Congé parental d'éducation et PreParE : les montants 2026 et la démarche

Congé parental d'éducation et PreParE sont deux droits distincts. Le congé, obtenu auprès de votre employeur après un an d'ancienneté, suspend votre contrat sans rémunération. La PreParE, versée par la Caf sous condition de huit trimestres d'assurance vieillesse, compense une partie de la perte : 459,70 € par mois en arrêt total, 171,42 € à 297,17 € à temps partiel, 751,40 € majorée dès trois enfants.

Vérifié le 31 juillet 2026 — source : Ministère du Travail et des Solidarités — barème des prestations familiales au 1er avril 2026, avant précompte de la CRDS (instruction interministérielle n° DSS/2B/2026/46 du 20 mars 2026), et fiche PreParE de service-public.gouv.fr pour les montants nets versés

Barème

Barème de la PreParE au 1er avril 2026, applicable jusqu'au 31 mars 2027 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin
Votre situation % de la BMAF (montant avant CRDS) Montant mensuel versé
(après précompte de la CRDS)
Durée maximale par parent (en couple)
Activité totalement interrompue (taux plein) 96,62 % 459,70 € 6 mois avec 1 enfant ; 24 mois à partir de 2 enfants
Temps partiel de 50 % ou moins 62,46 % 297,17 € 6 mois avec 1 enfant ; 24 mois à partir de 2 enfants
Temps partiel de plus de 50 % et jusqu'à 80 % 36,03 % 171,42 € 6 mois avec 1 enfant ; 24 mois à partir de 2 enfants
PreParE majorée : 3 enfants ou plus, activité totalement interrompue 157,93 % 751,40 € 8 mois

Base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF) retenue : 478,16 € depuis le 1er avril 2026. Les pourcentages fixés par l'article D531-4 du code de la sécurité sociale s'appliquent à cette base et donnent les montants avant précompte : 462,00 €, 298,66 €, 172,28 € et 755,16 €. La caisse précompte ensuite la CRDS au taux de 0,5 % ; le tableau indique les montants effectivement versés. Ces montants ne sont pas soumis à condition de ressources et ne dépendent pas de votre salaire antérieur.

1. Congé parental d'éducation ou PreParE : est-ce la même chose ?

Non, et c'est la confusion la plus coûteuse sur ce sujet. Il s'agit de deux démarches séparées, auprès de deux interlocuteurs différents ; obtenir l'une n'ouvre pas automatiquement l'autre.

  • Le congé parental d'éducation est un droit vis-à-vis de votre employeur. Il suspend votre contrat de travail, ou le réduit à temps partiel. Votre employeur ne vous verse rien pour la période non travaillée, sauf accord d'entreprise ou convention collective plus favorable.
  • La PreParE, prestation partagée d'éducation de l'enfant, est une prestation familiale versée par la Caf ou par la MSA. Elle compense une partie de la perte de revenu. Ce n'est ni un salaire, ni une indemnité de l'employeur, ni un revenu de remplacement calculé sur votre paie : c'est un forfait.

Conséquence pratique : vous pouvez être en congé parental sans percevoir la PreParE, par exemple si vous ne remplissez pas la condition d'activité antérieure ou si votre durée de versement est épuisée. Et vous pouvez percevoir la PreParE sans être en congé parental, par exemple si vous êtes travailleuse indépendante ou si vous avez quitté votre emploi. Les deux durées ne coïncident presque jamais : le congé peut courir jusqu'aux 3 ans de l'enfant, l'allocation s'arrête le plus souvent bien avant.

Si vous cherchiez le CLCA ou le COLCA : la PreParE les a remplacés et ses montants s'appliquent depuis le 1er janvier 2015 (article D531-4 du code de la sécurité sociale, issu du décret n° 2014-1708 du 30 décembre 2014). Les montants que vous pourriez lire ailleurs au sujet du CLCA ou du COLCA ne s'appliquent plus aux demandes nouvelles. Si vous percevez encore l'une de ces anciennes allocations au titre d'un enfant plus âgé, faites-vous confirmer votre montant par votre caisse au 3230 (service gratuit + prix d'un appel). La PreParE majorée répond aujourd'hui au même besoin que l'ancien COLCA : un congé plus court, mieux indemnisé, réservé aux familles de trois enfants ou plus.

