Indemnités journalières d'arrêt maladie : combien, à partir de quel jour, et pendant combien de temps

Vous cherchez un chiffre : ce que vous allez toucher pendant votre arrêt, et à partir de quand. Cette page donne le calcul, le montant maximum en vigueur, la façon dont les trois jours de carence se comptent — et la règle de durée qui a changé le 1er septembre 2026, qui ne touche pas vos droits mais change le rythme de vos prolongations.

Mis à jour le

L'indemnité journalière d'arrêt maladie est égale à 50 % de votre salaire journalier de base : la somme de vos trois derniers salaires bruts divisée par 91,25, salaires retenus dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel. Elle est donc plafonnée à 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026. Elle est versée à partir du 4e jour — les trois premiers sont un délai de carence —, dans la limite de 360 jours sur 3 ans, ou de 3 ans en affection de longue durée. L'Assurance Maladie répond au 3646 (service gratuit + prix d'un appel).

Un arrêt qui dure fait baisser les revenus au moment où les dépenses de santé montent. Ne restez pas seul avec une échéance. Le service social de l'Assurance Maladie, gratuit, se joint par le 3646 : il connaît les arrêts longs et peut vous aider à monter une demande d'aide financière auprès de votre caisse, qui l'examinera au cas par cas. Le CCAS de votre mairie et le service social du département peuvent débloquer un secours d'urgence ou une aide alimentaire. Pour une dette de loyer, d'électricité, de gaz ou d'eau, demandez le fonds de solidarité pour le logement (FSL) : il en existe un par département, et le plus sûr est de le faire monter par un travailleur social.

Vérifiez aussi deux droits qu'un arrêt long ouvre souvent : la complémentaire santé solidaire, qui peut être gratuite selon vos ressources, et la prise en charge à 100 % des soins liés à votre affection — l'exonération du ticket modérateur — si elle est reconnue affection de longue durée. Auprès d'un fournisseur d'énergie, demandez un échéancier avant l'impayé : c'est là que la marge de négociation est la plus large. Si vous n'avez plus de solution pour la nuit, le 115 répond gratuitement, 24 h/24.

Enfin, un arrêt pèse aussi moralement, et cela n'a rien d'anormal. Si tout devient trop lourd à porter, le 3114, gratuit et ouvert 24 h/24, est le numéro national de prévention du suicide. Parlez-en à votre médecin : c'est lui qui peut adapter le rythme de la reprise.

Que faire, dans l'ordre

Le montant ne se demande pas : il se calcule sur vos salaires et n'est pas négociable. Ce qui se joue, c'est la date du premier versement et le nombre de jours indemnisés.

