Congé supplémentaire de naissance : le montant, le calcul, et ce qu'il fait perdre

Ce congé est entré en vigueur le 1er juillet 2026, et presque tout ce qui circule à son sujet s'arrête à « 70 % puis 60 % du salaire ». Cette page le prend par le montant réel : comment il se calcule, ce qu'il donne selon votre salaire, quand l'argent arrive — et les prestations qu'il fait perdre pendant ce temps, avec l'exception qui change tout pour les enfants nés au premier semestre 2026.

Mis à jour le

Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut ajouter un ou deux mois de congé indemnisé après son congé de maternité, de paternité ou d'adoption. L'Assurance Maladie verse 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale : au maximum 72,81 € par jour puis 62,41 €, soit environ 2 184 € puis 1 872 € sur un mois de trente jours. Le congé doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance. Il n'est pas cumulable avec la PreParE, ni avec le complément de mode de garde versé pour le même enfant — sauf pour un enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, où ce cumul reste permis.

La seule vraie échéance est la date de début : le congé doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant, et au plus tard le 31 mars 2027 pour un enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Passé ce jour, le droit s'éteint sans qu'aucune décision ne vous soit notifiée. La lettre à l'employeur devant partir un mois avant (quinze jours dans le cas particulier du congé de paternité ou d'adoption enchaîné), c'est cette date-là qu'il faut poser en premier.