2. Qui a droit au congé parental d'éducation, et mon employeur peut-il refuser ?

Le congé parental d'éducation est ouvert à tout salarié justifiant d'une année d'ancienneté minimale dans l'entreprise. Votre employeur ne peut pas le refuser : c'est un droit, pas une faveur ni une autorisation à négocier.

L'article L1225-47 du code du travail vous laisse le choix entre deux formules :

  • la suspension complète du contrat de travail ;
  • la réduction de votre durée de travail, sans que cette activité à temps partiel puisse être inférieure à 16 heures hebdomadaires. C'est le plancher légal : en dessous, la formule n'est pas ouverte.

Durée et renouvellement. La durée initiale est d'un an au plus. Elle peut être prolongée deux fois, pour prendre fin au plus tard au troisième anniversaire de l'enfant. Des règles particulières existent : en cas de naissances multiples, le congé peut être prolongé jusqu'à l'entrée à l'école maternelle des enfants ; en cas de naissances multiples d'au moins trois enfants, ou d'arrivée simultanée d'au moins trois enfants adoptés, il peut être prolongé cinq fois, jusqu'au sixième anniversaire. En cas d'adoption d'un enfant de moins de 3 ans, le congé prend fin trois ans après l'arrivée au foyer ; pour un enfant adopté de plus de 3 ans, il ne peut pas dépasser un an.

Comment prévenir l'employeur. Par lettre recommandée avec avis de réception, ou par lettre remise en main propre contre décharge. Comptez 1 mois avant la fin de votre congé de maternité ou d'adoption si le congé parental suit immédiatement, et 2 mois avant le début du congé dans les autres cas. Pour chaque prolongation, prévenez 1 mois avant le terme initialement prévu, en précisant si vous changez de formule (passage du temps plein au temps partiel, ou l'inverse).

Votre retour est protégé. À l'issue du congé, vous retrouvez votre précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente, et vous avez droit à un entretien professionnel consacré à votre retour. Un point souvent ignoré : la durée du congé parental à temps plein est prise en compte pour moitié dans le calcul de votre ancienneté. Deux ans de congé à temps plein comptent donc pour un an d'ancienneté.

Voir aussi : le congé maternité, qui précède obligatoirement le congé parental.

3. Combien vais-je toucher avec la PreParE en 2026 ?

Les quatre montants figurent dans le tableau ci-dessus. Ils sont fixés en pourcentage de la base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF), portée à 478,16 € par mois depuis le 1er avril 2026 — contre 474,37 € l'année précédente, soit une revalorisation de +0,8 % (coefficient 1,008). Ce barème s'applique jusqu'au 31 mars 2027.

Trois caractéristiques à retenir avant de décider :

  • Aucune condition de ressources. Des revenus élevés ne vous privent pas du droit à la PreParE. Si vos revenus vous paraissent trop importants, cela ne doit pas vous dissuader de déposer une demande.
  • Le montant est forfaitaire. Il ne dépend ni de votre salaire, ni de votre perte de revenu réelle, seulement de la quotité de travail que vous conservez. Un cadre et un salarié au SMIC qui s'arrêtent totalement perçoivent le même montant.
  • Le temps partiel n'est pas proportionnel. Passer à 80 % donne 171,42 € par mois ; passer à 50 % ou moins donne 297,17 €. Il n'existe aucun palier intermédiaire entre les deux. Le calcul de rentabilité se fait donc par paliers, pas au prorata.

Si les deux parents la demandent en même temps, le total des deux versements est plafonné : il ne peut pas dépasser le montant de la PreParE à taux plein, ou celui de la PreParE majorée lorsque c'est ce droit qui est ouvert. Deux temps partiels ne s'additionnent donc pas librement. Faites confirmer le calcul par votre Caf avant de vous engager auprès de votre employeur : la lettre de demande de congé, elle, est difficile à reprendre.