  1. Transmettez l'arrêt dans les 48 heures, et par le bon canal. Prescrit en ligne, il part seul vers votre caisse : il vous reste à remettre le volet 3 imprimé à votre employeur. Sur papier, vous envoyez les volets 1 et 2 au service médical de votre caisse et le volet 3 à votre employeur. Le formulaire Cerfa sécurisé est entré en vigueur le 1er juillet 2025 et son usage est obligatoire depuis le 1er septembre 2025 : un arrêt transmis sur un ancien formulaire non sécurisé, en photocopie ou en scan est rejeté, et l'arrêt est à refaire.
  2. Vérifiez que votre employeur a envoyé l'attestation de salaire. C'est la pièce qui déclenche le calcul : sans elle, votre caisse connaît votre arrêt mais pas vos salaires, et le dossier reste en attente sans que rien ne vous soit notifié. Demandez sa date d'envoi à votre service paie, et vérifiez dans votre compte ameli que l'arrêt apparaît (compte ameli bloqué).
  3. Contrôlez que vous remplissez la condition d'activité, qui dépend de la durée de l'arrêt. Pour un arrêt de moins de 6 mois : 150 heures travaillées sur les 3 mois (ou 90 jours) qui précèdent, ou des cotisations sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire sur 6 mois, soit 12 494,65 € — le montant publié par l'Assurance Maladie. Au-delà de 6 mois d'arrêt, il faut 12 mois d'affiliation, plus 600 heures sur 12 mois ou 2 030 fois le Smic horaire, soit 24 989,30 €. C'est ce basculement au 6e mois qui fait qu'un arrêt long peut cesser d'être indemnisé sans que votre état de santé ait changé.
  4. Faites vous-même l'ordre de grandeur, en trois opérations. Additionnez vos trois derniers salaires bruts perçus avant l'arrêt (les douze derniers mois si votre activité est saisonnière ou discontinue), divisez par 91,25, prenez-en 50 %. Si le résultat dépasse 42,97 €, c'est 42,97 € qui s'applique, parce que les salaires ne sont retenus que dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel. Le résultat est un montant brut : la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) sont prélevées avant versement.
  5. Comptez les jours : trois de carence, l'indemnité à partir du quatrième. La carence court en jours calendaires, week-end compris, et repart à chaque nouvel arrêt. Elle ne s'applique pas à une prolongation — y compris lorsque vous avez repris le travail 48 heures au maximum entre la fin du premier arrêt et le début du second —, ni pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, ni après une interruption spontanée de grossesse. En affection de longue durée, elle n'est retenue qu'une fois par période de 3 ans.
  6. Notez l'échéance de votre arrêt : c'est la nouveauté du 1er septembre 2026. Une première prescription ne peut plus dépasser 31 jours, et chaque prolongation 62 jours. Si votre état de santé le justifie, le professionnel de santé peut prescrire ou prolonger au-delà de ces plafonds : il apprécie votre situation médicale et tient compte, lorsqu'elles existent, des recommandations de la Haute Autorité de santé. Un arrêt long se découpe donc en rendez-vous plus rapprochés : notez chaque date de fin et prenez la consultation de prolongation avant qu'elle tombe.
  7. Suivez les paiements plutôt que d'attendre le virement. Une fois le dossier liquidé, les indemnités arrivent tous les 14 jours environ, et la rubrique des paiements de votre compte ameli affiche la ligne avant que l'argent n'arrive. Si votre employeur maintient votre salaire, il y a probablement subrogation : la caisse lui verse les indemnités, et vous ne verrez aucun virement de sa part.
  8. Rien au bout de trois semaines : appelez le 3646 avec deux questions précises. « L'attestation de salaire de mon employeur est-elle arrivée ? » et « mon droit est-il ouvert, et sur quel salaire journalier de base ? » Ces deux réponses expliquent presque tous les dossiers bloqués. Si on vous annonce un refus ou une fin de droits, demandez qu'il vous soit notifié par écrit et motivé : sans écrit, il n'y a rien à contester.
  9. Si la décision ne vous convient pas, respectez l'ordre et les deux mois. Une question de droits ou de calcul va à la commission de recours amiable de votre caisse ; une question médicale, à la commission médicale de recours amiable. Le détail des délais est plus bas.

Si vous préférez qu'on vous explique votre calcul et les questions à poser avant d'appeler votre caisse, une ligne d'information est ouverte au 3242 (3 € par appel + prix d'un appel). Ce n'est jamais nécessaire : tout se règle gratuitement au 3646 et dans votre compte ameli, et un appel n'ouvre ni n'accélère aucun droit. Ce site est édité par une société privée : il n'est ni l'Assurance Maladie, ni une caisse, ni une administration, et ne remplace pas un professionnel de santé.

Pourquoi c'est bloqué

Le premier tableau répond au montant, statut par statut. Les maximums cités sont ceux publiés par l'Assurance Maladie : ce sont des plafonds, pas des montants promis. Votre indemnité peut se situer n'importe où en dessous, selon vos revenus.

Votre statutComment l'indemnité se calculeMaximum par jourÀ partir de quel jour
Salarié du privé, arrêt maladie ordinaire50 % du salaire journalier de base : 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25, retenus dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel42,97 € pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026 (41,95 € pour ceux prescrits en juin 2026)4e jour
Salarié en affection de longue durée (ALD)Même calcul, même plafondIdentique4e jour du premier arrêt, puis dès le 1er jour des arrêts suivants pendant 3 ans
Salarié en accident du travail ou maladie professionnelleRégime distinct : taux et base de calcul différents240,49 €, et 320,66 € à partir du 29e jourAucune carence
Artisan ou commerçant1/730 du revenu d'activité annuel moyen (revenus cotisés des 3 années civiles précédentes), retenu dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 48 060 € en 202665,84 € au 1er janvier 20264e jour
Professionnel libéralMême mécanisme, revenu retenu dans la limite de 3 fois le plafond annuel, soit 144 180 € en 2026197,51 € au 1er janvier 20264e jour
Fonctionnaire en congé de maladie ordinairePas d'indemnité journalière : l'employeur maintient une part du traitement — 90 % du traitement indiciaire brut les 3 premiers mois depuis le décret no 2025-197 du 27 février 2025, puis 50 % les 9 mois suivants—2e jour (un seul jour de carence)