Que faire, dans l'ordre

  1. Vérifiez d'abord que vous entrez dans le champ du dispositif. Trois conditions se cumulent : l'enfant est né ou arrivé au foyer à partir du 1er janvier 2026 (y compris un enfant né prématurément dont la naissance était prévue à partir de cette date) ; vous avez pris intégralement votre congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption, car le congé supplémentaire ne peut commencer qu'après ; et vos droits aux indemnités journalières sont ouverts. Pour un salarié, cela suppose six mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé et, au choix, 150 heures de travail salarié ou assimilé au cours des trois mois civils (ou des 90 jours) précédents, ou des cotisations assises sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur les six mois précédents. En revanche, aucune condition d'ancienneté dans l'entreprise n'est exigée : l'affiliation suit l'assuré et non l'employeur, changer de poste ne remet pas le compteur à zéro.
  2. Posez la date limite avant de poser la date de départ. Le congé doit débuter dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer (décret n° 2026-419 du 30 mai 2026). Ce délai est prolongé lorsque votre congé de maternité, de paternité ou d'adoption a été majoré (naissances multiples, notamment). Pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ces neuf mois se comptent à partir du 1er juillet 2026 : le congé doit avoir débuté au plus tard le 31 mars 2027. Écrivez cette date quelque part : c'est elle qui commande tout le reste, et c'est elle qu'on oublie en attendant « le bon moment ».
  3. Calculez ce que vous toucherez avant de poser le congé, pas après. Le montant ne se lit pas sur votre bulletin de paie : il se reconstitue à partir de vos trois derniers mois de salaire brut, chacun retenu dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026), divisés par 91,25, puis diminués d'un forfait de 21 % de cotisations — ce qui revient à un salaire net plafonné à 3 163,95 € par mois. Le résultat est votre indemnité journalière de référence ; le congé en verse 70 % le premier mois et 60 % le second. Le tableau plus bas le fait pour plusieurs niveaux de salaire.
  4. Vérifiez les non-cumuls : c'est là que le congé peut coûter plus qu'il ne rapporte. Les indemnités du congé supplémentaire ne se versent pas en même temps que la PreParE (on ne peut pas être en congé parental indemnisé et en congé supplémentaire sur la même période, mais les deux peuvent se suivre), les allocations chômage, les indemnités journalières de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant ou d'adoption, l'allocation journalière de présence parentale ou celle de proche aidant. S'y ajoute le complément de libre choix du mode de garde versé pour le même enfant — avec une exception décisive : pour un enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ce cumul reste possible. Hors de cette cohorte, si votre enfant est déjà chez une assistante maternelle, faites la soustraction avant de déposer votre demande.
  5. Informez votre employeur par écrit, dans les formes, un mois avant. Le décret impose une lettre recommandée avec avis de réception ou une remise contre récépissé, au moins un mois avant le début du congé — quinze jours seulement lorsque le congé supplémentaire suit immédiatement votre congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou votre congé d'adoption et débute dans le mois suivant l'arrivée de l'enfant. Indiquez la durée souhaitée, les dates précises, et si vous fractionnez. Votre employeur ne peut ni refuser ni reporter ce congé dès lors que vous remplissez les conditions. Dans la fonction publique, la demande écrite se fait auprès de votre supérieur hiérarchique au moins un mois avant, et l'administration ne peut pas la refuser non plus.
  6. Ne faites rien auprès de votre caisse si vous êtes salarié. C'est l'employeur qui déclare le congé : il transmet le formulaire des périodes de congé sur net-entreprises.fr dans les cinq jours suivant le début du congé, et les salariés n'ont aucune démarche à effectuer de leur côté. Si vous êtes travailleur indépendant, c'est l'inverse : la demande se dépose par vous-même sur le téléservice demarche.numerique.gouv.fr, avec votre numéro de sécurité sociale, l'acte de naissance de l'enfant, vos dates de congé et une attestation d'interruption d'activité. Si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé, adressez votre demande à votre caisse d'assurance maladie et informez France Travail en parallèle.
  7. Anticipez le trou de trésorerie. Les indemnités sont versées à terme échu, c'est-à-dire après la fin de chaque période de congé demandée : un congé du 6 septembre au 5 octobre n'est payé qu'à partir du 6 octobre. Et l'employeur n'a aucune obligation légale de verser un complément de salaire pendant ce congé ; seule une convention ou un accord collectif peut prévoir mieux. Vous pouvez donc passer un mois entier sans salaire et sans indemnité. Deux questions à poser par écrit à votre service du personnel avant de partir : ma convention collective prévoit-elle un complément ? et pratiquez-vous la subrogation ?
  8. Pendant le congé, tenez-vous-en à ce qu'il autorise. Votre contrat est suspendu et vous ne pouvez exercer aucune autre activité professionnelle : si vous avez plusieurs employeurs ou plusieurs activités, le congé se prend partout aux mêmes dates — impossible d'être en congé chez l'un et de continuer à travailler chez l'autre. En contrepartie, la période est assimilée à du temps de travail effectif pour vos droits liés à l'ancienneté, et vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent. Si vous reprenez le travail par anticipation, votre employeur doit en informer l'Assurance Maladie. Conservez la copie de votre lettre et l'accusé de réception : c'est votre seule preuve de la date.

Toutes ces démarches sont gratuites : l'information auprès de l'Assurance Maladie, de la Caf et de votre employeur ne se paie pas. Si vous voulez seulement qu'on vous aide à situer votre cas — le montant que donnera votre salaire, la date limite qui vous concerne, ce que vous perdriez en non-cumul —, notre service d'assistance répond au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). C'est une aide facultative : nous ne sommes ni l'Assurance Maladie ni la Caf, nous n'instruisons aucun dossier et nous ne versons aucune indemnité.

Pourquoi c'est bloqué

Salaire brut mensuel des 3 derniers mois1er mois de congé (70 %)2e mois de congé (60 %)
1 800 €32,73 € par jour, soit environ 982 € sur 30 jours28,05 € par jour, soit environ 842 €
2 000 €36,36 € par jour, soit environ 1 091 €31,17 € par jour, soit environ 935 €
2 500 €45,45 € par jour, soit environ 1 364 €38,96 € par jour, soit environ 1 169 €
3 000 €54,54 € par jour, soit environ 1 636 €46,75 € par jour, soit environ 1 403 €
4 005 € et au-delà (plafond de la Sécurité sociale)72,81 € par jour, soit environ 2 184 € — c'est le maximum62,41 € par jour, soit environ 1 872 € — c'est le maximum