Avant et après précompte : pourquoi deux séries de montants circulent. Le barème annexé à l'instruction interministérielle n° DSS/2B/2026/46 du 20 mars 2026 publie 462,00 €, 298,66 €, 172,28 € et 755,16 €, mais son annexe est intitulée « montants des prestations familiales […] avant précompte de la CRDS ». La contribution au remboursement de la dette sociale, au taux de 0,5 %, est retenue par la caisse avant le paiement. C'est pourquoi la fiche de service-public.gouv.fr affiche 459,70 €, 297,17 €, 171,42 € et 751,40 € : ce sont les mêmes montants, nets de CRDS, et ce sont eux qui arrivent sur votre compte. Cette page publie donc les montants versés. En cas d'écart avec ce que vous recevez, le montant qui fait foi est celui de votre notification : demandez-en l'explication à votre caisse au 3230 (service gratuit + prix d'un appel).

4. Pendant combien de temps la PreParE est-elle versée, et quelle part revient à l'autre parent ?

La durée dépend du nombre d'enfants à charge, et elle est individuelle : chaque parent a son propre compteur (article D531-13 du code de la sécurité sociale).

  • Un seul enfant à charge : 6 mois pour chacun des membres du couple, dans la limite du premier anniversaire de l'enfant.
  • Deux enfants à charge ou plus : 24 mois pour chacun des membres du couple, dans la limite du troisième anniversaire du plus jeune.
  • PreParE majorée, à partir de trois enfants et en cas d'arrêt total : 8 mois pour chacun des membres du couple, dans la limite du premier anniversaire.
  • Parent seul : pas de partage, et une durée plus longue que la part d'un membre de couple — jusqu'au premier anniversaire de l'enfant avec un seul enfant à charge, jusqu'au troisième anniversaire du plus jeune à partir de deux enfants. Les durées de 6 et 24 mois du tableau ne vous concernent donc pas.

C'est là que se joue le partage, et le mot « partagée » du nom de la prestation n'est pas décoratif : la part de l'autre parent ne vous est pas transférable. Avec un seul enfant, un couple ne peut pas concentrer douze mois sur une seule personne : six mois au maximum pour vous, six mois pour l'autre parent, et ce qu'il ne prend pas est perdu pour la famille. Avec deux enfants ou plus, la période ouverte va jusqu'aux trois ans du plus jeune, mais votre plafond personnel reste de 24 mois : les mois qui restent ne peuvent être couverts que par le second parent. Cette part réservée est la principale différence avec l'ancien complément de libre choix d'activité.

À partir de deux enfants, votre durée est amputée de votre congé de maternité. L'article D531-13 du code de la sécurité sociale ne prévoit cette réduction que pour la durée de 24 mois : « La durée fixée au 2° est réduite du nombre de mois ayant donné lieu au versement d'une indemnité ou à un maintien de traitement ». Le parent qui vient d'accoucher ne dispose donc pas de la durée complète dès le deuxième enfant. Pour un premier enfant, en revanche, la durée de 6 mois n'est pas réduite à ce titre. Comptez vos mois d'indemnisation avant de calculer votre budget.

Prolongation possible dans un cas précis. Le versement peut se prolonger jusqu'au mois de septembre suivant l'anniversaire de l'enfant, mais il faut réunir plusieurs conditions à la fois : avoir au moins deux enfants à charge, ne pas avoir obtenu de place d'accueil pour l'enfant, avoir des ressources inférieures au plafond du complément familial, et — en couple — qu'au moins un des deux parents travaille. Nous ne publions pas ce plafond : demandez sa valeur en vigueur et l'année de ressources examinée à votre Caf au 3230, ou vérifiez-la sur la fiche PreParE de service-public.gouv.fr le jour de votre demande.

5. Comment faire la demande, et auprès de qui ?

Les deux démarches sont gratuites et se font directement auprès de votre employeur, puis de votre Caf ou de votre MSA. Aucune ne passe par un service téléphonique payant. Voici les canaux officiels, à utiliser en priorité :

  • Caf : 3230 — « Service gratuit + prix d'un appel ». Les horaires sont propres à chaque caisse (à Paris, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h) ; retrouvez la vôtre dans l'annuaire de l'administration.
  • MSA (régime agricole) : chaque caisse a ses propres coordonnées. Retrouvez la vôtre et la fiche PreParE sur msa.fr.
  • Assurance Maladie : 3646 — « Service gratuit + prix appel, depuis un téléphone fixe ou mobile », du lundi au vendredi. C'est l'interlocuteur du congé supplémentaire de naissance, pas de la PreParE.
  • Vos droits en ligne, gratuitement : le simulateur officiel mesdroitssociaux.gouv.fr et la fiche PreParE de service-public.gouv.fr.
  • Pour être reçu et aidé sur place, sans payer : un accueil France Services, le CCAS de votre commune, ou le service social de votre département. Ils remplissent le dossier avec vous.