Montants publiés par l'Assurance Maladie sur ameli.fr, pages « Montants maximum des indemnités journalières (IJ) » et « Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières du salarié », consultées le 9 septembre 2026. Le plafond de salaire retenu a été abaissé de 1,8 à 1,4 fois le Smic mensuel par le décret no 2025-160 du 20 février 2025, pour les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025 : à salaire égal, un arrêt rapporte aujourd'hui moins qu'en 2024.

Ce qui fait qu'un arrêt rapporte moins que prévu, ou rien du tout

Le calcul est le même pour tout le monde ; ce qui varie, c'est le nombre de jours retenus.

Votre situationCe qui se passeQuoi faire
Votre arrêt dure 3 joursAucune indemnité journalière : les trois jours tombent dans le délai de carenceRien à contester, c'est la règle. Regardez votre convention collective : elle supprime parfois la carence ou maintient le salaire dès le premier jour
Vous avez moins d'un an d'ancienneté et un arrêt d'une semaineTrois jours sans indemnité de la caisse, et rien de l'employeur non plus : l'indemnité complémentaire légale demande 1 an d'ancienneté et comporte sa propre carence de 7 joursDemandez votre convention collective : c'est elle, et non la loi, qui décide dans la plupart des branches
Vous avez repris le travail 3 jours, puis vous êtes de nouveau arrêtéUn nouvel arrêt, donc une nouvelle carence de 3 jours. L'exception ne joue que pour une prolongation, après une reprise n'ayant pas dépassé 48 heuresSi votre état n'a pas évolué, demandez à votre médecin si l'arrêt peut être établi comme une prolongation : la carence ne s'y applique pas. C'est une question médicale, pas administrative
Vous gagnez plus de 1,4 fois le Smic par moisVotre indemnité est plafonnée à 42,97 € par jour : au-delà de ce seuil, un salaire plus élevé ne change plus rienRegardez votre prévoyance d'entreprise et votre convention collective : c'est le seul complément possible, aucune démarche auprès de la caisse n'y changera rien
Vous êtes intérimaire, saisonnier ou en activité discontinueLe calcul se fait sur les 12 derniers mois, pas sur les 3 derniersRassemblez vos bulletins de paie sur 12 mois avant d'appeler : c'est ce que la caisse demandera pour reconstituer la base
Vous approchez de 360 jours d'indemnités sur 3 ansLe compteur est glissant : à 360, le versement s'arrête, même si l'arrêt continueAnticipez avec votre médecin et le service social de votre caisse : c'est le moment où se pose la question de l'invalidité. Voir assurance invalidité : pension et montants
Votre arrêt a été transmis après 48 heuresLa première fois, votre caisse vous avertit. En cas de nouveau retard dans les 24 mois, les indemnités de la période écoulée entre la prescription et l'envoi sont réduites de 50 %Signalez sans attendre une hospitalisation ou une impossibilité de respecter le délai : la réduction ne s'applique pas si elle est justifiée
Votre arrêt est sur un ancien formulaire, photocopié ou scannéIl est rejeté : le formulaire Cerfa sécurisé, entré en vigueur le 1er juillet 2025, est obligatoire depuis le 1er septembre 2025Retournez chez le professionnel de santé pour un arrêt en règle : la caisse ne peut pas liquider l'autre
Un message annonce des indemnités « en attente » et réclame vos coordonnées bancairesC'est une escroquerie : vos indemnités sont versées sur le compte déjà connu de votre caisseNe répondez pas, ne cliquez pas. Vérifiez dans votre compte ameli, ou au 3646

Délais à ne pas laisser passer

Toute la question du « pendant combien de temps » tient dans une poignée de durées, du plus court au plus long.

