Bourse régionale des formations sanitaires et sociales (infirmier, aide-soignant, travail social)

Une bourse d'études existe pour les formations d'infirmier, d'aide-soignant et du travail social. Elle ne vient pas du Crous, mais de votre Région : c'est ce qui explique que les montants et les dates changent d'un bout de la France à l'autre. La règle, elle, est largement commune.

Mis à jour le

La bourse des formations sanitaires et sociales est versée par votre Région, pas par le Crous. Depuis 2004, chaque conseil régional en fixe lui-même la nature, le niveau et les conditions d'attribution : il n'existe donc ni montant national, ni calendrier national, mais autant de dispositifs que de Régions. Ce qui est commun partout : elle ne se cumule ni avec une bourse du Crous ni avec une rémunération (apprentissage, salaire, allocation France Travail), elle se calcule sur les ressources du foyer et elle suppose l'assiduité. Les montants et les dates de dépôt se lisent sur le site de votre Région.

Si la rentrée est là et que la bourse n'est pas encore versée, ne restez pas sans rien demander. Le Crous instruit une aide ponctuelle destinée aux difficultés graves survenant en cours d'année, ouverte aux étudiants en formation initiale, boursiers ou non ; une aide annuelle existe aussi, mais elle répond à des situations précises (rupture familiale, autonomie avérée, reprise d'études) et suppose une condition d'âge. La demande passe par le service social du Crous, qui reçoit gratuitement et sur rendez-vous et vous dira laquelle correspond à votre situation. Le CCAS de votre commune peut accorder une aide alimentaire ou énergie et vous orienter vers une épicerie solidaire. Vos droits au logement et à la prime d'activité se vérifient sur mesdroitssociaux.gouv.fr.

Si vous êtes sans hébergement, le 115 est gratuit et joignable 24h/24. Si vous allez très mal, le 3114 est gratuit, confidentiel et ouvert 24h/24 pour la souffrance psychique.

Que faire, dans l'ordre

  1. Identifiez la collectivité qui paie : c'est une Région, pas le Crous. La loi du 13 août 2004 a transféré aux Régions la charge des formations sanitaires et sociales. Deux articles disent la même chose et expliquent tout le reste : pour les formations paramédicales et de sage-femme, « La nature, le niveau et les conditions d'attribution de ces aides sont fixés par délibération du conseil régional » (article L4383-4 du code de la santé publique) ; pour le travail social, la Région est également compétente, « la nature, le montant et les conditions d'attribution de ces aides » étant fixés par délibération, un décret ne fixant que des règles minimales de taux et de barème (article L451-3 du code de l'action sociale et des familles). Autant de règlements, de barèmes et de calendriers qu'il y a de conseils régionaux : aucun site national ne peut vous donner votre montant.
  2. C'est la Région de votre institut de formation qui est compétente, pas celle de votre domicile. La bourse suit l'institut, agréé et financé par la Région. Et la loi interdit d'exiger de vous une condition de résidence pour les formations paramédicales et de sage-femme : « Aucune condition de résidence ne peut être exigée des élèves et étudiants » (article L4383-4 du code de la santé publique) ; plusieurs règlements régionaux le reprennent expressément. Si vous habitez un département et étudiez dans un autre, vous déposez donc auprès de la Région de votre institut : c'est la première ligne à vérifier dans le règlement, avant même les plafonds.
  3. Contrôlez que vous êtes bien en formation initiale et non rémunéré. La bourse s'adresse aux élèves et étudiants qui ne perçoivent aucune rémunération au titre de leur formation. Sont généralement exclus : les apprentis et les contrats de professionnalisation, les salariés en formation continue ou en promotion professionnelle, les agents publics en poste ou en congé de formation, les personnes financées par un opérateur de compétences, et les demandeurs d'emploi indemnisés par France Travail pendant la formation. Ce n'est pas une pénalité : c'est le principe de non-cumul entre une bourse et un revenu de formation. Si vous relevez de l'un de ces cas, votre financement existe, mais il porte un autre nom et se demande ailleurs.
  4. Repérez la voie de dépôt : téléservice régional ou Dossier social étudiant. La majorité des Régions ont leur propre plateforme de demande. Plusieurs, en revanche, ont confié l'instruction et le paiement au Crous, qui reçoit alors la demande par le Dossier social étudiant assorti de spécificités : c'est le cas notamment en Normandie, en Centre-Val de Loire et en Pays de la Loire. Ces délégations évoluent : vérifiez pour l'année en cours sur le site de votre Région ou de votre Crous. Passer par le Crous ne transforme pas la bourse en bourse du Crous : la Région reste celle qui décide et qui finance.
  5. Rassemblez les pièces de ressources avant d'ouvrir le dossier. Les règlements retiennent le revenu fiscal du foyer sur un avis d'imposition antérieur, et corrigent ce revenu par des points de charge : nombre de frères et sœurs à charge, autres personnes à charge, distance entre le domicile et le lieu de formation, situation de handicap. Vous ne serez rattaché à vos propres revenus que si le règlement reconnaît votre indépendance, et les critères varient d'une Région à l'autre : âge, déclaration fiscale distincte, logement et ressources propres. L'année fiscale de référence, les critères d'indépendance et la liste exacte des points de charge figurent dans le règlement de votre Région.
  6. Déposez dans la fenêtre de votre Région, et redéposez chaque année. Les campagnes n'ouvrent pas toutes en même temps et ne suivent pas la rentrée : certaines Régions ouvrent au printemps la campagne des étudiants déjà en cours de cursus et plus tard celle des entrants, et une campagne distincte existe pour les rentrées décalées de janvier ou février. La bourse n'est pas reconduite automatiquement d'une année sur l'autre : chaque année de formation suppose une nouvelle demande.
  7. Remettez votre notification à l'institut de formation dans le délai indiqué. Vous recevez d'abord une notification conditionnelle, puis une notification définitive après confirmation de votre inscription par l'institut. C'est ce document que le secrétariat attend, souvent avant une date limite. Passé cette date, plusieurs règlements prévoient que les versements ne sont plus rétroactifs : vous gardez la bourse, mais vous perdez les mensualités antérieures.
  8. Faites jouer les droits qui s'y attachent. Le statut de boursier régional ouvre l'exonération de la contribution de vie étudiante et de campus — dans les Régions dont le Crous instruit les dossiers, la notification conditionnelle suffit à la déclencher —, et l'exonération des frais de scolarité quand le règlement régional la prévoit. Une demande de logement en résidence Crous, elle, passe par le Dossier social étudiant, y compris quand votre bourse est régionale. Ces droits ne se déclenchent pas seuls : ils se demandent, notification en main.