Étape 1 — l'employeur. Envoyez votre demande de congé parental d'éducation en lettre recommandée avec avis de réception, en respectant le délai de 1 ou 2 mois vu plus haut. Indiquez la date de début, la durée choisie et, si vous optez pour le temps partiel, la quotité souhaitée. Conservez l'avis de réception : c'est lui qui date votre demande.

Étape 2 — la Caf ou la MSA. Déposez la demande de PreParE avec le formulaire cerfa n° 12324. Si vous n'êtes pas déjà allocataire, joignez la déclaration de situation cerfa n° 11423. Plusieurs millésimes du formulaire coexistent selon que vous relevez de la Caf ou de la MSA : téléchargez-le le jour de votre demande depuis la fiche PreParE de service-public.gouv.fr, vous serez ainsi certain d'avoir la version en vigueur. La Caf vous demandera la date de début de votre congé ou de votre passage à temps partiel : faites les deux étapes dans cet ordre.

Aucun organisme public ne vous demandera de payer pour déposer ce dossier, ni de communiquer vos coordonnées bancaires par téléphone.

Si vous préférez vous faire expliquer le dispositif et préparer votre démarche avant d'appeler votre caisse, un accompagnement téléphonique existe au 32423 € par appel + prix d'un appel. Il s'agit d'un service privé d'information édité par AVANTAGE PROD, sans lien avec la CAF, France Travail, la MSA, la MDPH ni aucune administration ; les voix qui répondent sont des agents conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle. Ce service n'instruit aucun dossier, ne dépose aucune demande à votre place, ne délivre pas de conseil juridique et ne garantit aucun résultat. Cet appel est facultatif : il n'est pas nécessaire pour obtenir vos droits et ne remplace pas la démarche auprès de l'organisme.

Déposez la demande de PreParE sans attendre : elle n'est pas rétroactive au mois près. Les prestations familiales versées mensuellement sont dues « à compter du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel les conditions d'ouverture du droit sont réunies » (article R. 552-2 du code de la sécurité sociale). Chaque mois de retard à déposer est donc un mois qui ne se rattrape pas de lui-même. Si vous constatez après coup qu'un droit vous était ouvert, une demande de rappel reste possible, mais elle se prescrit par deux ans : le premier alinéa de l'article L. 553-1 du même code prescrit par deux ans « l'action de l'allocataire pour le paiement des prestations ». N'attendez donc pas l'accord de votre employeur sur le congé pour saisir la Caf : les deux démarches sont indépendantes. Faites confirmer votre date d'effet au 3230 (service gratuit + prix d'un appel).

6. Que faire si mon employeur refuse ou si la Caf rejette ma demande ?

Refus de l'employeur. Il n'en a pas le droit dès lors que vous justifiez d'un an d'ancienneté et que vous avez respecté le délai de prévenance. Rappelez-le par écrit en citant les articles L1225-47 et L1225-48 du code du travail, dont le texte est publié gratuitement sur code.travail.gouv.fr. En cas de blocage : saisissez les représentants du personnel, puis l'inspection du travail (DDETS de votre département), et le conseil de prud'hommes en dernier ressort. Le refus d'un congé de droit peut aussi être signalé au moment de l'entretien professionnel.

Rejet de la Caf. Le motif le plus fréquent est la condition d'activité antérieure. Il faut avoir validé au moins 8 trimestres d'assurance vieillesse au cours d'une période de référence qui dépend du nombre d'enfants à charge (article R531-2 du code de la sécurité sociale) :

  • 2 ans précédant la naissance, l'adoption ou l'accueil, quand un seul enfant est à charge ;
  • 4 ans précédant soit la naissance, l'adoption ou l'accueil de l'enfant qui porte à deux le nombre d'enfants à charge, soit la demande de la prestation au titre du deuxième enfant à charge si elle est postérieure ;
  • 5 ans précédant soit la naissance, l'adoption ou l'accueil de l'enfant au titre duquel la prestation est demandée, soit la demande si elle est postérieure, à partir de trois enfants à charge.