  • 48 heures — le délai pour transmettre votre arrêt. Deuxième retard dans les 24 mois : 50 % de moins sur les indemnités de la période concernée.
  • 3 jours de carence, indemnités à partir du 4e — à chaque nouvel arrêt, en jours calendaires. Une seule fois par période de 3 ans en affection de longue durée ; jamais en accident du travail ou maladie professionnelle, ni après une interruption spontanée de grossesse.
  • 3 jours — la durée maximale d'un arrêt prescrit en téléconsultation, prolongation comprise, lorsque le prescripteur n'est ni votre médecin traitant ni votre sage-femme référente. Pour une prolongation, la limite tombe si vous pouvez justifier qu'aucune consultation en cabinet n'était possible.
  • 14 jours — l'intervalle habituel entre deux versements, une fois le premier paiement fait.
  • 31 jours et 62 jours — depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d'une première prescription et celle de chaque prolongation, en application du décret no 2026-498 du 12 juin 2026. Si votre état de santé le justifie, le professionnel de santé — médecin, sage-femme ou chirurgien-dentiste — peut prescrire au-delà de ces plafonds, en tenant compte des recommandations de la Haute Autorité de santé lorsqu'elles existent. Même réforme dans la fonction publique, par le décret no 2026-705 du 29 juillet 2026.
  • 60 jours — le maximum d'indemnités journalières en cumul emploi-retraite, pour toute la période de la retraite.
  • 360 jours sur 3 ans — le plafond du cas général, tous arrêts confondus. Cette règle n'a pas été modifiée en 2026, contrairement à ce qui s'écrit parfois : ce sont les durées de prescription qui ont changé, pas celle d'indemnisation.
  • 3 ans — la durée d'indemnisation en affection de longue durée. Une nouvelle période s'ouvre après une reprise du travail de plus de 12 mois sans arrêt de travail à temps complet.
  • 2 mois — le délai de recours, à compter de la notification écrite : commission de recours amiable pour une question de droits ou de calcul, commission médicale de recours amiable pour une question médicale. L'absence de réponse de la première dans les 2 mois vaut rejet ; la seconde dispose de 4 mois. Ensuite, 2 mois pour saisir le pôle social du tribunal judiciaire, à l'adresse indiquée sur la décision.

Ce que le décompte de la CPAM et les fiches officielles ne disent pas

Les sources officielles publient le calcul et les plafonds, et elles le font bien. Ce qu'elles n'expliquent pas, ce sont les mécanismes qui font l'essentiel des mauvaises surprises.

  • Le maximum se lit à la date de prescription, pas à celle du versement. Le plafond de 42,97 € vaut pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026 : un arrêt prescrit en juin reste à 41,95 €, même si les indemnités arrivent en septembre. Ce n'est pas une erreur de votre caisse, et cela ne se rattrape pas.
  • Deux carences se superposent, et elles ne se recouvrent pas. Trois jours côté Assurance Maladie, sept jours côté employeur pour l'indemnité complémentaire légale, qui exige en plus un an d'ancienneté. Une semaine d'arrêt peut donc ne rien rapporter à un salarié récemment embauché. C'est la convention collective, presque jamais citée dans les fiches officielles, qui décide en pratique.
  • Le mot « prolongation » vaut trois jours d'indemnités. Un arrêt établi comme nouvel arrêt fait repartir la carence ; établi comme prolongation, non. Avec les échéances de 31 et 62 jours, le cas se présente plus souvent, et la question se pose pendant la consultation, pas après.
  • Le plafond de 1,4 Smic écrase les écarts de salaire. Au-dessus de ce seuil, deux salariés dont les revenus vont du simple au triple touchent la même indemnité. Le décret du 20 février 2025 a fait passer ce plafond de 1,8 à 1,4 Smic pour les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025 : l'écart se comble par la prévoyance d'entreprise, pas par la sécurité sociale.
  • Le premier versement dépend d'une pièce que vous n'envoyez pas. L'attestation de salaire vient de l'employeur, et rien ne vous signale qu'elle manque : le dossier reste en attente. Demandez-en la date d'envoi à votre service paie plutôt que de relancer votre caisse à l'aveugle.
  • Le compteur des 360 jours est glissant, il ne se remet pas à zéro d'un coup. Ce n'est pas « 360 jours par arrêt » : c'est le total des jours indemnisés sur les trois années qui précèdent, et le droit se reconstitue au fil du temps, à mesure que les jours les plus anciens sortent de cette fenêtre. La règle du renouvellement après un an de travail concerne, elle, la période de 3 ans de l'affection de longue durée : l'Assurance Maladie écrit qu'une nouvelle période s'ouvre après une reprise de plus de 12 mois sans arrêt de travail à temps complet. Si votre situation mêle temps partiel thérapeutique et arrêts, demandez votre décompte par écrit : c'est le seul document opposable.
  • Les indemnités sont imposables, sauf en affection de longue durée. Au-delà de la CSG et de la CRDS retenues au versement, l'impôt est prélevé à la source. La surprise, quand elle vient, vient à la déclaration : un long arrêt indemnisé hors ALD reste un revenu imposable.