Toutes ces démarches sont gratuites : elles se font auprès de votre conseil régional, du Crous ou du secrétariat de votre institut de formation. Si vous voulez faire le point sur votre situation avant de déposer — non-cumul, changement de statut, pièces à réunir —, une aide par téléphone est disponible au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). C'est un service privé d'information, sans lien avec les Régions, le Crous ni aucune administration : il n'instruit aucun dossier et ne dépose aucune demande à votre place.

Pourquoi c'est bloqué

Votre situationCe que prévoit la règle communeCe que vous vérifiez, et où
Vous étiez boursier du Crous à l'université et vous entrez en institut de formationLes deux bourses ne se cumulent pas. Selon la formation et la Région, vous relevez de l'une ou de l'autre, jamais des deux : plusieurs règlements écartent expressément les personnes éligibles aux bourses nationales du Crous.Le règlement régional dit laquelle s'applique à votre diplôme. En cas de doute, posez la question au secrétariat de l'institut avant de déposer : un dossier déposé au mauvais guichet fait perdre la fenêtre de campagne.
Vous signez un contrat d'apprentissage, en entrée ou en cours d'annéeL'apprenti est rémunéré par son employeur : il sort du champ de la bourse. Les Régions prévoient pour lui d'autres aides, distinctes.Signalez le changement à la Région sans attendre. Une bourse maintenue après le début du contrat devient un trop-perçu, réclamé au prorata des mois concernés.
Vous êtes salarié en reconversion, en promotion professionnelle ou financé par un opérateur de compétencesUne formation rémunérée ou financée par l'employeur exclut la bourse. Le principe est le même que pour l'apprentissage.Regardez d'abord ce que couvre votre financement (salaire maintenu, frais pédagogiques). La question à poser à votre employeur ou à l'organisme financeur est celle du reste à charge, pas celle de la bourse.
Vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par France TravailUne allocation versée pendant la formation ne se cumule pas avec la bourse régionale : les règlements citent l'ARE et les allocations de formation.Votre interlocuteur est France Travail au 3949 (numéro non surtaxé : appel gratuit ou décompté de votre forfait selon l'opérateur), pour savoir sous quel statut votre formation est prise en charge.
Vous êtes demandeur d'emploi non indemniséL'absence de rémunération ne ferme pas la porte : c'est le cas où la bourse régionale est souvent la seule ressource possible. Certains règlements traitent à part les bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique.Le règlement de votre Région précise si ce statut est éligible et sous quelles conditions de ressources.
Vous redoublez, ou vous reprenez une année interrompueLe redoublement n'est pas traité partout de la même façon : certaines Régions le financent une fois, d'autres le refusent, d'autres l'examinent au cas par cas.C'est l'un des trois points où les règlements divergent le plus, avec les montants et les dates. À lire noir sur blanc avant de vous engager sur une seconde année.
Vous interrompez ou abandonnez la formationLa bourse est due pour la période de présence effective. Au-delà, les sommes versées deviennent un indu.Prévenez la Région et l'institut le jour de l'interruption. Un remboursement calculé au prorata et annoncé par vous coûte toujours moins qu'un indu découvert plus tard.
Vous êtes absent de façon répétéeL'assiduité est une condition de maintien, pas une formalité. L'institut transmet les absences à la Région.Faites justifier les absences au fil de l'eau auprès du secrétariat. Une absence régularisée tard reste une absence non justifiée dans le dossier transmis.
Vous vivez seul et déclarez vos revenus séparément de vos parentsL'indépendance ne se présume pas : chaque règlement fixe ses propres critères — âge, déclaration fiscale distincte, logement et ressources propres.La déclaration séparée ne suffit pas partout à elle seule. La liste des conditions est dans le règlement régional ; réunissez les justificatifs de logement et de revenus avant de la revendiquer.
Vous préparez un diplôme d'État de niveau 3 ou 4 (aide-soignant, accompagnant éducatif et social, auxiliaire de puériculture)Ces formations relèvent bien de la compétence régionale, avec des barèmes propres, distincts de ceux des formations post-bac.Ne vous fiez pas au barème affiché pour les infirmiers : cherchez la grille correspondant à votre niveau de diplôme dans le même règlement.

Délais à ne pas laisser passer

Les Régions publient leurs montants, leurs plafonds et leurs dates. Ce qu'elles décrivent rarement, c'est ce qui se passe entre le dépôt et le premier virement, et ce qui fait perdre la bourse une fois obtenue. Ce sont pourtant les deux moments où les dossiers se cassent.

