les chiffres de cette page restent ceux en vigueur.

Ce que les textes tranchent, et ce qu'il faut faire écrire. Le « ménage » est défini comme « l'ensemble des personnes destinées à occuper le bien ». Cela règle un cas fréquent : si vous assurez la charge des travaux chez un ascendant sans habiter le logement, ce sont les occupants qui composent le ménage — la circulaire vise expressément les « propriétaires occupants et personnes assurant la charge des travaux notamment pour leurs ascendants ou descendants ». Deux situations, en revanche, ne sont réglées explicitement par aucune source officielle consultée : l'enfant majeur rattaché fiscalement mais logé ailleurs, et l'enfant en garde alternée. Ne les tranchez pas vous-même : posez la question au conseiller France Rénov' puis à l'AMO, et demandez que la réponse figure au dossier avant le dépôt. Un ménage mal composé, c'est un plafond faux, donc un taux faux.

L'organisme est joignable gratuitement

Tout ce qui permet de vérifier votre tranche est gratuit, et disponible sans intermédiaire. Commencez toujours par là.

  • France Rénov' : 0 808 800 700 (service gratuit + coût d'un appel), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h. C'est le point d'entrée officiel pour MaPrimeAdapt'. Les conseillers situent votre ménage dans le barème et orientent vers un AMO habilité. Ayez sous la main tous les avis d'imposition du foyer, pas seulement le vôtre.
  • france-renov.gouv.fr — le site officiel du service public de la rénovation de l'habitat, piloté par l'Anah. Selon l'édition de septembre 2026 du guide, « la création du dossier MaPrimeAdapt' se fait en ligne sur le site france-renov.gouv.fr ou au format papier ». On y trouve aussi l'annuaire des espaces conseil et un tchat gratuit en semaine.
  • anah.gouv.fr — l'Agence nationale de l'habitat publie en téléchargement libre le guide « Les aides financières en 2026 » (édition de septembre 2026), dont les deux tableaux de plafonds figurent en tête, et le mode d'emploi MaPrimeAdapt'. C'est le document à ouvrir plutôt qu'un chiffre recopié : chaque édition porte sa date.
  • La circulaire qui fixe les plafonds — NOR VLOL2534404C du 1er décembre 2025, publiée au Bulletin officiel du ministère chargé de la transition écologique (et non au Journal officiel). C'est la source primaire : son annexe donne les deux tableaux chiffrés, sous les intitulés « Île-de-France » et « Autres collectivités », et son texte le taux de revalorisation et les indices utilisés.
  • Légifrance — l'arrêté du 24 mai 2013 relatif aux plafonds de ressources applicables à certains bénéficiaires des subventions de l'Anah, modifié notamment par l'arrêté du 22 novembre 2023. Articles utiles : 1er (plafonds « très modestes », définition du ménage, rôle de la localisation), 2 (plafonds « modestes » et « intermédiaires »), 3 (somme des revenus fiscaux de référence et année retenue), 4 (pièces justificatives), 5 (révision annuelle).
  • impots.gouv.fr — votre espace particulier donne le revenu fiscal de référence de chaque année et permet d'éditer un avis de situation déclarative (ASDIR) quand on n'est pas imposable. Gratuit, immédiat, et c'est la pièce que l'arrêté exige dans ce cas.
  • France services — accompagnement gratuit pour créer un compte, retrouver un avis ou scanner des pièces ; le guide de l'Anah signale d'ailleurs que ses agents peuvent assister les usagers en cas de difficulté avec les démarches numériques. Carte des lieux sur france-services.gouv.fr ; voir France services.
  • 3939 Allô Service Public (« service gratuit, coût de l'appel selon opérateur ») — renseignement administratif, dont le logement. Ses plages d'ouverture ne sont pas les mêmes tous les jours de la semaine : vérifiez-les sur sa fiche à l'annuaire de service-public.fr. Il n'a pas accès aux dossiers personnels et ne peut pas dire dans quelle tranche vous serez classé.
  • CCAS de votre mairie — un travailleur social reprend le calcul avec vous, cherche des cofinancements pour le reste à charge et rédige un recours, gratuitement : voir joindre le CCAS.
  • Votre conseil départemental et votre MDPH — pour les aides qui ne passent pas par le barème de l'Anah : l'allocation personnalisée d'autonomie côté département, la prestation de compensation du handicap côté MDPH. Voir joindre la MDPH.
  • mesdroitssociaux.gouv.fr — le simulateur public et gratuit, pour faire le tour de vos autres droits ; notre page à quelles aides ai-je droit en explique la méthode.