Les deux montants maximaux — 72,81 € et 62,41 € par jour — sont ceux publiés par ameli.fr pour 2026. Les autres lignes sont des exemples, calculés avec la formule officielle : salaire brut mensuel plafonné à 4 005 €, multiplié par 3, divisé par 91,25, diminué du forfait de 21 %, puis 70 % ou 60 %. Ce sont des montants avant prélèvement de la CSG et de la CRDS (6,7 %), sur une base de 30 jours : le congé se décompte de date à date, et un mois de 31 jours donne un peu plus. Seul le décompte de votre caisse fait foi. Vérifié le 2 septembre 2026 sur ameli.fr, service-public.gouv.fr et caf.fr.

Votre situation, et ce qui s'y applique

Votre situationCe qui s'appliqueLe point à ne pas manquer
Vous sortez de votre congé de maternitéLe congé supplémentaire peut démarrer immédiatement aprèsIl ne remplace pas le congé de maternité et ne l'allonge pas : c'est un droit distinct, qui s'ajoute et qui s'indemnise moins bien. Il faut avoir pris le congé de maternité intégralement
Vous venez de prendre votre congé de paternité et d'accueil de l'enfantVous enchaînez avec 1 ou 2 mois supplémentaires, après l'avoir pris en entierLe délai de prévenance tombe à 15 jours au lieu d'un mois si le congé supplémentaire suit immédiatement le congé de paternité (ou d'adoption) et débute dans le mois suivant l'arrivée de l'enfant
Vous voulez partir en même temps que l'autre parentC'est possible : simultanément ou en alternance, chacun exerce son droit pour son propre compteDeux mois posés en même temps, c'est deux mois de foyer à 70 % puis 60 %. Faites le calcul du ménage, pas seulement le vôtre
Votre enfant est déjà gardé et la Caf vous verse le complément de mode de gardeLe CMG n'est pas cumulable avec les indemnités du congé pour le même enfant, sauf pour un enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026Hors de cette exception, c'est le cas de figure le plus défavorable du dispositif : chiffrez ce que vous perdez d'un côté avant de compter ce que vous gagnez de l'autre. Voir complément de libre choix du mode de garde
Vous comptiez enchaîner un congé parental d'éducation avec la PreParEOn ne peut pas être en congé parental indemnisé par la PreParE et en congé supplémentaire sur la même période, mais les deux peuvent se suivreLe congé supplémentaire doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance : partir tout de suite en congé parental pour un an revient à le laisser expirer
Vous êtes travailleur indépendantIndemnité forfaitaire : 43 € nets par jour le 1er mois et 36,85 € le 2e si votre revenu annuel moyen atteint 4 582 € en 2026 ; 6,14 € nets par jour, sans dégressivité, en dessousC'est à vous de déposer la demande sur le téléservice : aucun employeur ne le fera. Six mois d'affiliation exigés, être à jour de cotisations, et interrompre effectivement l'activité
Vous êtes fonctionnaire ou agent contractuelMême durée et même dégressivité dans les trois versants : 70 % puis 60 % du traitement indiciaire pour les fonctionnaires, indemnités journalières aux mêmes taux pour les contractuelsLa demande écrite se fait auprès de votre supérieur hiérarchique et ne peut pas être refusée ; pour un agent contractuel, c'est la caisse d'assurance maladie qui verse. Le supplément familial de traitement et l'indemnité de résidence sont maintenus intégralement
Vous êtes demandeur d'emploi indemniséLe droit est ouvert au titre du maintien de droit si vous percevez l'allocation de retour à l'emploiVos allocations chômage sont suspendues pendant le congé : comparez les deux montants avant de vous décider. Demande à votre caisse d'assurance maladie, et informez France Travail en parallèle
Vous avez été embauché il y a quelques semaines seulementAucune condition d'ancienneté dans l'entreprise n'est exigéeCe qui compte, ce sont vos droits aux indemnités journalières : six mois d'affiliation à la Sécurité sociale — tous employeurs confondus — plus 150 heures sur trois mois ou l'équivalent en cotisations. Faites vérifier votre situation par votre caisse avant de poser vos dates
Votre enfant est né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026Vous y avez droit, avec un décompte particulier et un cumul CMG autoriséLes neuf mois courent à partir du 1er juillet 2026, et non de la naissance : le congé doit avoir débuté au plus tard le 31 mars 2027
Vous avez plusieurs employeurs ou plusieurs activitésLe congé se prend partout aux mêmes datesImpossible d'être en congé chez l'un et de continuer chez l'autre. Chaque employeur doit être informé dans les formes et dans les délais : une seule lettre oubliée et l'indemnisation se bloque
Vous préférez couper le congé en deuxFractionnement possible en deux périodes d'un mois, qui n'ont pas à se suivreAnnoncez le fractionnement dès votre première lettre. Si vous changez d'employeur entre les deux périodes, il faut informer le nouveau un mois avant