  • Le calendrier ne suit pas la rentrée, et il n'est pas unique dans une même Région. Une campagne peut ouvrir au printemps pour les étudiants déjà inscrits, en été ou à l'automne pour les entrants, et une troisième existe pour les rentrées décalées de janvier ou de février. Un étudiant admis tardivement, sur liste complémentaire ou par une procédure de rattrapage, arrive donc souvent après l'ouverture de la campagne qui le concerne. La méthode qui protège : repérer la fenêtre de dépôt avant de connaître le résultat de l'admission, et déposer dès son ouverture — la décision est d'abord conditionnelle, l'inscription effective étant confirmée ensuite par l'institut.
  • Le premier versement n'arrive pas le mois de la rentrée. Entre le dépôt, l'instruction, la notification conditionnelle, la confirmation d'inscription par l'institut et la mise en paiement, plusieurs semaines passent. Les règlements annoncent rarement un délai de versement : c'est précisément ce qu'il faut demander, en début d'année, au secrétariat de l'institut, qui voit passer les promotions précédentes. Posez la question ainsi : « pour la promotion de l'an dernier, quand le premier versement est-il tombé ? » Le délai de trésorerie qui sépare la rentrée du premier virement est le vrai risque de cette bourse, et il se prépare.
  • La notification conditionnelle a une date limite, et elle ne se rattrape pas. Plusieurs règlements — dont ceux instruits par les Crous — prévoient qu'un étudiant qui remet sa notification à l'institut après une date fixée conserve sa bourse mais perd les mensualités antérieures, sans rétroactivité. C'est une perte sèche qui tient à un document transmis en retard, pas à un droit. Dès réception de la notification, même conditionnelle, portez-la au secrétariat et faites-en accuser réception.
  • La CVEC se paie souvent avant que la bourse soit accordée, et son remboursement se demande. Les boursiers régionaux des formations sanitaires, paramédicales et sociales sont exonérés de la contribution de vie étudiante et de campus. Mais l'inscription a lieu en été, la notification arrive plus tard : beaucoup paient d'abord. Le remboursement existe, il n'est pas automatique, et la fenêtre pour le demander se ferme au 31 mai de l'année universitaire concernée, sur cvec.etudiant.gouv.fr, rubrique de demande de remboursement, notification à l'appui (FAQ CVEC, etudiant.gouv.fr). Une attestation reste à récupérer même en cas d'exonération d'emblée : l'établissement la réclame à l'inscription.
  • Ce qui fait perdre la bourse en cours d'année tient en quatre lignes. Un changement de statut qui apporte une rémunération (contrat d'apprentissage, embauche, ouverture d'une allocation France Travail) ; l'interruption ou l'abandon de la formation ; un défaut d'assiduité remonté par l'institut ; une pièce demandée en cours d'instruction et jamais transmise. Dans les trois premiers cas, la Région recalcule le droit et réclame le trop-perçu, en général au prorata des mois indus. Le déclarer soi-même, tout de suite, change la nature du dossier : on discute d'un montant et d'un échéancier, pas d'une régularisation subie.
  • Le recours ne se fait pas là où l'on croit. Une décision de bourse régionale n'est pas une décision de la Caf ni du Crous : c'est une décision administrative d'une collectivité territoriale. Elle ne relève donc pas du pôle social du tribunal judiciaire, mais du juge administratif. Le délai de droit commun est de deux mois à compter de la notification (article R421-1 du code de justice administrative). En pratique, commencez par le recours gracieux prévu par le règlement régional, adressé au président du conseil régional : il est gratuit, formé dans le délai il le proroge, et la plupart des désaccords s'y règlent (erreur sur les ressources retenues, point de charge oublié, pièce non prise en compte).