Un taux majoré à partir du 31e jour pour les assurés ayant au moins trois enfants à charge circule encore dans des articles anciens. Les pages de l'Assurance Maladie mises à jour en 2026 ne publient, pour l'arrêt maladie, qu'un taux de 50 % et un seul montant maximum. Nous ne publions donc aucun montant majoré : faites confirmer votre cas au 3646 avant de bâtir un budget dessus.

L'organisme est joignable gratuitement

Tout ce qui concerne vos indemnités se règle gratuitement, et rien ne s'achète : le calcul est réglementaire, aucun paiement n'accélère un versement, et aucun organisme ne demande de coordonnées bancaires par SMS ou par courriel pour « débloquer » un dossier.

  • Assurance Maladie : 3646 (service gratuit + prix d'un appel). C'est le canal pour savoir si l'attestation de salaire est arrivée, sur quel salaire journalier de base votre droit est calculé, et combien de jours ont déjà été indemnisés. L'essentiel se fait aussi par écrit depuis la messagerie de votre compte ameli, ce qui laisse une trace. Voir aussi joindre la CPAM.
  • ameli.fr — les pages « Arrêt de travail pour maladie : les indemnités journalières du salarié » et « Montants maximum des indemnités journalières (IJ) » portent le calcul et les plafonds en vigueur, avec leur date de mise à jour. Ce sont elles qui font foi sur les montants.
  • service-public.gouv.fr — la fiche « Arrêt maladie : indemnités journalières versées au salarié » (F3053, vérifiée le 1er juin 2026), qui traite aussi l'indemnité complémentaire de l'employeur, sujet que les pages de l'Assurance Maladie ne couvrent pas.
  • Le service social de l'Assurance Maladie, joignable par le 3646 : gratuit, il accompagne les arrêts longs, la question de l'invalidité et les situations où le budget ne suit plus. Il peut, selon votre situation, appuyer une demande d'aide financière auprès de votre caisse — ces aides ne sont pas de droit et s'examinent au cas par cas. C'est le canal le plus utile et le moins connu.
  • Votre service paie — pour l'attestation de salaire, la subrogation et l'indemnité complémentaire. La convention collective de votre branche est le document qui décide du maintien de salaire : demandez-la, elle doit être mise à votre disposition. La médecine du travail, gratuite et indépendante de votre employeur, prépare la reprise ou un temps partiel thérapeutique : la visite de préreprise se demande pendant l'arrêt.
  • 3939 Allô Service Public (« service gratuit, coût de l'appel selon opérateur ») pour une question de droit du travail — maintien de salaire, absence, reprise —, qui relève de son périmètre ; les indemnités journalières, elles, relèvent du 3646. Et France services pour un accompagnement gratuit sur place : annuaire sur france-services.gouv.fr.
  • Défenseur des droits : 09 69 39 00 00 (coût d'un appel local). Ses délégués reçoivent gratuitement et peuvent intervenir dans vos relations avec un organisme de sécurité sociale. Saisine gratuite sur defenseurdesdroits.fr.
  • mesdroitssociaux.gouv.fr — le simulateur public et gratuit, pour voir ce qu'un arrêt long ouvre par ailleurs : complémentaire santé solidaire, aides au logement, RSA en complément. Voir aussi à quelles aides ai-je droit.

Questions fréquentes

Combien vais-je toucher par jour en arrêt maladie ?

L'indemnité journalière est égale à 50 % de votre salaire journalier de base, c'est-à-dire la somme de vos trois derniers salaires bruts divisée par 91,25 — les douze derniers mois si votre activité est saisonnière ou discontinue. Les salaires ne sont retenus que dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel, ce qui plafonne l'indemnité à 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits à compter du 1er juillet 2026 (41,95 € pour ceux prescrits en juin 2026). Ce montant est brut : la CSG de 6,2 % et la CRDS de 0,5 % sont prélevées avant versement. Seule votre caisse peut chiffrer votre cas, à partir de l'attestation de salaire de votre employeur.