Délais à ne pas laisser passer

Ce que les sources officielles ne mettent pas en avant : entre le départ et le premier virement, il peut n'y avoir aucun revenu. Les indemnités sont versées à terme échu, après la fin de chaque période de congé, et l'employeur n'a aucune obligation légale de maintenir le salaire. Concrètement : vous cessez d'être payé au premier jour du congé, la caisse ne verse rien avant la fin de la période, et le virement arrive ensuite selon son propre rythme de traitement. Les pages officielles annoncent une indemnisation « à la fin de chaque mois de congé pris » sans chiffrer de délai de paiement : c'est précisément pour cela qu'il faut le préparer plutôt que l'attendre.

Deux questions à poser par écrit avant de partir, et une pièce à réclamer. La première : ma convention collective ou mon accord d'entreprise prévoit-il un complément d'indemnisation pendant ce congé ? Rien n'oblige un employeur à en verser un, mais un accord collectif peut prévoir des dispositions plus favorables. La seconde : pratiquez-vous la subrogation ? Si oui, l'employeur continue de vous payer et se fait rembourser par la caisse, ce qui supprime le trou. Réclamez enfin la copie du formulaire transmis à votre caisse — l'employeur doit le déposer sur net-entreprises.fr dans les cinq jours suivant le début du congé : si le versement tarde, elle seule dira si le retard vient de l'entreprise ou de la caisse.

Le « salaire net » du calcul n'est pas le net de votre bulletin de paie. C'est l'écart qui provoque le plus de déceptions. L'Assurance Maladie part de vos trois derniers salaires bruts, plafonne chacun à 4 005 €, divise le total par 91,25 puis retranche un forfait de 21 % — un forfait, pas vos cotisations réelles. Deux conséquences rarement expliquées : une prime versée dans les trois mois précédents fait monter la base, et un mois d'absence non payé la fait chuter. Si vos trois derniers mois ne ressemblent pas à votre salaire habituel, regardez-les avant de choisir vos dates.

Les montants annoncés sont des montants avant prélèvements. La CSG et la CRDS sont déduites des indemnités journalières, à hauteur de 6,7 %, et l'écart est visible dans les chiffres officiels eux-mêmes : pour les travailleurs indépendants, l'indemnité du premier mois est de 46,08 € bruts par jour et de 43 € nets. Attendez-vous au même ordre d'écart sur les montants du tableau ci-dessus. En revanche, les pages officielles consultées ne précisent pas le régime fiscal de ces indemnités : ne préjugez pas de leur imposition, votre décompte et votre déclaration préremplie feront foi.

Le non-cumul avec le complément de mode de garde est le piège le plus coûteux — mais il ne vise pas tout le monde. Un parent dont l'enfant est confié à une assistante maternelle touche ce complément tous les mois, et il ne peut pas être versé en même temps que les indemnités du congé pour le même enfant. Exception : les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 échappent à cette règle, et le cumul reste permis pour eux. Pour les autres, les frais de garde, eux, ne s'interrompent pas toujours : un contrat d'assistante maternelle continue de courir. Personne ne fait cette soustraction à votre place. Faites-la, contrat de garde en main, avant d'écrire à votre employeur.