  • Un délai qui n'est pas écrit sur la notification ne vous est pas opposable. « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision » (article R421-5 du code de justice administrative). Si votre courrier de refus n'indique ni le tribunal compétent ni le délai, le délai de deux mois ne s'est pas déclenché. Le Conseil d'État a toutefois posé qu'on ne peut pas contester indéfiniment : au-delà d'un délai raisonnable, en principe d'un an à compter de la connaissance de la décision, le recours n'est plus recevable (décision d'assemblée Czabaj du 13 juillet 2016). Conservez donc la notification et son enveloppe, et n'attendez pas.
  • Demandez la motivation si elle manque. Un refus qui ne dit pas pourquoi ne se conteste pas utilement. Demandez par écrit à la Région le détail du calcul : revenu retenu, année fiscale de référence, points de charge appliqués. C'est souvent là que se loge l'erreur — un revenu exceptionnel compté comme un revenu courant, un frère ou une sœur à charge oublié, une distance domicile-institut mal évaluée.

Ce que cette page ne peut pas vous donner, volontairement : un montant. Il n'existe pas de barème national des bourses sanitaires et sociales, et toute page qui en annonce un se trompe pour une partie des lecteurs. Les grilles, les plafonds de ressources et les dates de campagne sont publiés par chaque conseil régional, révisés chaque année : c'est là, et seulement là, qu'ils se vérifient.

L'organisme est joignable gratuitement

Toutes les démarches décrites ici sont gratuites. Voici les interlocuteurs à solliciter en priorité, dans cet ordre :

  • Votre conseil régional : c'est lui qui publie le règlement, le barème, le calendrier, et qui verse. Les coordonnées et les téléservices de chaque Région sont accessibles depuis l'annuaire de l'administration sur lannuaire.service-public.gouv.fr. Nous ne publions pas de numéro régional : ils diffèrent d'une Région à l'autre et changent, l'annuaire officiel fait foi.
  • Le secrétariat de votre institut de formation (IFSI, IFAS, école du travail social) : c'est le canal le plus rapide et le plus concret. Il connaît la campagne en cours, les délais de remise de la notification, et il est en lien direct avec le service des bourses de la Région.
  • Le Crous, si votre Région lui a confié l'instruction : demande par le Dossier social étudiant, informations sur etudiant.gouv.fr et sur le site du Crous de votre académie. Le service social du Crous reçoit gratuitement, y compris pour un problème de trésorerie.
  • La CVEC : exonération, attestation et demande de remboursement sur cvec.etudiant.gouv.fr.
  • Renseignement administratif général : 3939 Allô Service Public (service gratuit, coût de l'appel selon opérateur), et les fiches de service-public.gouv.fr.
  • Vos autres droits, notamment l'aide au logement : Caf, 3230 (service gratuit + prix d'un appel). Les téléconseillers répondent généralement du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30 ; certaines caisses annoncent une plage plus courte. Les horaires des points d'accueil, eux, varient d'une caisse à l'autre et figurent sur caf.fr. Vous pouvez aussi faire le tour de vos droits sur mesdroitssociaux.gouv.fr.
  • Un accueil près de chez vous : un espace France Services accompagne gratuitement vos démarches en ligne, et le CCAS de votre commune peut vous orienter et instruire une aide d'urgence.