Avant de contester, vérifiez le nombre de trimestres réellement reportés à votre compte retraite. L'article R531-2 exige une activité professionnelle d'au moins huit trimestres, appréciée selon les modalités du dernier alinéa de l'article R351-9 du code de la sécurité sociale, ou une affiliation à l'assurance vieillesse des non-salariés. Demandez à votre caisse quelles périodes elle a retenues pour votre dossier. L'information est gratuite sur lassuranceretraite.fr.

Si le rejet vous paraît erroné, vous pouvez saisir la commission de recours amiable de votre caisse, puis le pôle social du tribunal judiciaire. Rien de ce que vous lisez ici ne vous donne un droit : seul l'organisme décide, au vu de votre dossier.

Pour être aidé gratuitement à rédiger un recours : France Services, le CCAS de votre commune, ou le service social de votre département. Si vous souhaitez d'abord comprendre votre notification et préparer vos arguments, un accompagnement est proposé au 32423 € par appel + prix d'un appel. C'est un service privé d'information édité par AVANTAGE PROD, sans lien avec la CAF, la MSA, France Travail, la MDPH ni aucune administration, dont les voix qui répondent sont des agents conversationnels fondés sur l'intelligence artificielle : il n'instruit pas de dossier, ne dépose aucun recours à votre place, ne délivre pas de conseil juridique et ne remplace pas les canaux gratuits ci-dessus.

Si la PreParE n'est pas versée alors que la demande a été acceptée, c'est un blocage de dossier et non un refus de droit : la démarche est décrite sur droits Caf suspendus.

7. Le congé supplémentaire de naissance change-t-il quelque chose en 2026 ?

Oui, c'est la nouveauté de l'année, mais elle ne remplace ni le congé parental d'éducation, ni la PreParE : c'est un troisième droit, créé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 et applicable depuis le 1er juillet 2026. Il est indemnisé par la CPAM ou la MSA, pas par la Caf.

  • Qui : chaque parent d'un enfant né ou adopté à compter du 1er janvier 2026, ou dont la date de naissance était prévue à cette date ou après. Condition qui passe souvent inaperçue : il faut avoir déjà pris son congé de maternité, son congé de paternité et d'accueil de l'enfant, ou son congé d'adoption.
  • Durée : 1 ou 2 mois par parent, éventuellement fractionnés en deux périodes d'un mois. Les deux parents peuvent le prendre, simultanément ou l'un après l'autre.
  • Indemnisation : 70 % du salaire net le premier mois, 60 % le second, dans la limite de 4 005 € par mois — le plafond mensuel de la sécurité sociale fixé pour 2026.
  • Délai pour le prendre : le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. Pour les enfants nés ou arrivés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, il doit être pris entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027.
  • Prévenance : 1 mois avant le début, par lettre recommandée avec avis de réception. Le délai n'est réduit à 15 jours que si le congé suit immédiatement votre congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou votre congé d'adoption et débute dans le mois suivant la naissance ou l'arrivée.

Point de vigilance : ce congé ne se cumule pas, sur une même période, avec la PreParE, l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), les indemnités journalières maladie ni les allocations chômage. Il peut en revanche se succéder à la PreParE, dans un ordre ou dans l'autre. Les modalités de la demande d'indemnisation sont encore renvoyées à un décret : faites-vous confirmer par votre employeur et par votre CPAM qui transmet le dossier, au 3646 (service gratuit + prix appel).

Le dispositif est récent et ses modalités précises dépendent de décrets d'application : vérifiez l'état du droit au 3646 (Assurance Maladie, service gratuit + prix appel) ou sur la fiche officielle de service-public.gouv.fr avant de poser vos dates.

8. Puis-je cumuler la PreParE avec une autre aide ?

Oui pour la plupart des prestations familiales, non pour deux d'entre elles.