À partir de quel jour les indemnités sont-elles versées, et comment se comptent les 3 jours de carence ?

Les trois premiers jours de chaque arrêt sont un délai de carence : l'indemnité est due à partir du 4e jour. Ces trois jours sont des jours calendaires, week-end et jours fériés compris. La carence repart à chaque nouvel arrêt, mais pas dans quatre cas : une prolongation — y compris après une reprise du travail de 48 heures au maximum entre les deux arrêts —, une affection de longue durée, un accident du travail ou une maladie professionnelle, et un arrêt qui suit une interruption spontanée de grossesse. En affection de longue durée, la carence n'est retenue qu'une fois par période de trois ans, ce qui veut dire que les arrêts suivants sont indemnisés dès le premier jour. Un arrêt de trois jours ne donne donc aucune indemnité journalière.

Pendant combien de temps peut-on toucher des indemnités journalières ?

Dans le cas général, 360 jours d'indemnités journalières au maximum sur une période de 3 ans, tous arrêts confondus : le compteur est glissant, et à 360 le versement s'arrête même si l'arrêt continue. En affection de longue durée, l'indemnisation peut aller jusqu'à 3 ans, et une nouvelle période s'ouvre après une reprise du travail de plus de 12 mois sans arrêt à temps complet. En cumul emploi-retraite, la durée est limitée à 60 jours pour toute la période de la retraite. À ne pas confondre avec les durées de prescription entrées en vigueur le 1er septembre 2026 — 31 jours pour une première prescription, 62 jours pour une prolongation — : elles découpent l'arrêt en séquences plus courtes, elles ne réduisent pas vos droits.

Je suis en arrêt depuis trois semaines et je n'ai rien reçu : que faire ?

Commencez par la pièce que vous n'envoyez pas vous-même : l'attestation de salaire, que votre employeur doit transmettre à votre caisse. Sans elle, le calcul ne peut pas être fait, et rien ne vous signale qu'elle manque. Demandez sa date d'envoi à votre service paie, puis vérifiez dans votre compte ameli que l'arrêt est bien enregistré. Vérifiez aussi si votre employeur maintient votre salaire : en cas de subrogation, la caisse lui verse les indemnités et vous ne verrez aucun virement de sa part. Si le blocage persiste, appelez le 3646 (service gratuit + prix d'un appel) avec deux questions : l'attestation est-elle arrivée, et sur quel salaire journalier de base le droit est-il calculé ?

Mon indemnité est plus basse que prévu, ou m'a été refusée : puis-je contester ?

Oui, mais dans l'ordre et dans le délai. Demandez d'abord que la décision vous soit notifiée par écrit et motivée : sans écrit, il n'y a rien à contester. Vous avez ensuite 2 mois à compter de la notification pour saisir la commission de recours amiable de votre caisse s'il s'agit d'une question de droits ou de calcul, ou la commission médicale de recours amiable s'il s'agit d'une question médicale. L'absence de réponse de la commission de recours amiable dans les 2 mois vaut rejet ; la commission médicale dispose de 4 mois. Vous avez alors 2 mois pour saisir le pôle social du tribunal judiciaire. Attention : un montant plafonné à 42,97 € par jour n'est pas une erreur — au-delà de 1,4 fois le Smic mensuel, un salaire plus élevé ne change plus rien, et seule une prévoyance d'entreprise ou votre convention collective peut compléter.

Page vérifiée le 30 juillet 2026 auprès des sources officielles. Les barèmes et les délais des prestations sociales évoluent : en cas de divergence, les sources officielles prévalent.

Assistance par téléphone

Assistance et démarches par téléphone

APPELER MAINTENANT 3242 : service 3 € par appel + prix d'un appel

3242 — service 3 € par appel + prix d'un appel

  • Accompagnement dans vos démarches
  • Réponses claires sans attente
  • Aide à comprendre vos droits
  • Aide pour débloquer votre situation

Service privé d'information et d'accompagnement, indépendant : nous ne sommes ni la CAF, ni France Travail, ni l'Assurance Maladie, ni aucune administration. Les organismes sociaux restent joignables gratuitement.

Nous contacter par téléphone Assistance en ligne 3242 — 3 € par appel + prix d'un appel
APPELER
3242 : service 3 € par appel + prix d'un appel