Chèque énergie 2026 : ce qui remplace le tarif de première nécessité EDF et le tarif spécial de solidarité gaz

Le chèque énergie remplace depuis 2018 le tarif de première nécessité EDF et le tarif spécial de solidarité gaz. Pour la campagne 2026, il va de 48 € à 277 €, 153 € en moyenne. Vous pouvez y avoir droit si votre revenu fiscal de référence 2024 est inférieur à 11 000 € par unité de consommation et qu'un membre du foyer a un contrat d'électricité.

Vérifié le 31 juillet 2026 — source : Légifrance — arrêté du 31 juillet 2025 fixant les critères d'éligibilité au chèque énergie et le plafond aux frais de gestion pouvant être déduits de l'aide spécifique

Barème

Barème du chèque énergie en vigueur — arrêté du 31 juillet 2025, article 2 (valeurs faciales TTC)
Revenu fiscal de référence par unité de consommation (revenus 2024 pour la campagne 2026) 1 UC Plus de 1 et moins de 2 UC 2 UC et plus
Moins de 5 700 € 194 € 240 € 277 €
De 5 700 € à moins de 6 800 € 146 € 176 € 202 €
De 6 800 € à moins de 7 850 € 98 € 113 € 126 €
De 7 850 € à moins de 11 000 € 48 € 63 € 76 €

1. Le « tarif de première nécessité EDF » existe-t-il encore ?

Non. Le tarif de première nécessité (TPN), que beaucoup appelaient « tarif social de l'électricité » ou « tarif EDF », n'existe plus. Créé par le décret n° 2004-325 du 8 avril 2004, il prenait la forme d'une déduction forfaitaire appliquée directement sur la facture d'électricité, calculée selon la composition du foyer et la puissance souscrite du compteur (3, 6, 9 kVA et plus). Il était réservé aux personnes dont les ressources ouvraient droit à la CMU-C ou à l'ACS, puis, après 2013, à un plafond de revenu fiscal de référence par part.

Le décret n° 2016-555 du 6 mai 2016 a arrêté ces droits au 31 décembre 2017. Depuis le 1er janvier 2018, aucun fournisseur d'électricité, EDF compris, n'applique de tarif social : c'est le chèque énergie qui a pris le relais. Inutile donc d'appeler EDF pour demander le TPN, et inutile d'être client d'EDF pour recevoir un chèque énergie — il est accepté chez tous les fournisseurs.

2. Et le « tarif spécial de solidarité » du gaz ?

Il a disparu à la même date. Le tarif spécial de solidarité (TSS) du gaz naturel, institué par le décret n° 2008-778 du 13 août 2008, était lui aussi une déduction forfaitaire sur la facture, établie en fonction de la tranche de consommation et du nombre d'unités de consommation du foyer. Il était attribué automatiquement aux bénéficiaires du TPN titulaires d'un contrat de gaz individuel.

Le même décret du 6 mai 2016 a mis fin aux droits au TSS le 31 décembre 2017, les protections associées étant maintenues jusqu'au 30 avril 2018. Vous n'avez donc plus rien à demander à votre fournisseur de gaz : il n'attribue aucune aide sociale et ne peut pas vous inscrire. Le chèque énergie a précisément l'avantage de couvrir les deux énergies d'un coup, et bien d'autres : un seul dispositif, quel que soit votre mode de chauffage.

3. Qui a droit au chèque énergie en 2026 ?

Le chèque énergie repose sur un critère fiscal, et lui seul. L'article R. 124-1 du code de l'énergie et l'article 1er de l'arrêté du 31 juillet 2025 posent trois conditions :

  • le revenu fiscal de référence du foyer doit être inférieur à 11 000 € par unité de consommation. Le code retient le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année : pour la campagne 2026, ce sont les revenus de 2024 ;
  • un membre du foyer fiscal doit être titulaire d'un contrat de fourniture d'électricité pour le logement ;
  • le logement doit être la résidence principale. Un seul chèque est attribué par logement.

Un exemple : un couple avec un enfant compte 1,8 unité de consommation (voir la section suivante). Son revenu fiscal de référence doit donc rester inférieur à 1,8 × 11 000 €, soit 19 800 €.

Deux idées reçues à écarter. Il n'y a aucune condition de complémentaire santé : la CMU-C et l'ACS, auxquelles le TPN et le TSS étaient adossés, ont laissé place à la Complémentaire santé solidaire, qui n'a aucun lien avec le chèque énergie. Et il n'y a aucune condition de fournisseur : aucun n'est privilégié, aucun ne peut vous inscrire.