Questions fréquentes

Quels sont les plafonds de ressources de MaPrimeAdapt' en 2026 ?

Hors Île-de-France et en outre-mer, au 1er janvier 2026 : le plafond « très modestes » (aide de 70 %) va de 17 363 € pour une personne à 40 835 € pour cinq, avec + 5 151 € par personne supplémentaire ; le plafond « modestes » (aide de 50 %) va de 22 259 € à 52 348 €, avec + 6 598 €. En Île-de-France, les mêmes bornes sont de 24 031 € à 56 580 € (+ 7 116 €) et de 29 253 € à 68 877 € (+ 8 663 €). Ce sont des revenus fiscaux de référence, additionnés pour toutes les personnes du ménage. Au-dessus du plafond « modestes », MaPrimeAdapt' n'est pas due.

Quelle année de revenus l'Anah regarde-t-elle ?

Celle que fixe la date de votre demande, pas le calendrier. L'article 3 de l'arrêté du 24 mai 2013 retient les revenus « de la dernière année précédant celle de la demande de subvention » si les avis correspondants sont disponibles « pour l'ensemble du ménage, à la date de la demande », et à défaut ceux de l'avant-dernière année. Pour une demande déposée en 2026 : revenus 2025 si toutes les personnes du ménage ont leur avis, sinon revenus 2024. Il suffit qu'un membre du ménage n'ait pas encore le sien pour que l'ensemble bascule sur l'année d'avant.

Qui compte dans le « ménage » pour ce barème ?

Pas votre foyer fiscal : l'arrêté du 24 mai 2013 dispose que « l'ensemble des personnes destinées à occuper le bien constitue un ménage au sens du présent arrêté ». On compte donc les futurs occupants du logement, et on additionne leurs revenus fiscaux de référence, y compris s'ils ont des avis d'imposition distincts. Si vous financez des travaux chez un ascendant sans y habiter, ce sont les occupants qui forment le ménage. Deux cas ne sont réglés par aucune source officielle consultée — l'enfant majeur rattaché fiscalement mais logé ailleurs, et l'enfant en garde alternée : faites préciser la réponse par un conseiller France Rénov' puis par l'AMO, et demandez qu'elle figure au dossier.

Je suis dans la colonne « intermédiaires » : ai-je droit à quelque chose ?

Pas à MaPrimeAdapt'. Le guide de l'Anah est explicite : « Seuls les ménages aux revenus modestes et très modestes sont éligibles à MaPrimeAdapt'. » La colonne « intermédiaires » ne figure au barème que parce que la circulaire « intègre les plafonds des ressources “intermédiaires” applicables uniquement à l'aide MaPrimeRénov' ». Restent donc la rénovation énergétique (conditions à vérifier sur france-renov.gouv.fr), l'éco-prêt à taux zéro, que le guide présente comme « ouvert sans conditions de ressources », et les aides qui ne dépendent pas de ce barème : APA du département, PCH via la MDPH, aides de votre caisse de retraite.

Où faire vérifier ma tranche gratuitement ?

Au 0 808 800 700, le numéro de France Rénov' (service gratuit + coût d'un appel), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h : un conseiller situe votre ménage dans le barème et vous oriente vers un assistant à maîtrise d'ouvrage. L'accompagnement par cet AMO est obligatoire pour un dossier MaPrimeAdapt', et son forfait (600 € TTC, 800 € avec rapport d'ergothérapie) est pris en charge par l'Anah en secteur diffus, et à 100 % par la collectivité en opération programmée. Le CCAS de votre mairie et France services reprennent aussi le calcul avec vous sans frais. Munissez-vous de tous les avis d'imposition du foyer.

Comment savoir si le barème que je lis est celui de 2026 ?

En le reconstituant. Les plafonds sont révisés au 1er janvier « en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation hors tabac » du mois de septembre, arrondi au nombre entier supérieur. Pour 2026, la circulaire du 1er décembre 2025 annonce + 1,105 %, à partir des indices de septembre 2024 (118,50) et septembre 2025 (119,81), publiés au Journal officiel le 17 octobre 2025. Le rapport exact 119,81 / 118,50 appliqué aux valeurs 2025 redonne toutes les valeurs 2026 du barème. Un tableau qui ne se reconstitue pas ainsi n'est pas à jour : reprenez-le dans le guide de l'Anah ou dans l'annexe de la circulaire.

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

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