Questions fréquentes

Qui verse la bourse des formations sanitaires et sociales : le Crous ou la Région ?

C'est la Région qui décide et qui finance, depuis la loi du 13 août 2004. Le Crous n'intervient que dans les Régions qui lui ont confié l'instruction des dossiers — c'est le cas notamment en Normandie, en Centre-Val de Loire et en Pays de la Loire : la demande passe alors par le Dossier social étudiant, mais la décision et le financement restent régionaux. C'est une confusion fréquente, et elle a une conséquence pratique : en cas de désaccord, votre interlocuteur est le conseil régional, pas le Crous.

Quel est le montant de la bourse régionale sanitaire et sociale ?

Il n'y a pas de réponse nationale, et méfiez-vous des pages qui en donnent une. Chaque conseil régional fixe par délibération la nature, le niveau et les conditions d'attribution de ces aides : autant de grilles qu'il y a de Régions, révisées chaque année. Les montants varient aussi selon le niveau du diplôme préparé. La seule source fiable est le règlement des bourses publié par votre Région, que le secrétariat de votre institut de formation peut vous transmettre directement.

Peut-on cumuler la bourse régionale avec une bourse du Crous ?

Non. Les deux dispositifs ne se cumulent pas : selon la formation et la Région, vous relevez de l'un ou de l'autre, et plusieurs règlements écartent expressément les personnes éligibles aux bourses nationales du Crous. Si vous étiez boursier sur critères sociaux à l'université et que vous entrez en institut de formation, vérifiez avant de déposer laquelle des deux bourses s'applique à votre diplôme. Un dossier déposé au mauvais guichet ne bascule pas tout seul : il fait perdre la fenêtre de campagne, qui n'est pas la même des deux côtés.

Je suis apprenti ou salarié en reconversion : puis-je demander cette bourse ?

Non, dans la quasi-totalité des règlements. La bourse s'adresse aux personnes en formation initiale qui ne perçoivent aucune rémunération au titre de leur formation. L'apprenti est payé par son employeur, le salarié en promotion professionnelle est financé par un autre circuit, et une allocation de France Travail versée pendant la formation ne se cumule pas non plus avec la bourse. Cela ne veut pas dire qu'aucune aide n'existe : elle porte simplement un autre nom, et se demande auprès de votre employeur, de votre opérateur de compétences, de France Travail au 3949 (numéro non surtaxé : appel gratuit ou décompté de votre forfait selon l'opérateur), ou de la Région au titre de ses aides à l'apprentissage.

Qu'est-ce qui peut me faire perdre la bourse en cours d'année ?

Quatre situations, communes à presque tous les règlements : un changement de statut qui vous apporte une rémunération (contrat d'apprentissage, embauche, ouverture d'une allocation), l'interruption ou l'abandon de la formation, un défaut d'assiduité signalé par l'institut, et une pièce demandée en cours d'instruction qui n'est jamais transmise. Dans les trois premiers cas, la Région recalcule votre droit et réclame le trop-perçu, en général au prorata des mois concernés. Le signaler vous-même dès que la situation change ne fait rien perdre : cela transforme une régularisation subie en discussion sur un montant et un échéancier.

Je suis admis en institut après la fermeture de la campagne : que faire ?

Contactez sans attendre le service des bourses de votre Région et le secrétariat de l'institut. Beaucoup de Régions ouvrent plusieurs campagnes dans l'année, dont une pour les rentrées décalées de janvier ou de février, et certaines examinent les demandes tardives des admis sur liste complémentaire. Si aucune fenêtre n'est ouverte, le service social du Crous peut instruire une aide, y compris pour un étudiant non boursier. Le règlement régional et le secrétariat sont les deux seuls endroits où cette réponse se vérifie : elle n'est pas la même partout.

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

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