Enfin, ne pas avoir de contrat d'électricité à son nom n'exclut pas forcément du dispositif. Si vous vivez en logement-foyer, résidence sociale, établissement social ou médico-social, ou en logement pris en intermédiation locative, l'article R. 124-5 du code de l'énergie prévoit une aide spécifique d'une valeur faciale de 192 € par logement occupé, versée au gestionnaire et non à vous ; elle vient en déduction de vos charges d'énergie, et le gestionnaire peut en retenir des frais de gestion plafonnés à 5 %. Pour les établissements sociaux et médico-sociaux, l'aide est calculée sur le nombre de logements dont les occupants ont des revenus inférieurs au plafond de l'article R. 124-1 ; pour les logements-foyers et l'intermédiation locative, l'article R. 124-5 ne pose pas de condition de revenu à la charge de l'occupant. Votre interlocuteur, dans ce cas, est le gestionnaire de l'établissement.

4. Comment compter mes unités de consommation, notamment en garde alternée ?

Le nombre d'unités de consommation (UC) est fixé par l'article R. 124-1 du code de l'énergie. On additionne :

  • le premier ou seul déclarant du foyer fiscal : 1 UC ;
  • le second déclarant ou, à défaut, la première personne à charge ou rattachée : 0,5 UC ;
  • chaque personne à charge ou rattachée suivante : 0,3 UC.

Deux règles particulières s'appliquent à la résidence alternée, et elles sont très souvent ignorées :

  • pour un enfant mineur en résidence alternée, les valeurs ci-dessus sont réduites de moitié : 0,25 UC au lieu de 0,5 UC, et 0,15 UC au lieu de 0,3 UC ;
  • un foyer composé d'un seul adulte avec au moins deux enfants en garde alternée bénéficie d'une unité de consommation supplémentaire de 0,1.

En appliquant le seuil de 11 000 € par UC, cela donne les ordres de grandeur suivants :

  • personne seule : 1 UC, soit 11 000 € ;
  • couple sans enfant : 1,5 UC, soit 16 500 € ;
  • couple avec un enfant : 1,8 UC, soit 19 800 € ;
  • couple avec deux enfants : 2,1 UC, soit 23 100 € ;
  • parent seul avec deux enfants en garde alternée : 1 + 0,25 + 0,15 + 0,1 = 1,5 UC, soit 16 500 €.

Ces plafonds sont le résultat d'une multiplication du seuil publié : ils vous donnent un ordre d'idée, pas une décision. Seule l'administration établit votre nombre d'unités de consommation, à partir de votre déclaration de revenus.

5. Combien vais-je toucher, et quand le chèque arrive-t-il ?

Pour la campagne 2026, le chèque énergie va de 48 € à 277 €, pour un montant moyen annoncé de 153 €. Le barème complet figure dans le tableau ci-dessus : il croise votre revenu fiscal de référence par unité de consommation et votre nombre d'unités de consommation. Ni votre consommation en kilowattheures, ni votre fournisseur, ni votre mode de chauffage n'entrent dans le calcul — et la puissance du compteur en kVA, qui servait à l'ancien TPN, n'a plus aucun rôle.

Dans la plupart des cas, il n'y a aucune démarche à faire. L'Agence de services et de paiement (ASP) établit chaque année la liste des bénéficiaires en croisant le fichier de l'administration fiscale, les numéros de point de livraison transmis par les gestionnaires de réseau et les listes des fournisseurs d'électricité (article R. 124-7 du code de l'énergie), puis envoie le chèque par courrier.

Le calendrier réel de la campagne 2026, annoncé par le ministère de l'économie le 1er avril 2026 :

  • du 1er au 20 avril 2026 : envoi de 3,8 millions de chèques, par vagues départementales ;
  • à partir du 1er mai 2026 : 700 000 chèques supplémentaires ;
  • soit 4,5 millions de foyers servis automatiquement, sans aucune démarche.

Autrement dit, à la date de cette page, la période d'envoi automatique annoncée par le ministère est passée. Si vous pensez remplir les conditions et que rien n'est arrivé, la section suivante explique la marche à suivre : le guichet de demande, lui, reste ouvert.

6. Comment faire la demande si je n'ai rien reçu ?

Le guichet de demande de la campagne 2026 a ouvert le 1er avril 2026 et reste ouvert jusqu'au 31 décembre 2026. L'article R. 124-7 du code de l'énergie prévoit que les demandes déposées entre le 1er janvier et le 31 décembre sont attribuées au titre de l'année en cours. Vous avez donc encore plusieurs mois — mais ne comptez pas sur un report : la campagne 2025 a bénéficié d'un délai supplémentaire par dérogation, rien ne garantit qu'il en aille de même pour 2026. Si vous avez emménagé récemment, la demande est la voie normale : l'arrêté du 31 juillet 2025 relatif aux demandes de chèque énergie prévoit pour ce cas un justificatif de la date d'emménagement, en plus des pièces habituelles.

