L'aide à la recherche du premier emploi (ARPE) n'est plus attribuée depuis le 1er janvier 2019 : l'article 50 de la loi du 8 août 2016 qui la créait est affiché « abrogé » sur Legifrance, abrogation prononcée par la loi de finances pour 2019, et il n'existe plus aucun guichet où déposer une demande.
Elle n'a pas été remplacée par un dispositif équivalent. Si vous cherchez votre premier emploi, l'interlocuteur est aujourd'hui votre mission locale ou France Travail, notamment à travers le contrat d'engagement jeune.
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Aucune condition ne donne plus accès à l'ARPE. L'aide est fermée depuis le 1er janvier 2019. Sur Legifrance, l'article 50 de la loi du 8 août 2016, seule base légale de l'aide, porte la mention « Abrogé par LOI n°2018-1317 du 28 décembre 2018 - art. 247 (V) » et une période de validité « du 10 août 2016 au 1er janvier 2019 » (legifrance.gouv.fr). Il est donc inutile de vérifier si vous remplissez les anciens critères.
À titre historique, l'ARPE s'adressait aux jeunes de moins de 28 ans, en recherche d'emploi, titulaires d'un diplôme à finalité professionnelle et qui avaient été boursiers sur critères sociaux lors de leur dernière année d'études, ou dont les ressources respectaient les plafonds équivalents pour les diplômés par apprentissage. La demande devait être déposée dans les quatre mois suivant la publication des résultats de l'examen : ces conditions n'ouvrent plus aucun droit.
Si vous cherchez aujourd'hui un premier emploi, le dispositif d'accompagnement le plus proche est le contrat d'engagement jeune (CEJ). Ce n'est pas le successeur de l'ARPE, supprimée sans remplacement : c'est un dispositif distinct, avec ses propres conditions. Conditions relevées sur la fiche service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er avril 2026 :
Aucune demande d'ARPE n'est possible. La procédure de dépôt en ligne a fermé avec la suppression de l'aide : il n'existe plus de plateforme, plus de formulaire, et plus de campagne de dépôt au mois de juillet. Il est également inutile d'écrire à un CROUS pour cette aide : il ne l'instruit plus.
Pour être accompagné dans la recherche d'un premier emploi :
Vous pouvez aussi être reçu gratuitement dans une France Services, au CCAS de votre commune ou auprès du service social de votre département, pour faire le tour de vos droits et être aidé à préparer un dossier.
Plus aucun organisme ne verse l'ARPE. Jusqu'en 2019, la demande était instruite par le CROUS pour les diplômés de l'enseignement supérieur et par l'Agence de services et de paiement pour les diplômés de la voie scolaire. Ni l'un ni l'autre n'instruisent plus cette aide.
Pour un premier emploi, les interlocuteurs sont aujourd'hui :
Les informations de référence sur le contrat d'engagement jeune sont publiées sur service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 1er avril 2026.
Aucun montant n'est plus versé au titre de l'ARPE depuis le 1er janvier 2019, et il n'y a pas de droits en cours à faire valoir : l'article 50 de la loi du 8 août 2016 attribuait l'aide « pour une durée de quatre mois » et sa validité s'est éteinte au 1er janvier 2019, si bien qu'aucun versement ne peut être en cours aujourd'hui.
À titre historique, l'arrêté du 8 août 2016 fixait les montants mensuels suivants : 200 € pour un diplômé de l'enseignement scolaire à finalité professionnelle ; 300 € pour un diplômé de l'enseignement supérieur à finalité professionnelle par apprentissage ; et, pour un diplômé du supérieur sous statut étudiant, un montant égal à la bourse perçue la dernière année d'études. La durée maximale de quatre mois, elle, était fixée par la loi.
Montant utile aujourd'hui : l'allocation du contrat d'engagement jeune, attribuée selon les ressources et la situation fiscale du jeune. Montants relevés sur la fiche service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er avril 2026 :
Durée : le contrat est conclu pour un an au maximum, prolongeable de six mois. L'allocation est cumulable avec l'AAH ; un revenu d'activité en est déduit en partie ; elle ne se cumule pas avec le RSA, sauf lorsque le jeune est enfant à charge d'un allocataire. Elle peut être réduite, voire supprimée, si les engagements du contrat ne sont pas tenus. Ces sommes sont des maximums : le montant exact dépend des ressources et de la situation fiscale, et se voit avec le conseiller qui élabore le contrat.
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