« Maison de retraite » n'est pas une aide ni une allocation : c'est un mot courant qui recouvre trois types d'établissements aux règles très différentes — l'Ehpad, médicalisé, la résidence autonomie, non médicalisée et à vocation sociale, et la résidence services seniors, de nature commerciale. Le cadre a évolué : depuis le 10 février 2025, une résidence autonomie peut accueillir jusqu'à 20 % de résidents classés en GIR 1 à 3 (contre 15 % auparavant), et un service public départemental de l'autonomie se déploie progressivement depuis 2025 pour informer et orienter les familles.
Mis à jour le
Entrer en établissement n'ouvre droit à aucune allocation en soi : vous payez un hébergement, et ce sont des aides distinctes (APL ou ALS, ASH, APA) qui peuvent en alléger le coût. Les conditions d'admission dépendent du type d'établissement.
Il n'y a aucune condition de ressources pour entrer dans l'un de ces établissements. Vos ressources ne sont examinées que si vous demandez une aide financière.
Ce que veut dire le GIR, et pourquoi une place peut être refusée. Le GIR mesure la perte d'autonomie, du GIR 1 (dépendance la plus lourde) au GIR 6 (autonomie complète). En résidence autonomie, le niveau attendu est au maximum le GIR 5 ou 6, mais ce n'est pas un couperet : une résidence peut admettre à titre dérogatoire des personnes évaluées en GIR 1 à 4, lorsque son projet d'établissement le prévoit et qu'elle a conclu une convention de partenariat avec un établissement médico-social ou de santé. S'ajoute une règle qui pèse sur l'établissement et non sur vous : depuis le 10 février 2025, une résidence autonomie ne peut pas accueillir plus de 20 % de résidents classés en GIR 1 à 3, contre 15 % auparavant. Ce seuil peut être temporairement dépassé quand l'autonomie de résidents déjà accueillis se dégrade : vous n'êtes donc pas tenu de partir automatiquement si votre état de santé évolue.
Seule l'aide sociale à l'hébergement (ASH) pose des conditions strictes : avoir plus de 65 ans (ou plus de 60 ans en cas d'inaptitude au travail reconnue), vivre en France de façon stable et régulière — les personnes de nationalité étrangère doivent en plus avoir un titre de séjour en cours de validité —, avoir des ressources inférieures aux frais d'hébergement facturés, et être accueilli dans un établissement habilité à l'aide sociale : cela concerne des Ehpad, des résidences autonomie et des USLD disposant de places réservées aux bénéficiaires de l'aide sociale.
Ces démarches ne se font pas auprès de nous, mais auprès de l'établissement ou de l'administration concernée. Le dossier unique national de demande d'admission en Ehpad et les demandes d'aides (ASH, APL ou ALS) ne sont pas payants.
Pour être informé et orienté gratuitement, adressez-vous au point d'information local dédié aux personnes âgées, au centre communal d'action sociale (CCAS) — ou au centre intercommunal d'action sociale (CIAS) selon les territoires —, à un espace France Services ou aux services sociaux de votre conseil départemental. Les annuaires des points d'information locaux, des départements et des établissements sont regroupés sur la page d'accès aux annuaires de pour-les-personnes-agees.gouv.fr.
Un service public départemental de l'autonomie (SPDA) regroupe progressivement ces missions d'accueil, d'information, d'orientation, d'évaluation et de prévention. Créé par la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 et encadré par l'arrêté du 28 mai 2025, il a d'abord été mis en place dans 18 territoires préfigurateurs en 2024 ; sa généralisation est engagée depuis 2025, mais le déploiement est progressif : il n'est pas encore en place partout. Il informe et oriente, il ne prononce pas les admissions.
Il n'y a pas d'organisme unique. L'admission est prononcée par l'établissement lui-même, et les aides sont versées par d'autres.
Informations gratuites également sur service-public.gouv.fr et avec le simulateur de droits mesdroitssociaux.gouv.fr.
Monportailsocial.fr est un service privé et indépendant : nous ne sommes ni la Caf, ni un conseil départemental, ni une administration, et nous n'instruisons aucun dossier. Si vous souhaitez vous faire expliquer les règles et préparer votre démarche, vous pouvez appeler le 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel. C'est facultatif : l'admission et les aides s'obtiennent uniquement auprès des organismes ci-dessus.
Aucun montant d'aide n'est attaché à l'accueil en établissement : ce que vous versez est un prix fixé par l'établissement, et aucun barème national ne l'encadre. Ce sont les aides ci-dessous qui ont des montants.
Résidence autonomie : ces résidences sont majoritairement gérées par des structures publiques ou à but non lucratif, ce qui explique un coût du logement globalement modéré, mais chacune fixe sa propre redevance et aucune fiche officielle ne publie de fourchette ni de prix médian national. Pour connaître le prix réel, repérez les résidences proches de chez vous dans l'annuaire des résidences autonomie, puis demandez à chacune le montant de la redevance, la liste des prestations minimales incluses et celle des services facturés en plus. Il n'existe pas, pour ces résidences, de comparateur de prix en ligne comme pour les Ehpad.
Ehpad : la facture comporte trois tarifs. Le tarif hébergement et le tarif dépendance (modulé selon le GIR) sont à la charge du résident ; le tarif soins est financé par l'Assurance maladie et n'est pas facturé au résident. L'annuaire des Ehpad propose un comparateur de prix et des restes à charge, le reste à charge étant calculé déduction faite des aides au logement et de l'APA : ni l'ASH ni la réduction d'impôt n'entrent dans ce calcul.
Durée : l'hébergement n'est pas limité dans le temps. Dans les 15 jours qui suivent la signature du contrat de séjour, ou l'admission si elle est postérieure, la personne accueillie peut se rétracter par écrit sans qu'aucun préavis ne lui soit imposé. Passé ce délai, elle peut résilier le contrat par écrit à tout moment : à compter de la notification de sa décision à l'établissement, elle dispose alors d'un délai de réflexion de 48 heures pendant lequel elle peut revenir sur cette décision, sans avoir à se justifier — ce délai de réflexion est inclus dans le préavis. La durée du préavis, elle, est celle inscrite dans votre contrat de séjour : lisez-la avant de signer. La durée d'attribution de l'ASH et ses conditions de renouvellement sont fixées par votre conseil départemental : demandez-les au dépôt du dossier.
3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel
Service privé d'information et d'accompagnement, indépendant : nous ne sommes ni la CAF, ni France Travail, ni l'Assurance Maladie, ni aucune administration. Les organismes sociaux restent joignables gratuitement.