Deux voies, toutes deux entièrement gratuites :

  • en ligne, sur le site officiel chequeenergie.gouv.fr ;
  • par courrier, avec le formulaire de la campagne 2026, que l'assistance gratuite peut vous envoyer.

Préparez deux informations : votre numéro fiscal, en haut de votre avis d'imposition, et le numéro de point de livraison (PDL) de votre compteur d'électricité, qui figure sur votre facture. L'arrêté du 31 juillet 2025 relatif aux demandes de chèque énergie exige en outre une attestation de contrat d'électricité de moins de trois mois mentionnant ce numéro de point de livraison, et, pour une demande papier, la copie d'un justificatif d'identité et de l'avis d'imposition portant sur les revenus 2024. Si l'Agence de services et de paiement vous réclame une pièce complémentaire, vous disposez de deux mois à compter de sa demande pour la transmettre : à défaut, la demande est rejetée (article R. 124-7 du code de l'énergie).

Un point de vigilance : le chèque énergie est un titre de paiement adressé par courrier, il n'est jamais versé sur un compte bancaire. Un message ou un appel qui réclame un IBAN ou un numéro de carte pour « débloquer » un chèque énergie n'a donc aucune raison d'être. En cas de doute, l'assistance officielle répond gratuitement au 0 805 204 805.

Si votre chèque devait arriver automatiquement et n'est jamais venu, ou si une demande a été refusée, la procédure de réclamation et ses délais sont détaillés sur notre page consacrée au chèque énergie pas reçu.

7. Comment utiliser le chèque, et jusqu'à quand est-il valable ?

La liste des dépenses payables est plus large qu'on ne le croit. L'article R. 124-4 du code de l'énergie permet de régler :

  • une facture d'électricité ou de gaz naturel ;
  • une livraison de gaz de pétrole liquéfié, donc le gaz en citerne et les bouteilles ;
  • un achat de fioul domestique ;
  • un achat de bois, de biomasse ou d'un autre combustible destiné à un équipement de chauffage ;
  • une facture de chaleur livrée par un réseau ;
  • les charges récupérables comprenant des frais d'énergie — c'est le cas du chauffage collectif en logement social — et les charges d'énergie en logement-foyer ou en établissement social.

En revanche, le chèque énergie ne finance plus de travaux de rénovation énergétique : l'article L. 124-1 du code de l'énergie, dans sa version en vigueur depuis le 16 février 2025, le réserve aux « dépenses d'énergie relatives à leur logement ». Pour des travaux, c'est vers d'autres guichets qu'il faut se tourner, par exemple l'aide à l'amélioration de l'habitat.

La durée de validité est fixée par l'article R. 124-2 du code de l'énergie : un chèque émis avant le 1er septembre est utilisable jusqu'au 31 mars de l'année civile suivante. Un chèque reçu en avril 2026 est donc valable jusqu'au 31 mars 2027. Un chèque émis à partir du 1er septembre reste utilisable jusqu'au 31 mars de la deuxième année civile suivante. La date limite est imprimée sur le chèque : c'est celle-là qui fait foi.

Une commodité peu connue mérite un mot : la pré-affectation. L'article R. 124-10 du code de l'énergie permet à un foyer déjà bénéficiaire de demander que la valeur de ses chèques des années suivantes soit affectée directement à son contrat de fourniture d'électricité, de gaz ou de chaleur, ou à ses charges récupérables. L'ASP verse alors le montant au fournisseur, qui le déduit de la facture suivante : plus de chèque papier à penser à utiliser avant l'échéance. Si vous changez de contrat ou de fournisseur, la pré-affectation doit être refaite sur le nouveau contrat.

8. Quels autres droits le chèque ouvre-t-il, et où se faire aider gratuitement ?

Le chèque énergie ouvre des protections que peu de bénéficiaires pensent à réclamer. L'article R. 124-16 du code de l'énergie prévoit la gratuité de la mise en service et de l'intervention pour réduction de puissance, la gratuité de l'enregistrement du contrat d'électricité ou de gaz naturel, et un abattement de 80 % sur la facturation d'un déplacement provoqué par une interruption de fourniture pour défaut de règlement. Ces droits courent du 1er avril de l'année du chèque au 30 avril de l'année suivante, même si vous vous faites connaître de votre fournisseur en cours de période. Si vous avez du retard sur une facture, rappelez-les.

Pour être renseigné et accompagné gratuitement, dans cet ordre :

  • l'assistance officielle chèque énergie : 0 805 204 805, service et appel gratuits, du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, et le site chequeenergie.gouv.fr ;
  • la fiche officielle de l'administration sur service-public.gouv.fr ;
  • une France Services ou le CCAS de votre commune, pour un accompagnement en face à face, gratuit ;
  • mesdroitssociaux.gouv.fr, pour faire le tour de vos autres droits sans rien engager ;
  • le 3230 (service gratuit + prix d'un appel) pour vos droits Caf, notamment vos APL ;
  • Énergie-Info, service du médiateur national de l'énergie : 0 800 112 212, service et appel gratuits.