Les neuf mois sont un couperet, pas un objectif. Le congé doit débuter dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l'arrivée de l'enfant — délai prolongé seulement si votre congé de maternité, de paternité ou d'adoption a été majoré. Un parent qui enchaîne un congé parental d'éducation d'un an dès la fin de son congé de maternité laisse donc le droit s'éteindre sans jamais l'avoir refusé. L'ordre dans lequel vous posez vos congés vaut de l'argent : le congé supplémentaire d'abord, le congé parental ensuite.

Ce qui n'est pas publié, et qu'il faut donc faire écrire. Le congé est assimilé à du temps de travail effectif pour vos droits liés à l'ancienneté, et vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent : cela, les sources officielles le disent. Elles ne disent rien, en revanche, d'un montant plancher d'indemnité pour les salariés, ni de l'acquisition des congés payés pendant cette période. Ne le déduisez pas de ce qui vaut pour le congé de maternité : posez la question à votre service du personnel par courriel, pour disposer de la réponse écrite. Sur le montant, la seule réponse qui engage est celle de votre caisse d'assurance maladie, depuis votre compte ameli.

Si l'indemnisation est refusée ou mal calculée, la décision se conteste. Un refus d'indemnités journalières est une décision de votre caisse : le recours se forme d'abord devant sa commission de recours amiable, en règle générale dans les deux mois suivant la notification, puis devant le pôle social du tribunal judiciaire. Le délai qui fait foi est celui inscrit sur votre notification ; conservez-la, ainsi que la preuve de sa date de réception. Si c'est votre employeur qui fait obstacle au congé — refus, report, pression pour renoncer —, ce n'est pas la caisse qu'il faut saisir mais l'inspection du travail, puis le conseil de prud'hommes : il ne peut ni le refuser ni en exiger le report.

Ces règles sont celles en vigueur au 2 septembre 2026. Le dispositif date du 1er juillet 2026 : les pratiques des caisses et des employeurs sont encore en train de se fixer, et certains points seront précisés au fil des premiers dossiers. Vérifiez la version en ligne d'ameli.fr et de service-public.gouv.fr avant de vous engager sur une date.

L'organisme est joignable gratuitement

Tout se demande gratuitement, auprès de votre employeur, de l'Assurance Maladie et de la Caf.

  • Votre compte sur ameli.fr : c'est là que se suivent le dossier et les paiements, et que se récupèrent les attestations. Si vous n'y accédez plus, notre page compte ameli bloqué reprend les solutions.
  • Assurance Maladie : 3646 (service gratuit + prix d'un appel), ouvert du lundi au vendredi, en règle générale au minimum de 8 h 30 à 17 h 30. C'est elle qui verse les indemnités du congé supplémentaire de naissance — pas la Caf, contrairement à ce que beaucoup de parents supposent. Voir aussi notre page joindre la CPAM.
  • Les pages officielles du dispositif : solidarites.gouv.fr et la foire aux questions de service-public.gouv.fr. Les règles applicables aux salariés figurent au décret n° 2026-419 du 30 mai 2026, sur legifrance.gouv.fr.
  • Travailleurs indépendants et demandeurs d'emploi : la demande se dépose sur le téléservice public demarche.numerique.gouv.fr, gratuit, et seul point d'entrée : aucun intermédiaire n'est nécessaire. Si vous êtes indemnisé par France Travail, informez-le en parallèle.
  • Caf : 3230 (service gratuit + prix d'un appel) pour tout ce qui touche à la prime de naissance, à la PreParE et au complément de mode de garde — donc pour chiffrer ce que le congé vous ferait perdre. Les téléconseillers répondent généralement du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30 ; votre espace sur caf.fr reste ouvert en permanence.
  • MSA si vous relevez du régime agricole : msa.fr et notre page joindre la MSA. Elle gère à la fois vos indemnités et vos prestations familiales.
  • Votre service du personnel et votre convention collective : c'est le seul endroit où se lisent un éventuel complément d'indemnisation et la pratique de la subrogation. Demandez-les par écrit. En cas de refus ou de report imposé par l'employeur, l'inspection du travail est compétente, et sa saisine est gratuite.

