La CMU de base n'existe plus : supprimée le 1er janvier 2016, elle a été remplacée par la protection universelle maladie (PUMa). Avec la PUMa, toute personne qui travaille en France ou qui y réside de façon stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé, sans interruption en cas de changement de situation familiale, professionnelle ou de résidence, et sans aucune condition de ressources.
Mis à jour le
Il n'y a aucune condition de ressources pour être affilié à la PUMa, et le fait d'être ou non demandeur d'emploi n'entre pas en compte. Deux situations ouvrent le droit à la prise en charge de vos frais de santé.
Vous travaillez en France : vos droits sont ouverts immédiatement, sans délai d'attente.
Vous n'avez pas d'activité professionnelle : vous y avez droit si vous résidez en France de façon stable et régulière. Dans ce cas, un délai de 3 mois de résidence est exigé avant l'ouverture des droits. En sont dispensés les réfugiés, les bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI), et les personnes qui rentrent d'un volontariat international (fiche service-public.gouv.fr vérifiée le 13 mai 2026).
Deux conditions distinctes doivent être remplies en même temps :
Dans la plupart des cas, vous n'avez aucune démarche à faire : l'affiliation se fait automatiquement, et vos droits ne s'interrompent pas quand votre situation change. C'est le principal apport de la PUMa par rapport à l'ancienne CMU de base.
Si vous n'êtes rattaché à aucun régime (première installation en France, retour de l'étranger), remplissez le formulaire Cerfa S1106 « Demande d'ouverture des droits à l'assurance maladie », disponible sur ameli.fr. Il s'adresse à l'organisme d'assurance maladie de votre lieu de résidence, accompagné des justificatifs demandés selon votre situation.
Si vous ne savez pas de quelle caisse vous dépendez, ni quelles pièces joindre, vous pouvez le demander sans frais : au 3646 (service gratuit + prix d'un appel), du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30, ou en vous présentant dans un accueil France Services, au CCAS de votre commune ou au service social de votre département, où l'on vous aide à constituer le dossier.
La PUMa est gérée par votre caisse d'assurance maladie : la CPAM si vous relevez du régime général, la MSA si vous relevez du régime agricole, la Caisse de sécurité sociale de Mayotte à Mayotte. C'est elle, et elle seule, qui vous affilie et ouvre vos droits (fiche service-public.gouv.fr vérifiée le 13 mai 2026).
Contact gratuit : le 3646, « service gratuit + prix d'un appel », du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30. Une plateforme en anglais répond au 09 74 75 36 46 (0033 974 75 36 46 depuis l'étranger), « service gratuit + prix d'appel selon opérateur ». Informations et formulaires sur ameli.fr et service-public.gouv.fr. Si vous êtes sourd ou malentendant, l'Assurance Maladie propose un accès en langue des signes française, en transcription en temps réel de la parole et en langue française parlée complétée, par l'intermédiaire d'un opérateur-relais (assurance-maladie.ameli.fr).
Contrairement à ce qu'on lit souvent, l'Urssaf n'affilie personne à la PUMa. Les Urssaf, et les caisses générales de sécurité sociale en outre-mer, n'interviennent que dans un cas particulier : le calcul et le recouvrement de la cotisation subsidiaire maladie décrite plus loin, lorsqu'elle est due (article L. 380-2 du code de la sécurité sociale, version en vigueur depuis le 1er janvier 2019).
La PUMa ne verse aucun montant et n'a pas de durée limitée : elle prend en charge la part obligatoire de vos frais de santé, comme pour tout assuré, et vos droits restent ouverts en continu. Les notions de « montant » et de « durée » attachées à l'ancienne CMU de base n'ont donc plus d'objet.
Elle ne remplace pas une complémentaire santé : elle ne couvre pas le ticket modérateur ni les dépassements. Si vos ressources sont faibles, regardez la Complémentaire santé solidaire (C2S), qui a remplacé la CMU complémentaire.
Dans la très grande majorité des cas, la PUMa ne coûte rien. Une cotisation subsidiaire maladie n'est due que si toutes ces conditions sont réunies la même année :
Le taux est alors de 6,5 %, appliqué aux revenus du capital après un abattement égal à 50 % du plafond annuel, l'assiette étant retenue dans la limite de 8 fois ce plafond. La cotisation est dégressive : plus vos revenus d'activité se rapprochent du seuil de 20 % du plafond, plus son montant diminue (article D. 380-1 du code de la sécurité sociale et article L. 380-2, versions en vigueur depuis le 1er janvier 2019). Le plafond annuel de la Sécurité sociale est de 48 060 € au 1er janvier 2026, soit 4 005 € par mois (arrêté du 22 décembre 2025, service-public.gouv.fr).
3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel
Service privé d'information et d'accompagnement, indépendant : nous ne sommes ni la CAF, ni France Travail, ni l'Assurance Maladie, ni aucune administration. Les organismes sociaux restent joignables gratuitement.