  • Complément de libre choix du mode de garde (CMG) : pas de cumul si vous cessez totalement votre activité. En cas de temps partiel, le cumul est possible, avec une règle à connaître : si votre temps de travail est inférieur ou égal à 50 % de votre temps habituel, le montant du CMG est divisé par deux. C'est un paramètre décisif si vous hésitez entre 50 % et 60 %.
  • Congé supplémentaire de naissance : pas de cumul sur une même période, mais succession possible.
  • Allocations familiales : cumulables, dès deux enfants à charge (153,01 € par mois au montant maximal pour deux enfants depuis le 1er avril 2026, avant précompte de la CRDS de 0,5 %, le montant étant modulé selon vos ressources).
  • Prime à la naissance : versée sous condition de ressources autour de la naissance, 1 098,57 € avant précompte de la CRDS de 0,5 % depuis le 1er avril 2026. Elle est sans incidence sur votre droit à la PreParE.
  • Allocation journalière de présence parentale (AJPP) : elle répond à une autre situation — la maladie, l'accident ou le handicap grave de l'enfant — et suit ses propres règles de durée et de cumul. Si c'est votre cas, examinez-la avant la PreParE : elle est souvent plus favorable.

Le congé parental peut aussi avoir des effets sur votre retraite : le sujet ne relève ni de la Caf ni de votre employeur, mais de votre caisse de retraite. Posez-lui la question ; l'information est gratuite sur lassuranceretraite.fr.

Enfin, gardez en tête l'ordre des décisions : la formule de congé que vous demandez à votre employeur détermine le montant de la PreParE et l'accès au CMG. Simulez d'abord sur mesdroitssociaux.gouv.fr, appelez ensuite votre caisse au 3230 (service gratuit + prix d'un appel), et écrivez à votre employeur en dernier.

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il refuser mon congé parental d'éducation ?

Non. Dès lors que vous justifiez d'une année d'ancienneté et que vous respectez le délai de prévenance (2 mois avant le début, ou 1 mois si le congé suit immédiatement votre congé de maternité ou d'adoption), il ne peut pas s'y opposer. Envoyez votre demande en recommandé avec avis de réception et conservez la preuve d'envoi : c'est elle qui date votre droit.

Combien la Caf verse-t-elle si j'arrête complètement de travailler ?

459,70 € par mois versés depuis le 1er avril 2026 (462,00 € avant le précompte de la CRDS de 0,5 %), sans condition de ressources, si vous remplissez la condition de 8 trimestres d'assurance vieillesse. Le montant est forfaitaire : il ne dépend pas de votre ancien salaire. La durée, elle, est limitée à 6 mois par parent pour un premier enfant, et à 24 mois par parent à partir de deux enfants.

Pourquoi ma PreParE dure-t-elle moins longtemps que prévu ?

Parce qu'à partir de deux enfants à charge la durée de 24 mois est réduite du nombre de mois déjà indemnisés au titre de votre congé de maternité ou d'adoption, ou couverts par un maintien de traitement (article D531-13 du code de la sécurité sociale). Pour un premier enfant, la durée de 6 mois n'est pas réduite à ce titre. Seul votre organisme peut vous donner le décompte exact : demandez-le au 3230 (service gratuit + prix d'un appel).

Puis-je rester en congé parental après la fin du versement de la PreParE ?

Oui, ce sont deux durées distinctes. Le congé parental d'éducation peut courir jusqu'au troisième anniversaire de l'enfant, alors que la PreParE s'arrête souvent bien avant, notamment avec un seul enfant où elle est limitée à 6 mois par parent. Vous restez alors en congé sans allocation, sauf disposition conventionnelle plus favorable dans votre entreprise.

L'autre parent doit-il vraiment prendre sa part ?

Sa part n'est pas obligatoire, mais elle n'est pas transférable : ce qu'il ne prend pas est perdu pour la famille. Avec un seul enfant, chaque parent a 6 mois au maximum et vous ne pouvez pas concentrer 12 mois sur une seule personne. À partir de deux enfants, votre plafond personnel est de 24 mois, jusqu'aux 3 ans du plus jeune.

Où vérifier gratuitement mes droits avant d'engager la démarche ?

Sur mesdroitssociaux.gouv.fr, le simulateur officiel, et sur service-public.gouv.fr. Par téléphone : le 3230 pour la Caf (service gratuit + prix d'un appel), votre caisse de MSA si vous relevez du régime agricole, le 3646 pour l'Assurance Maladie (service gratuit + prix appel). Sur place et gratuitement : France Services, le CCAS de votre commune, ou le service social de votre département.

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