Ce site est un service d'assistance privé et indépendant : il n'est ni l'Assurance Maladie, ni la Caf, ni un service public. Il n'instruit aucun dossier et ne verse aucune prestation. Toutes les démarches décrites ici peuvent être accomplies seul et gratuitement auprès des organismes cités.

Questions fréquentes

Combien touche-t-on réellement pendant le congé supplémentaire de naissance ?

L'Assurance Maladie verse 70 % du salaire net de référence le premier mois, puis 60 % le second. Le calcul part de vos trois derniers salaires bruts, chacun plafonné à 4 005 € en 2026, divisés par 91,25 et diminués d'un forfait de 21 % de cotisations. Le maximum est donc de 72,81 € par jour le premier mois et de 62,41 € le second, soit environ 2 184 € puis 1 872 € sur trente jours. Avec 2 000 € brut par mois, cela donne environ 1 091 € puis 935 €. Ces montants s'entendent avant CSG et CRDS (6,7 %).

Peut-on cumuler le congé avec le complément de mode de garde ou la PreParE ?

Non pour la PreParE : on ne peut pas être en congé parental indemnisé et en congé supplémentaire sur la même période, mais les deux peuvent se suivre. Pour le complément de libre choix du mode de garde versé pour le même enfant, le cumul est également exclu — avec une exception : il reste permis pour un enfant né ou adopté entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Hors de cette exception, chiffrez ce que vous perdez côté Caf avant de poser vos dates.

Mon enfant est né en février 2026 : ai-je encore droit à ce congé ?

Oui. Le dispositif vise les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026. Pour ceux nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le délai de neuf mois se compte à partir du 1er juillet 2026 : le congé doit avoir débuté au plus tard le 31 mars 2027. Cette cohorte bénéficie en outre du cumul autorisé avec le complément de mode de garde.

Mon employeur peut-il refuser ou reporter le congé ?

Non, dès lors que vous remplissez les conditions. Il faut l'informer par lettre recommandée avec avis de réception ou par remise contre récépissé, au moins un mois avant le début du congé — quinze jours si le congé suit immédiatement votre congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou votre congé d'adoption et débute dans le mois suivant l'arrivée de l'enfant. Dans la fonction publique, la demande écrite va au supérieur hiérarchique et ne peut pas non plus être refusée. En cas d'obstacle, l'inspection du travail puis le conseil de prud'hommes sont compétents.

Quand l'argent arrive-t-il, et faut-il faire une démarche auprès de la caisse ?

Les indemnités sont versées à terme échu, après la fin de chaque période de congé demandée : un congé du 6 septembre au 5 octobre n'est payé qu'à partir du 6 octobre. Si vous êtes salarié, vous n'avez rien à déposer : c'est l'employeur qui déclare le congé sur net-entreprises.fr dans les cinq jours suivant son début. Les travailleurs indépendants, eux, déposent leur demande sur le téléservice demarche.numerique.gouv.fr. Comme aucun complément de salaire n'est légalement dû, demandez à votre employeur s'il pratique la subrogation.

Faut-il de l'ancienneté dans l'entreprise pour y avoir droit ?

Non. Aucune condition d'ancienneté dans l'entreprise n'est exigée. Ce qui compte, ce sont vos droits aux indemnités journalières : six mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé, tous employeurs confondus, et au choix 150 heures de travail sur les trois mois civils précédents ou des cotisations assises sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur six mois. En cas de doute, faites vérifier votre situation par votre caisse avant de poser vos dates.

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

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