Si une facture d'énergie reste impayée malgré le chèque, le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) de votre département peut en prendre une part en charge : il finance notamment les dettes de loyer et les factures d'électricité, de gaz et d'eau. La demande se dépose auprès d'un travailleur social, du CCAS ou du département, et chaque FSL a ses propres critères d'attribution.

Monportailsocial.fr est un service privé d'information, édité par AVANTAGE PROD, sans aucun lien avec l'ASP, la Caf, France Travail, la MSA, la MDPH ni aucune administration. Si vous souhaitez être accompagné pour comprendre une notification ou préparer votre démarche, une voix peut vous répondre au 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel. Ce sont des agents conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle. Cet appel est facultatif : il n'instruit aucun dossier, ne dépose aucune demande, n'accélère pas le traitement de l'ASP, ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace aucun des canaux gratuits cités plus haut. Seul l'organisme décide de votre droit.

Questions fréquentes

Le tarif de première nécessité EDF existe-t-il encore en 2026 ?

Non. Les droits au tarif de première nécessité ont été arrêtés au 31 décembre 2017 par le décret n° 2016-555 du 6 mai 2016. Depuis le 1er janvier 2018, aucun fournisseur, EDF compris, n'applique de tarif social de l'électricité : le chèque énergie l'a remplacé, et il est accepté chez tous les fournisseurs.

Faut-il être client d'EDF pour recevoir le chèque énergie ?

Non, aucune condition de fournisseur n'existe. La seule exigence est qu'un membre de votre foyer fiscal soit titulaire d'un contrat de fourniture d'électricité pour votre résidence principale (article R. 124-1 du code de l'énergie). Le chèque sert ensuite à payer l'électricité, le gaz, le fioul, le bois, le gaz en citerne ou la chaleur d'un réseau, quel que soit le fournisseur.

Comment se comptent les unités de consommation en garde alternée ?

L'article R. 124-1 du code de l'énergie prévoit deux règles. Pour un enfant mineur en résidence alternée, les valeurs habituelles sont réduites de moitié : 0,25 UC au lieu de 0,5 UC et 0,15 UC au lieu de 0,3 UC. Et un foyer d'un seul adulte avec au moins deux enfants en garde alternée bénéficie de 0,1 UC supplémentaire.

Jusqu'à quand peut-on demander le chèque énergie 2026 ?

Le guichet de la campagne 2026 est ouvert du 1er avril au 31 décembre 2026, en ligne sur chequeenergie.gouv.fr ou par courrier. La démarche est gratuite et aucun paiement n'est demandé. Ne comptez pas sur un report : la campagne 2025 a bénéficié d'un délai supplémentaire par dérogation, mais rien ne garantit qu'il en aille de même pour 2026.

Le chèque énergie peut-il payer du gaz en citerne, du fioul ou du bois ?

Oui. L'article R. 124-4 du code de l'énergie couvre l'électricité, le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié — donc le gaz en citerne —, le fioul domestique, le bois, la biomasse et les autres combustibles de chauffage, la chaleur livrée par un réseau, ainsi que les charges récupérables comprenant des frais d'énergie, comme le chauffage collectif en logement social.

Que faire si je n'ai reçu aucun chèque alors que je pense y avoir droit ?

La période d'envoi automatique annoncée par le ministère — du 1er au 20 avril 2026, puis à partir du 1er mai 2026 — est passée. Commencez par l'assistance officielle, gratuite, au 0 805 204 805, puis déposez une demande sur chequeenergie.gouv.fr avant le 31 décembre 2026 ; une France Services ou le CCAS vous y aident gratuitement. Notre page chèque énergie pas reçu détaille la réclamation. Un accompagnement facultatif existe au 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel —, service privé sans lien avec l'ASP ni aucune administration, qui n'instruit aucun dossier et ne dépose aucune demande.

Assistance par téléphone

Assistance et démarches par téléphone

APPELER MAINTENANT 3242 : service 3 € par appel + prix d'un appel

3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel

  • Accompagnement dans vos démarches
  • Réponses claires sans attente
  • Aide à comprendre vos droits
  • Aide pour débloquer votre situation

Service privé d'information et d'accompagnement, indépendant : nous ne sommes ni la CAF, ni France Travail, ni l'Assurance Maladie, ni aucune administration. Les organismes sociaux restent joignables gratuitement.

Nous contacter par téléphone Assistance en ligne 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel
APPELER
3242 : service 3 € par appel + prix d'un appel